mardi 4 juillet 2017

Trump, le bouc émissaire d’une guerre de 4 ième génération des élites bancaires globalistes



Cette guerre de 4 ième génération est utilisée par les élites bancaires globalistes pour vaincre la résistance populaire et promouvoir leur agenda de centralisation et de mondialisation. Comment ? Lisez : 

 « L’incertitude économique associée à l’incapacité de la gauche à supplanter la présidence par tous les moyens nécessaires peut très bien être exploitée par Trump et les élites qui l’entourent pour établir des mesures de loi martiale aux États-Unis. ( ) Si cela arrive et que les conservateurs bénéficient d’un soutien majoritaire, l’utilisation globaliste de la guerre de 4e génération aura réussi. Ils auront gagné. 

Car si les conservateurs abandonnent la Constitution, personne ne restera derrière pour défendre les principes et le patrimoine qu’elle représente. Nous nous serons détruits nous-même, et les élites auront à peine levé le petit doigt pour que cela se produise. 

Le jeu peut être entièrement renversé, mais il ne le sera que si nous sommes assez intelligents pour reconnaître le récit pour ce qu’il est, et seulement si nous mettons l’accent sur les globalistes au lieu de nous concentrer sur les boucs émissaires qu’ils nous offrent » explique Brandon Smith dans un article du 22 juin 2017 à lire ci-dessous.
 
Bonne lecture

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Le but réel derrière la propagande autour de la soi-disant conspiration Russie/Trump

Par Brandon Smith – Le 22 juin 2017 – Source alt-market.com

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker Francophone

http://lesakerfrancophone.fr/le-but-reel-derriere-la-propagande-autour-de-la-soit-disant-conspiration-russietrump

Juste après l’élection présidentielle des États-Unis de 2016, j’ai publié un article intitulé L’ordre sort du chaos : la défaite de la gauche aura un coût, couvrant un sujet plutôt difficile, à savoir le concept de « guerre de quatrième génération » et comment il est utilisé par les élites pour vaincre la résistance populaire et promouvoir leur agenda de centralisation et de mondialisation. Les tactiques de guerre de 4e génération sont confuses pour beaucoup parce que la plupart des gens pensent en termes de mouvements uniques et de corrélations directes. Ils pensent à un coup destiné à frapper, plutôt qu’à quelque chose conçu comme une feinte faite pour désorienter.

Je le dirai autrement : certaines personnes jouent aux échecs et elles ne voient que l’attaque devant elles. D’autres jouent aux échecs et voient l’attaque trois coups à l’avance. La guerre de la 4e génération est un style de combat « trois coups à l’avance » qui met l’accent sur un objectif très spécifique : faire en sorte que l’ennemi se détruise de lui-même ou se mette en esclavage, de sorte que vous n’ayez pas à prendre le risque de faire mouvement directement contre lui. C’est-à-dire que la guerre de 4è  génération est d’abord et avant tout une guerre psychologique. Ce que vous voyez avec vos yeux n’est généralement pas ce qui se passe réellement.


Par exemple, lorsque j’ai prédit la victoire électorale de Donald Trump et le passage du Brexit, j’ai basé mes conclusions sur une stratégie de 4e génération. Selon le comportement et la rhétorique des globalistes et de leurs organisations à l’époque, il me semblait qu’ils autorisaient la souveraineté et les mouvements conservateurs à s’imposer sur le terrain politique. Ils nous ont laissé croire que nous gagnions.

Cela veut dire qu’il faut que les conservateurs ne soient plus sur leurs gardes et il faut les convaincre à penser en termes de défense du gouvernement plutôt que de les laisser travailler à le renverser. La corruption n’a pas changé, mais maintenant, nous avons intérêt à maintenir le système en train de tenter de se changer « de l’intérieur ». J’espère qu’il est évident pour la majorité des militants de la Liberté aujourd’hui que c’est une notion naïve.

Les conservateurs en sont également à plaider en faveur du système électoral, car beaucoup pensent que parce que Donald Trump « a gagné », le système doit être au moins partiellement légitime. Flash infos : notre système électoral a été frauduleux depuis des décennies. Les seuls candidats qui ont déjà passé les filtres du DNC et du RNC [Democrat or Republican national comittee, NdT], sont les candidats que les élites veulent que le public choisisse.

Le public américain est également très divisé sur l’ascension de Trump vers la Maison Blanche. La gauche politique a été amenée près de la folie totale, non pas qu’ils n’étaient pas vraiment déjà fous. Les conservateurs sont les prochains à être visés par des manipulations psychologiques, car la zéloterie de gauche nous pousse vers l’autre extrémité du spectre et une mentalité potentiellement dangereuse de rationalisation d’une réponse totalitaire. Lorsque des divisions sociales extrêmes existent, les troubles civils et la guerre ne sont pas loin derrière.

