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jeudi 8 février 2018

Monnaie libre, le premier instrument fondamental de la souveraineté du peuple



JUNE
la monnaie libre
Occitanie
« A minima, le peuple, par l’intermédiaire de ses représentants, doit récupérer le premier instrument fondamental de sa souveraineté : la capacité de battre monnaie […] Ce faisant, le pouvoir de création monétaire reviendrait à la nation… Néanmoins dans ce cas, il y aurait toujours confiscation de la décision par quelques uns... Cette asymétrie peut en revanche être effacée dans le cas d’une monnaie libre » écrit Régis Chamagne dans un billet du 2 février 2018 «Création monétaire et démocratie »

Note – Il faut faire attention au langage. Dans le cas du billet de Régis Chamagne, la monnaie libre dont il parle est en réalité une crypto mais ce terme de crypto n’est pas employé, probablement à dessein. 
Pour se rendre compte qu’il s’agit d’une crypto, il suffit de se rendre sur le site de la june (symbole Ğ1), la monnaie libre d’Occitanie dont il parle pour découvrir que la june est une application « césium » sur blockchain.

Je me permets cette remarque en introduction de ma note car il y a souvent confusion entre monnaie locale et monnaie libre.

Une monnaie locale n’est qu’une forme de jeton ou de ticket, dont la valeur est exprimée en monnaie conventionnelle, l’euro par exemple. Ce jeton s’achète en euro à un guichet, généralement une association locale, et permet d’acheter certains produits chez des commerçants qui acceptent ces jetons qu’ils échangent ensuite contre des euros. 
Une monnaie locale n’est rien d’autre qu’un ticket de cinéma, de foire, voir un jeton pour emprunter un caddie au moment de faire ses courses. Elle n’a rien à voir avec la souveraineté monétaire dont il est question dans cet article.

Une monnaie libre (1), comme la « june » que présente Régis Chamagne, est une cryptomonnaie qui fonctionne avec la technologie blockchain via l’application « césium ».

Cette mise au point étant faite, ce qu’écrit Régis Chamagne est fondamental pour ceux qui cherchent une solution pour sortir de notre système monétaire conventionnel (dollar, euro, etc.) et échapper ainsi à la malédiction de la dette.
La question centrale du dividende (2) de la june qui pourrait permettre une sorte de revenu universel est malheureusement utopique pour l'instant étant donnée la législation sur les profits. 

Aujourd'hui, en France, il n'est pas possible de rétribuer les membres d'une communauté cryptographique occitane, par exemple, sous peine de tomber sous le coup de la loi pour fraude fiscale voire blanchiment d'argent, l'argument utilisé par le gouvernement pour justifier l'interdiction des cryptos.

Ce texte permet de comprendre pourquoi les autorités politiques sont férocement opposées aux cryptos qui remettent en cause la légitimité de leur système monétaire (3) en faveur de la véritable souveraineté du peuple qui passe par la liberté de battre monnaie, donc de créer des cryptos…

EG
>> Lire aussi :

(1) Lutter pour le Bitcoin équivaut à lutter pour la liberté de penser et de publier (02/02/2018)

(2) Afin de soutenir la valeur de leur crypto-monnaie, de plus en plus d’émetteurs s’engagent à les déflater (05/02/2018)

(3) Les banques interdisent l’achat de crypto parce que cela met en danger la banque elle-même et ensuite le dollar américain (06/02/2018)

>> Mon fil info « CRYPTO » sur twitter

Bonnes lectures
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Création monétaire et démocratie

Par


Le banquier autrichien Mayer Anselm Rothchild (1803 – 1874) a déclaré : « Donnez-moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent d’une nation, et alors peu m’importe qui fera les lois. »

En somme, ce que dit ce banquier, c’est que la création et le contrôle de la monnaie constituent le véritable instrument de gouvernement d’une nation. Celui qui crée et contrôle la monnaie d’une nation peut décider de favoriser les secteurs, les activités, les personnalités de son choix, et pas les autres. Il peut par exemple décider d’émettre de la monnaie pour construire un système médiatique puissant afin de diffuser les idées qu’il veut promouvoir. Ce système médiatique peut aussi faire la promotion des individus qu’il veut placer aux postes officiels. Et un beau matin, vous êtes tout surpris de voir un type tel que Micron-Jupiler à l’Élysée. Vous êtes surpris, mais pas ceux qui créent et contrôlent la monnaie.

Comment se crée la monnaie ?

