mardi 1 août 2017

Le président Trump aura besoin des soldats transgenres, après tout



« Les forces armées des USA ont du pain sur la planche. Le président Trump aura besoin des soldats transgenres, après tout. L’une des raisons pour lesquelles Trump a abattu un à un ses rivaux républicains au cours des Primaires de 2016 était qu’il semblait partager le désir des Américains de se concentrer sur la politique intérieure. Et pourtant, aujourd’hui, la relation des USA avec la Russie et à la Chine a atteint un nadir, alors qu’ils parlent de plus en plus ouvertement de guerre contre l’Iran et la Corée du Nord. C’est exactement contre cela que l’Amérique a voté » écrit Patrick J. Buchanan en conclusion d’un article du 31 juillet 2017 à lire ci-dessous.

Bonne lecture

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Combien de guerres les USA peuvent-ils mener simultanément ?

Par Patrick J. Buchanan, le 31 juillet 2017

Paru sur Buchanan.org sous le titre Shall We Fight Them All?

Traduction et note d’introduction Entelekheia, le 1er août 2017

http://www.entelekheia.fr/combien-de-guerres-usa-peuvent-mener-simultanement/

Note d’introduction

Avec plus de 800 bases militaires dans le monde, des dépenses militaires à hauteur de la moitié de leur budget fédéral, un état de guerre permanent soutenu par une propagande belliciste omniprésente, des membres du Congrès dits « neocons » qui réclament, jour après jour, toujours plus d’interventions militaires, de bombardements, de changements de régimes, de sanctions (récemment contre la Corée du Nord, le Vénézuela, l’Iran, la Russie et incidemment l’Allemagne et la France), de livraisons d’armes à des forces par procuration (ces derniers jours, à l’Ukraine de l’ouest) et de projets de guerres futures (l’Iran, la Corée du Nord), les USA, dont l’économie se centre sur les guerres depuis la Deuxième Guerre mondiale, cherchent à perpétuer coûte que coûte leur système, quitte à mettre la planète entière en danger. De plus, comme tout système capitaliste, l’appareil guerrier des USA implique une croissance. Traduction : toujours plus de guerres. Jusqu’où, et jusqu’à quand ?

Traduction

Samedi, Kim Jong-un a testé un missile de portée suffisante pour frapper le territoire des USA. Il travaille dorénavant sur leur précision, et sur une tête nucléaire assez réduite pour tenir sur le missile et supporter la rentrée dans l’atmosphère.

Sauf si nous pensons que Kim est un fou suicidaire, sont but semble clair. Il veut ce que veulent toutes les puissances nucléaires – la capacité à frapper le territoire de l’ennemi avec une force horrifiante, de façon à le dissuader.

Kim veut que son régime soit reconnu et respecté, et que les USA, qui ont massivement bombardé le Nord entre 1950 et 1953, partent de Corée.

Ou est-ce que cela nous laisse ? Cliff Kupchan de l’Eurasia Group dit « Les USA font face à un choix binaire : soit accepter la Corée du Nord dans le club nucléaire, soit risquer une action militaire qui se solderait par des pertes civiles monumentales. »

Disons la vérité. Les sanctions américaines contre la Corée du Nord, comme celles qui ont été votées la semaine dernière, ne vont pas empêcher Kim de progresser sur ses missiles. Il est trop près du but.
Toute attaque préventive contre le Nord pourrait déclencher une contre-attaque contre Séoul qui tuerait des dizaines de milliers de Sud-Coréens, ainsi que les troupes américaines stationnées dans le pays et leurs familles.

Cela déclencherait une guerre totale contre la Corée du Nord, et c’est une guerre dont la population américaine ne veut pas.
Samedi, le président Trump a tweeté sa frustration à propos des manquements de la Chine à tirer les marrons du feu pour les USA : « Ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, seulement parler. Nous ne permettrons pas à cela de continuer. La Chine pourrait aisément résoudre ce problème. »

Dimanche, des bombardiers américains B-1B ont survolé la Corée et le commandant de l’US Air Force du Pacifique, le général Terrence J. O’Shaughnessy a déclaré que ses unités étaient prêtes à frapper la Corée du Nord avec « une force rapide, létale et écrasante. »

Pourtant, également dimanche, Xi Jinping a passé en revue un énorme défilé militaire de tanks, d’avions, de troupes et de missiles, avec des officiels chinois qui se moquaient de Trump, « un président novice » et un « enfant gâté » qui bluffe contre la Corée du Nord. Est-ce vrai ? Nous le saurons bientôt.