Enfin, le cadre économique et social actuel des États-Unis en particulier a une durée de vie finie. L’instabilité économique est en plein essor, comme je l’ai noté et mis en évidence dans l’article de la semaine dernière, et c’est un processus en cours depuis la crise initiale du crédit et des produits dérivés de 2008.
L’ancienne structure de l’Amérique est délibérément démolie pour faire place à une nouvelle structure ; un édifice mondial unique dans lequel nous ne sommes pas une nation, mais un vassal féodal sans idées d’autodétermination souveraine. Cela dit, l’ancien monde ne peut pas être démoli complètement. Les globalistes ne prévoient pas d’être blâmés pour la crise qui va suivre inévitablement. Entre Trump, le bouc émissaire parfait pour la prochaine étape de l’effondrement financier, et peut-être un joueur de flûte assez convainquant pour attirer de nombreux groupes conservateurs pour prendre le blâme eux aussi.

Trump, un ennemi apparent de l’agenda globaliste, a pris ses fonctions, puis s’est entouré des mêmes banquiers et des mêmes globalistes qu’il a fustigés lors de sa campagne. Il poursuit sa rhétorique anti-globaliste, mais ses actions tendent à les aider. Les conservateurs, désespérés de trouver un héros sur son cheval blanc et d’arrêter la marée pressante du marxisme culturel, en ont reçu un… Mais seulement pas de la manière qu’ils espéraient.

En attendant, l’establishment a cherché à maintenir des tensions sociales élevées. Comment ? La gauche politique a été utilisée comme une marionnette depuis les élections avec un récit de « conspiration russe ». Vous voyez, la haine est psychologiquement épuisante. Les mobs ont tendance à se dissiper et à devenir impuissantes avec le temps. Il est difficile de soutenir la haine d’une grande masse de personnes sans propagande constante. Ainsi, il est important de donner aux gens une raison de haïr ; une raison qui alimente un renforcement perpétuel. Pour les gauchistes, le désir de haïr Trump est profond. Ils pensent qu’il représente tout ce qui s’oppose à leur idéologie, et les fanatiques ne peuvent tolérer l’existence d’idéaux opposés. Mais il en faut plus. La gauche doit être convaincue que Trump est un voleur, un voleur si odieux qu’il a volé une élection avec l’aide d’une puissance étrangère.
Maintenant, non seulement Trump est l’Antéchrist pour les gauchistes, mais aussi un faux président – un prétendant au trône. Ce récit est plus que suffisant pour leur garder la bave aux lèvres pendant des mois, sinon des années.

Comme beaucoup d’analystes l’ont souligné, il n’y a absolument aucune preuve que Trump ait « volé » les élections, et encore moins de collusion avec le gouvernement russe pour le faire. Le témoignage du premier chef du FBI James Comey devant le Comité du renseignement du Sénat n’a rien produit. Pas de note, pas de piste papier, nada. L’existence même des « memos de Comey » est probablement une farce.
Mais voici où je suis en rupture avec beaucoup dans le mouvement de la Liberté : certains analystes supposent que Trump est « ciblé » et que l’objectif est de le virer de la Maison Blanche. Cela n’a aucun sens pour moi. Si les élites voulaient arrêter Trump, elles l’auraient fait pendant le processus de sélection du RNC comme ils l’ont fait avec Ron Paul, et tout comme le DNC l’a fait avec Bernie Sanders.

De toute évidence, Trump est plus précieux pour eux assis dans le bureau ovale, comme je l’ai indiqué ci-dessus. Le cirque russe ne va nulle part parce qu’il n’a jamais été destiné à aller quelque part. C’est une distraction et un drame, un feuilleton pour les masses ignorantes. Trump ne sera pas éjecté du bureau. S’il finit par être mis en accusation, la mise en accusation échouera. Comme je l’ai dit depuis avant l’élection, l’establishment a besoin de Trump en tant que président.
Donc, si j’ai raison et que le récit de la conspiration russe n’est pas destiné à faire tomber Trump, à quoi cela est-il destiné ? Comme indiqué précédemment, il s’agit d’une guerre de 4e génération, et la cible prévue de la propagande n’est pas toujours la cible évidente.

Comme indiqué, les gauchistes sont la cible initiale. Ils continueront à croire que Trump est un collaborateur russe parce qu’ils veulent le croire, quelle que soit l’absurdité de l’idée. Ils ignoreront le fait qu’il n’y a pas de preuve à l’appui de cette accusation. Ils embrasseront la propagande de tout cœur et développeront des méthodes plus violentes pour exprimer leur indignation.

La cible secondaire de la manipulation de la conspiration russe, ce sont les groupes conservateurs.

