€CALYPSE NEWS


Vous pouvez me contacter par email - gaillot.eric@gmail.com - ou via ma page Facebook

mercredi 14 février 2018

Armes chimiques de Bachar el-Assad contre son propre peuple : un fake news atlantiste, de la pure propagande de guerre


« Voilà des années que la presse atlantiste l’affirme : le président Bachar el-Assad utiliserait des armes chimiques contre son propre peuple. Sauf que, selon le secrétaire US à la Défense, le général Jim Mattis, il s’agit d’une fake news. Comme les armes chimiques de Saddam Hussein, cette histoire qui remplit les colonnes des journaux depuis cinq ans est de la pure propagande de guerre » écrit Thierry Meyssan dans un brève du 14 février 2018 «Jim Mattis réfute les « Fake News » d’Israël et de l’Otan »


Note – Thierry Meyssan apporte des précisions par rapport à sa première brève sur le sujet (1) et en particulier le contexte précis de la déclaration de Mattis dont il traduit l’interview publié par Nesweek, le seul média atlantiste à en avoir parlé… et pour cause.

Pour rappel, Macron s’est aussitôt aligné sur la position de Mattis (2) avouant que, comme les Américains, les Français n’ont pas de preuves pour accuser le régime syrien, ce qui n’empêche pas que des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie. Mais alors par qui ?

C’est là que se pose la question du retour de « nos » djihadistes français (3) qui en savent certainement beaucoup sur cette affaire… et pourraient faire chanter Macron, ce qu’ils n’auront pas besoin de faire.

En effet, écarter Tarik Ramadan, c’est uniquement pour la galerie car dans le fond, le projet de Macron concernant l’islam en France est de permettre à nos jihadistes français de rentrer au pays pour y prendre la tête de mosquées (comme cela se fait en Catalogne où l'on connait les effets à Barcelone) afin de restructurer la communauté musulmane française en rapport avec la stratégie mondialiste de Macron, une stratégie qui ne peut s'accommoder d'obstacles perturbants, y compris en politique intérieure.

EG

>> Lire aussi : 

(1) Mattis a déclaré ne pas avoir de preuve que la Syrie ait jamais utilisé d’armes chimiques (10/02/2018)

(2) Armes chimiques en Syrie : Macron s’aligne sur Mattis (13/02/2018)

(3) Daesh (Les Frères musulmans) : il est très difficile pour les Occidentaux d’abandonner un instrument si utile à leur stratégie (13/02/2018)

>> Mon fil info « MACRON » sur twitter

Bonnes lectures

________ooo_______



par Thierry Meyssan, le 14 février 2018

http://www.voltairenet.org/article199693.html

Voilà des années que la presse atlantiste l’affirme : le président Bachar el-Assad utiliserait des armes chimiques contre son propre peuple. Sauf que, selon le secrétaire US à la Défense, le général Jim Mattis, il s’agit d’une fake news. Comme les armes chimiques de Saddam Hussein, cette histoire qui remplit les colonnes des journaux depuis cinq ans est de la pure propagande de guerre.

Cela aurait dû faire la « une » de tous les journaux occidentaux. Mais seul Newsweek l’a relaté [1]. Durant son point de presse, le 2 février, le secrétaire à la Défense, le général Jim Mattis, a indiqué que s’il « pensait » que Damas avait utilisé des armes chimiques contre son propre peuple, personne au Pentagone n’en avait la moindre preuve.

Le journaliste, qui connaît personnellement le général Jim Mattis, l’a entendu off the record (c’est-à-dire en privé) déclarer son aversion pour le mythe des armes chimiques syriennes. Il lui offre la possibilité de se répéter, cette fois en public. Voici la transcription (publiée avec un léger retard) de cette rencontre.

- Question : Y a-t-il des preuves que des armes au chlore ont été utilisées, des preuves d’armes au chlore :

- Jim Mattis : Je pense que oui.

- Question : Non, je sais, je vous ai entendu.

- Jim Mattis : Je pense qu’elles ont été utilisées à plusieurs reprises. Et c’est, comme vous le savez, une catégorie quelque peu distincte, c’est pourquoi j’ai écarté le sarin comme quelque chose de différent - ouais.

- Question : Il y a donc des preuves crédibles que le sarin et le chlore…

- Jim Mattis : Non, je n’ai pas de preuve, pas spécifiquement. Je n’ai pas de preuve. Ce que je dis, c’est que d’autres groupes sur le terrain, des ONG, des combattants sur le terrain ont dit que le sarin a été utilisé. Nous cherchons donc des preuves. Je n’ai pas de preuve, crédible ou non crédible.


Source : “Media Availability by Secretary Mattis at the Pentagon”, Press Secretary, Departement of Defence, February 2, 2018.