Selon le Premier ministre japonais Shinzo Abe, Trump a fait le voeu de « prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger les alliés des USA. Et l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley a déclaré toutes griffes dehors, « le temps des palabres est révolu ».

Allons-nous vers une confrontation militaire avec le Nord ? Les marchés, qui ont encore enregistré des records lundi, ne semblent pas le penser.

Mais la Corée du Nord n’est pas le seul adversaire potentiel dont les relations avec les USA se dégradent à toute vitesse.

Après que le Congrès ait approuvé une nouvelle salve de sanctions contre la Russie à une écrasante majorité, la semaine dernière, et que Trump ait signé cette loi, qui le prive de tout droit de lever ces sanctions sans l’accord du Congrès, la Russie a abandonné tout espoir de rapprochement avec l’Amérique de Trump. Dimanche, Poutine a ordonné à l’ambassade et au consulat des USA de réduire son personnel de 755 postes.

La seconde Guerre froide, entamée quand les USA ont positionné l’OTAN à la frontière russe et aidé à renverser le régime pro-russe de Kiev, se refroidit à grande vitesse. Attendons-nous à une réponse de Moscou à l’hostilité du Congrès, quand les USA auront besoin d’une assistance en Syrie ou avec la Corée du Nord.

Les sanctions de la semaine dernière frappent aussi l’Iran, après son test d’une fusée destinée à mettre un satellite sur orbite, même si l’accord sur le nucléaire porte seulement sur les tests de missiles balistiques capables de porter des têtes nucléaires. Les Iraniens ont fermement répliqué que leurs tests de missiles allaient continuer.

Ces derniers jours ont également vu des navires de guerre américains et des bateaux de patrouille iraniens dans une dangereuse proximité, avec les navires américains allant jusqu’à des signaux d’avertissement et des tirs de sommation. Les avions et les navires des USA se sont également croisés à une fréquence de plus en plus élevée avec des navires et des avions russes et chinois dans la Baltique et la Mer de Chine méridionale.
Alors qu’elle se méfie d’une guerre contre la Corée du Nord, Washington semble saliver à l’idée d’une guerre contre l’Iran. De fait, Trump menace de déclarer que l’Iran est en violation de l’accord sur les armes nucléaires, ce qui suggère une confrontation à venir.

De quoi se poser des questions : Si le Congrès est si décidé à se confronter au mal représenté par l’Iran, pourquoi n’annule-t-il pas la commande d’avions passée par les mollahs à Boeing ?
Pourquoi les USA vendent-ils des avions de ligne au « principal sponsor de terrorisme du monde » ? Qu’ils laissent Airbus prendre l’argent du sang.

Apparemment, les guerres américaines en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen et en Somalie ne sont pas suffisantes pour rassasier le Parti de la guerre. Il veut désormais lancer les sunnites du Moyen-Orient contre les chiites, qui dominent en Iran, en Irak, en Syrie et dans le sud du Liban, et représentent une majorité au Bahreïn et dans les zones pétrolifères de l’Arabie Saoudite.

Les forces armées des USA ont du pain sur la planche. Le président Trump aura besoin des soldats transgenres, après tout.

L’une des raisons pour lesquelles Trump a abattu un à un ses rivaux républicains au cours des Primaires de 2016 était qu’il semblait partager le désir des Américains de se concentrer sur la politique intérieure.
Et pourtant, aujourd’hui, la relation des USA avec la Russie et à la Chine a atteint un nadir, alors qu’ils parlent de plus en plus ouvertement de guerre contre l’Iran et la Corée du Nord.

C’est exactement contre cela que l’Amérique a voté.

« Peu importe ce qu'est Jérusalem-Est»

«Maintenant, ils [Israéliens et Palestiniens, ndlr] peuvent se réunir pour décider ce que seront les frontières, c'est à eux de décider...