Voici la réalité de notre situation : le système américain va passer à la prochaine phase de l’effondrement sous la gouvernance de Trump. Les mathématiques sont implacables. Chaque indicateur économique, à l’exception des actions, est en forte baisse, la Réserve fédérale augmente les taux d’intérêt pour déclencher délibérément une plus grande instabilité et le temps s’écoule. Je crois que cette phase commencera avant la fin de 2017. Lorsque le prochain ralentissement arrivera à notre porte et dans le portefeuille de l’Américain moyen, les gauchistes et la plupart des gens vont blâmer Trump comme « bouffon incompétent » ou comme « fasciste au vitriol ».

Tout comme les élites doivent faire de Trump et des conservateurs le meilleur bouc émissaire possible pour la gauche, elles ont aussi besoin d’un bouc émissaire parfait pour la droite politique. Le récit sera tourné contre les gauchistes et les conservateurs s’époumoneront que Trump n’a pas réussi à réparer les dégâts économiques « causés par l’administration Obama » parce que les gauchistes ont utilisé cette fausse conspiration russe comme un moyen de le saper en toutes les occasions. Les gauchistes seront qualifiés de saboteurs économiques et politiques, et cette accusation fonctionnera jusqu’à un certain point, parce que c’est partiellement vrai.

Enfin, au fur et à mesure que le déclin de l’Amérique accélère, les nations de l’Est se sépareront sans aucun doute du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale et commenceront à utiliser la structure du panier des Droits de tirage spéciaux du FMI en remplacement. La Russie sera probablement responsable de cette charge avec la Chine. Les Américains blâmeront la Russie en partie pour la disparition du pouvoir d’achat du dollar à travers le monde. Et le reste du monde va culpabiliser les États-Unis pour la disparition du dollar en raison de l’impérialisme américain et des sanctions décrétées contre la Russie. Ils diront que nous l’avons mérité.

Peut-être que vous avez remarqué un modèle récurrent ici ? Chaque partie du récit que j’ai décrite a déjà été lancée, même si elle n’en est qu’à ces premiers stades de développement. Il s’agit d’un dialogue ouvert largement développé dans les médias dominants. Et dans tous les cas, le coupable offert derrière la chute de l’Amérique est toujours quelqu’un d’autre que les élites bancaires. N’importe qui d’autre sauf les élites bancaires.

Les gauchistes et les socialistes du monde entier vont accuser Trump et les principes conservateurs. Les conservateurs accuseront la gauche et leurs obstructions à Trump. L’Occident va culpabiliser l’Est. Les globalistes blâmeront les « populistes » et les nationalistes, et les nationalistes se battront pour protéger leur terrain par tous les moyens nécessaires, y compris des mesures inconstitutionnelles, qui ne feront qu’aider les globalistes à long terme.

Un catalyseur de base pour ce jeu de blâme géopolitique est la présidence de Trump et l’utilisation du complot russe pour s’assurer que la gauche reste folle, inspirant à la droite des mesures extrêmes. Encore une fois, il ne s’agit pas de supprimer Trump, il s’agit de manipuler la gauche. Il s’agit d’utiliser le marxisme culturel de la gauche pour déclencher une réaction violente de la droite politique.

Dans mon récent article L’opération Temperer – U.K : Probable mise en place de la loi martiale cette année, j’ai averti les lecteurs que le gouvernement britannique a déjà mis en marche des mesures de loi martiale en réponse à un nombre croissant d’attaques terroristes islamiques. Aux États-Unis, je pense que la même marche vers le totalitarisme se produira, mais pour des raisons qui dépassent le terrorisme venant de l’étranger. L’incertitude économique associée à l’incapacité de la gauche à supplanter la présidence par tous les moyens nécessaires peut très bien être exploitée par Trump et les élites qui l’entourent pour établir des mesures de loi martiale aux États-Unis. Et j’ai peu de doutes qu’une partie des conservateurs appuieront cette action.

Si cela arrive et que les conservateurs bénéficient d’un soutien majoritaire, l’utilisation globaliste de la guerre de 4e génération aura réussi. Ils auront gagné. Car si les conservateurs abandonnent la Constitution, personne ne restera derrière pour défendre les principes et le patrimoine qu’elle représente. Nous nous seront détruits nous-même, et les élites auront à peine levé le petit doigt pour que cela se produise. Le jeu peut être entièrement renversé, mais il ne le sera que si nous sommes assez intelligents pour reconnaître le récit pour ce qu’il est, et seulement si nous mettons l’accent sur les globalistes au lieu de nous concentrer sur les boucs émissaires qu’ils nous offrent.

Brandon Smith


C’est l’histoire d’un mec… et de son robot

Une histoire racontée par Michel Pire ce 24 juillet 2017 à lire ci-dessous. Bonne lecture