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vendredi 11 août 2017

S’il fait quelque chose à Guam, ce qui arrivera en Corée du Nord sera un événement jamais vu jusqu’alors


« Je lis, a-t-il dit en reprenant la dépêche de l’agence officielle nord-coréenne KCNA de mercredi, “Nous serons à Guam [île du Pacifique stratégique pour les Etats-Unis et sur laquelle Washington dispose de bases militaires] d’ici au 15 août.” Voyons ce que [Kim Jong-un] fait avec Guam. S’il fait quelque chose à Guam, ce qui arrivera en Corée du Nord sera un événement jamais vu jusqu’alors. » Et de poursuivre : « Ce n’est pas un défi. C’est une déclaration. (…) Il ne va pas continuer à menacer Guam. Et il ne va pas menacer les Etats-Unis. Et il ne va pas menacer le Japon. Et il ne va pas menacer la Corée du Sud. » rapporte Le Monde, citant le Président Trump, dans un article du 11 août 2017 à lire ci-dessous.
 


Bonne lecture

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Corée du Nord : la crise souligne les carences de l’administration Trump

Les déclarations peu conventionnelles du président américain mettent en lumière ses dysfonctionnements et l’absence d’interlocuteurs de haut niveau à des postes-clés

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gilles Paris (Washington, correspondant)

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/10/la-crise-nord-coreenne-souligne-les-carences-de-l-administration-trump_5171143_3222.html#y8Tk13zL9bDXzOoV.99

Jeudi 10 août, pour le troisième jour consécutif, Donald Trump a alimenté une bataille rhétorique que Pyongyang est ordinairement seul à nourrir. En marge d’entretiens avec ses conseillers, dans son golf de Bedminster (New Jersey) où il passe ses vacances, le président des Etats-Unis a assuré que sa formule de mardi concernant « le feu et la fureur » que son pays est prêt à opposer aux menaces nord-coréennes n’était peut-être « pas assez dure ». Donald Trump a cette fois visé plus particulièrement le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un : « Il a grandement manqué de respect à notre pays. Il a dit des choses horribles. Et avec moi, il ne va pas s’en tirer comme ça. (…) La donne a changé. »

Et, loin d’atténuer ses propos, il a ensuite développé sa mise en garde. « Je lis, a-t-il dit en reprenant la dépêche de l’agence officielle nord-coréenne KCNA de mercredi, “Nous serons à Guam [île du Pacifique stratégique pour les Etats-Unis et sur laquelle Washington dispose de bases militaires] d’ici au 15 août.” Voyons ce que [Kim Jong-un] fait avec Guam. S’il fait quelque chose à Guam, ce qui arrivera en Corée du Nord sera un événement jamais vu jusqu’alors. » Et de poursuivre : « Ce n’est pas un défi. C’est une déclaration. (…) Il ne va pas continuer à menacer Guam. Et il ne va pas menacer les Etats-Unis. Et il ne va pas menacer le Japon. Et il ne va pas menacer la Corée du Sud. »

S’il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette nouvelle sortie peu conventionnelle pour un président américain, elle met en lumière les faiblesses ou les dysfonctionnements de son administration. Selon la porte-parole du président, Sarah Sanders, Donald Trump avait laissé entendre qu’il exprimerait sans fard son point de vue sur la Corée du Nord avant une brève rencontre avec la presse, motivée initialement par une réunion de son équipe consacrée à la flambée de la mortalité liée à l’usage des opioïdes (certaines drogues présentes dans les médicaments antidouleur). Mme Sanders a cependant précisé que la formule elle-même n’avait pas été définie au préalable, ce qui est ordinairement le cas sur les sujets les plus sensibles.

Un succès diplomatique éclipsé

La virulence des propos de M. Trump a contraint son secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, à multiplier les formules apaisantes quelques heures plus tard, assurant notamment que « les Américains peuvent dormir tranquillement ». M. Tillerson souhaitait initialement mettre en avant « la très bonne semaine des Etats-Unis et de la communauté internationale à propos de la Corée du Nord », en référence à la résolution votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) trois jours plus tôt.

Mais ce succès diplomatique incontestable a été éclipsé par la controverse née des formules belliqueuses de M. Trump. Ces dernières ont été entretenues, mercredi, par des messages publiés sur le compte Twitter du président, vantant la puissance de l’arsenal nucléaire américain.

Ces formules ont aussi manifestement pris de court les alliés des Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud, concernés au premier chef par une escalade avec leur voisin du nord. En centrant mardi son commentaire sur les menaces visant uniquement son pays, M. Trump n’a pu qu’accentuer le malaise de Tokyo et de Séoul. Brad Glosserman, expert pour l’Asie au sein du Center for Strategic and International Studies, avait jugé, le 31 juillet, que les réactions de la Maison Blanche après le tir d’un missile balistique pouvant atteindre des territoires américains alimentaient la crainte des alliés sud-coréens et japonais des Etats-Unis d’un « découplage » : Washington donnant l’impression de réagir surtout en fonction de ses seuls intérêts. Mercredi, la porte-parole du secrétaire d’Etat, Heather Nauert, a été contrainte d’assurer que « tout le monde parle d’une même voix » pour dissiper cette crainte.

Toujours pas d’ambassadeur à Séoul

Lors d’une conférence téléphonique organisée jeudi par le Council on Foreign Relations, l’une des expertes du think tank, Sheila A. Smith, spécialiste du Japon, a souligné que l’impact des déclarations de Donald Trump était amplifié par l’absence d’interlocuteurs de haut niveau côté américain pour les décrypter et les recontextualiser auprès des alliés des Etats-Unis, du fait du retard pris dans les nominations aux postes les plus élevés de l’administration.

Celui d’ambassadeur à Tokyo est certes pourvu, mais pas celui à Séoul. Les absences sont tout aussi criantes à l’échelon intermédiaire, qu’il s’agisse du poste de secrétaire d’Etat adjoint pour le Pacifique, ou de celui, à la défense, de sous-secrétaire pour les questions de sécurité dans le Pacifique. Tous étaient déjà pourvus à la même période dans les deux administrations précédentes, celles de Barack Obama et de George W. Bush, selon la chaîne d’information CNN.

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