John Kenneth Galbraith (1908 – 2006), conseiller économique de plusieurs présidents des États-Unis, a déclaré : «  Le processus par lequel les banques créent de l’argent est si simple que l’esprit résiste à y croire. » Et Graham F. Towers, directeur de la Banque du Canada de 1934 à 1954, de préciser : « Chaque foi qu’une banque accorde un prêt, un nouveau crédit bancaire est créé – ce sont de nouveaux dépôts – de l’argent entièrement nouveau. »

La monnaie, c’est de la dette

Les banques créent tout simplement l’argent qu’elles prêtent, à partir de rien, sur la promesse de remboursement des emprunteurs, de leur emprunt plus les intérêts. Quand vous empruntez 100 à une banque, elle écrit 100 sur votre compte, et en miroir, elle écrit -100 sur le sien. Mais vous devez des intérêts de 5 % par an. Vous êtes donc asservi à votre banque qui gagne 5 chaque année, sans travail, tandis que devez travailler pour récupérer ces 5. La banque peut décider de réinjecter ces 5 dans l’économie pour vous faire travailler à son profit indéfiniment. Elle peut aussi décider de les stocker. Il y a alors des intérêts manquant dans l’économie et au bout de vingt ans, vous êtes en faillite. Il y aura négociation et la banque pourra acheter à vil prix tout ce qu’elle estime comme étant la base économique de la prochaine génération d’êtres humains.

Le film d’animation de Paul Grignon explique de façon très pédagogique le mécanisme de la création monétaire.
L’exemple que j’ai utilisé est tiré du livre de Stéphane Laborde « La théorie relative de la monnaie » disponible à cette adresse.

Même les États ?

Qu’en est-il des États ? On pourrait s’imaginer que la monnaie est créée par les États, tant cette fonction est régalienne. Ce n’est plus vrai en France depuis 1973, depuis la loi que l’on a appelé Pompidou-Giscard-Rothchild, loi entérinée par l’article 104 du Traité de Maastricht et transposée dans l’article 123 du Traité sur le Fonctionnement de l’UE. L’État français s’est interdit tout recours à des emprunts sans intérêt auprès de la Banque de France, donc toute création monétaire. Pour se financer, il doit emprunter auprès des banques privées avec intérêts. Cette année, le service de la dette, c’est-à-dire le remboursement du capital et des intérêts, devrait se monter à 161,2 milliards d’euros. C’est le premier poste budgétaire de l’État mais curieusement il ne fait pas l’objet de grands débats à l’Assemblée Nationale. En 2018, l’État prévoit d’emprunter 200 milliards.

Création monétaire et démocratie

Si l’on revient à la première citation de Mayer Anselm Rothchild, il semble alors évident qu’il y a un lien ombilical entre la création monétaire et la démocratie, la véritable démocratie. A minima, le peuple, par l’intermédiaire de ses représentants, doit récupérer le premier instrument fondamental de sa souveraineté : la capacité de battre monnaie. C’est du reste inscrit dans les orientations politiques de LF. Ce faisant, le pouvoir de création monétaire reviendrait à la nation, espace naturel de l’exercice de la démocratie. Néanmoins dans ce cas, il y aurait toujours confiscation de la décision par quelques uns, selon des codes pas toujours transparents ni compréhensibles par tous. Cette asymétrie peut en revanche être effacée dans le cas d’une monnaie libre. La théorie relative de la monnaie (TRM) développée par Stéphane Laborde explique tout cela.

La monnaie libre rend libre

Sommairement, l’idée est que la monnaie est créée par tous les individus de la zone monétaire, à travers le mécanisme de dividende universel. Chaque jour, chaque individu de la zone monétaire se voit crédité d’une certaine somme d’argent. Cette somme, la même pour tous, est de la création monétaire pure qui est distribué à chacun. C’est le dividende universel. Il évolue dans le temps car son calcul est une fonction mathématique qui dépend de l’espérance de vie des humains de la zone considérée, de la masse monétaire de la zone (l’argent en circulation) et du nombre d’individus. C’est donc bien l’être humain qui est au centre de cette forme de création monétaire, philosophiquement et mathématiquement. Les conséquences de la mise en place d’une telle monnaie serait qu’il n’y aurait plus de pauvreté d’une part, et probablement plus de super-riches d’autre part. Cela engendrerait d’autres types de comportements, basés sur les échanges et sur la loi de l’offre et de la demande véritable, non biaisée.

Le vrai pas de côté

Une telle monnaie existe déjà depuis un an. Elle a été développée par des mathématiciens et des informaticiens. Elle se nomme la june (symbole Ğ1). On peut ouvrir un compte sur ce site par exemple.

La raison d’être d’une monnaie-dette, ce sont les intérêts de la dette tandis que la raison d’être d’une monnaie libre, c’est l’être humain.

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