JPEG - 30.7 ko


Au début de la guerre, la République arabe syrienne demanda à l’Onu de venir enquêter sur l’usage d’armes chimiques par les jihadistes. Les inspecteurs ne trouvèrent rien de probant. Mais en août 2013, les États qui soutenaient le projet des Frères musulmans renversèrent l’accusation et affirmèrent, sur la seule base d’une information de l’Unité 8200 du Mossad, que l’Armée syrienne venait de massacrer près de 1 500 civils dans la Ghouta avec un mélange de gaz incluant du sarin.

Attestant la bonne foi de la Syrie, la Russie proposa son adhésion à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Moscou et Washington, ensemble, détruisirent la totalité des armes chimiques syriennes ainsi que les précurseurs (c’est-à-dire les substances nécessaires à la fabrication de ces armes).

Pourtant, l’accusation d’utilisation de ces armes n’a toujours pas cessé. Alors même que le Pentagone en avait lui-même supervisé la destruction, la presse atlantiste persistait à prétendre que l’Armée arabe syrienne en utilisait. Certains médias comme l’Anglo-Saxon Bellingcat (dont le directeur est un employé de l’Atlantic Council) [2] ou le Français Le Monde [3] sont devenus des répétiteurs professionnels de cette Fake News.

Pour en finir avec cette rumeur, un mécanisme d’enquête conjoint était créé par l’Onu et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Après avoir mené depuis New York et Vienne une vaste collecte de renseignements, cette instance refusait d’aller les vérifier sur place et même de procéder à des prélèvements. Le ton montait au Conseil de sécurité où chacun pouvait observer l’ascendant du numéro 2 de l’administration des Nations Unies, le néo-conservateur Jeffrey Feltman [4], sur l’ambassadrice US, Nikki Haley. Finalement, on comptabilisa jusqu’à 5 vétos russes aux mensonges occidentaux sur ce seul sujet [5].

Au moment de l’affaire de Khan Cheikhoun, les États-Unis affirmèrent avec aplomb détenir des preuves de la responsabilité syrienne —preuves qui selon le général Mattis n’ont jamais existé— et punit la Syrie en bombardant la base de Cheyrat.

Le secrétaire à la Défense Robert McNamara a admis que les États-Unis ont menti pour lancer et poursuivre leur guerre contre les Vietnamiens. Son successeur Colin Powell a reconnu avoir menti au Conseil de sécurité pour lancer la guerre contre les Iraquiens. Etc. Mais tous l’ont fait après avoir fait couler le sang et avoir quitté leurs fonctions officielles. Nul n’a été poursuivi.

Comme dans leur droit commercial, les dirigeants US peuvent faire faillite, ne pas payer leurs créanciers et recommencer immédiatement leurs affaires à zéro comme si de rien n’était.

Pour la première fois, un secrétaire à la Défense en exercice a dénoncé les mensonges en cours d’Israël, de sa propre administration et de l’Otan. Bien qu’il ait pris soin de se présenter comme convaincu de la culpabilité syrienne, sa déclaration réfute les justifications des bombardements israéliens en Syrie, prétendument pour détruire des armes chimiques. Elle est sans appel pour ses collègues Rex Tilleron et Nikki Haley. Elle sonne comme un avertissement aux 23 ministres des Affaires étrangères qui, le 23 janvier, ont à nouveau accusé la Syrie d’emploi d’armes chimiques [6] ; des ministres qui se sont prononcés pour la « démocratie » au Levant… à la seule condition que Bachar el-Assad ne puisse pas se présenter à l’élection présidentielle et la gagner.

[1] “Mattis Admits There Was No Evidence Assad Used Poison Gas on His People”, Ian Wilkie, Newsweek, February 8, 2018.
[2] Brown Moses, de son vrai nom Eliot Higgins, participe en outre à l’association Propaganda or Not ? qui accuse diverses sources, dont le Réseau Voltaire, d’être des instruments du Kremlin. Cf. « La campagne de l’Otan contre la liberté d’expression », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 décembre 2016.
[3] Sur la base d’un résumé grossièrement mensonger, ce quotidien accuse le Réseau Voltaire de ne pas être fiable. Cf. « La vérité sur les "fake news" », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 janvier 2018.
[4] « L’Allemagne et l’Onu contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 28 janvier 2016.
[5] « À l’Onu, l’incapacité US d’admettre la réalité », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 novembre 2017.
[6] « Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques », Réseau Voltaire, 23 janvier 2018.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

COVID-19 : LE SIMPLE FAIT DE SUGGERER QUE LE GOUVERNEMENT A LE DROIT DE RETIRER L’ACCES A LA NOURRITURE ET A L’EMPLOI FAIT DE CNN UN MEDIA FASCISTE

  Dimanche 1 er août 2021 à 04h00 par Eric Gaillot (468) – « Les personnes qui refusent de se faire injecter un "vaccin" cont...