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jeudi 6 juillet 2017

Migrants : la Commission veut optimiser et amplifier le trafic d’êtres humains vers l’Europe



« La Commission espère établir en Libye, en 2018, un centre de coordination des secours en mer, ce qui suppose que tous les pays de la région déclarent leur zone d’intervention, y opèrent des sauvetages et partagent leurs informations, afin d’alléger la tâche de la marine italienne. Ce centre, installé à Tripoli, superviserait une zone allant de la Libye à la Grèce, en passant par l’Espagne » rapporte Le Monde dans un article du 6 juillet à lire ci-dessous. 

Cette initiative est présentée comme répondant aux problèmes de l’aspiration migratoire provoquée par des ONG peu scrupuleuses qui collaborent avec les passeurs – souvent les terroristes que nous proclamons combattre quand ce n’est pas la mafia -. Mais, contrairement à ce que laisse entendre ce média grand public, Le Monde, le projet de la Commission a pour véritable but – la véritable révolution dirait Macron - d’optimiser et d’amplifier ce trafic d’êtres humains vers l’Europe à l’échelle de la Méditerranée toute entière, « de la Grèce à l’Espagne en passant par la Libye ».

En sommes, de faire à très grande échelle ce que font déjà les ONG seulement au large des côtes libyennes. Pourquoi ? Pour appuyer le projet de gouvernement mondial des élites bancaires globalistes qui ont besoin de détruire par submersion migratoire les Etats européens en brisant tout ce qui leur reste de souveraineté nationale et d’identité culturelle qui leur font encore obstacle. Capito ?

Bonne lecture

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Crise migratoire : les Européens disent vouloir aider l’Italie, mais sans trop s’engager

Réunis jeudi en Estonie, les ministres de l’intérieur des Vingt-Huit ont évoqué notamment le sort des migrants secourus en Méditerranée centrale.

LE MONDE | 06.07.2017 à 11h04 • Mis à jour le 06.07.2017 à 18h01 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/07/06/crise-migratoire-les-europeens-disent-vouloir-aider-l-italie-mais-sans-s-engager-trop-loin_5156661_3214.html

Les chiffres sont impitoyables : 12 295 migrants enregistrés en Italie en l’espace d’une semaine, du 26 juin au 2 juillet 2017, 85 183 depuis le 1er janvier (+ 20 % en l’espace d’un an) et, surtout, 2 150 noyés depuis la même date, selon des données relayées par la Commission de Bruxelles.

La crise migratoire, qui affecte d’abord l’Italie, pourrait être le thème européen de l’été. Il y a une semaine, les autorités romaines menaçaient de bloquer l’entrée des ports de leur pays aux bateaux transportant des personnes secourues en Méditerranée centrale. La question a été débattue lors d’une réunion (informelle, sans réelle décision) des ministres de l’intérieur des Vingt-Huit, à Tallinn, en Estonie, jeudi 6 juillet.

À l’issue de la journée, le ministre estonien de la justice, Andres Anvelt, et le commissaire européen à la migration, Dimitris Avramopoulos, ont martelé « L’Italie n’est pas seule, nous sommes à ses côtés ». Et dans une déclaration écrite, l’Estonie a souligné que « la situation en Méditerranée centrale et la pression qui en résulte sur l’Italie est une source de très grande préoccupation pour tous les États membres ».
La crise migratoire couvait depuis des mois mais les dirigeants européens préféraient jusqu’ici commenter le succès de l’accord conclu avec la Turquie, qui a fait fondre le nombre d’arrivées en Grèce (9 300 depuis le 1er janvier). C’est toutefois la fermeture de la route des Balkans qui a entraîné le déplacement des flux vers les côtes italiennes. Et le problème a éclaté quand l’Italie a dit espérer – sans trop y croire – que l’Espagne, la France et d’autres pays lui viennent en aide, en acceptant l’accostage de certains bateaux.

Cette demande, qui semble surtout destinée à la France, ne peut être satisfaite. Elle n’est d’ailleurs plus été évoquée jeudi. Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel, se sont dits prêts à aider l’Italie, mais 80 % du phénomène actuel sont liés à « des migrations économiques » ne relevant pas de l’asile politique, avait insisté, jeudi 30 juin, le président français. La presse transalpine a dès lors titré « Macron déçoit l’Italie » (La Stampa) ou « Nous sommes seuls » (Il Giornale). Du côté des organisations non gouvernementales et des associations qui effectuent des sauvetages, on évoque la difficulté pratique d’une telle éventualité, des embarcations transportant parfois des centaines de personnes ne pouvant effectuer de longues traversées.

Augmentation des efforts pour la « relocalisation »

Soucieux de rassurer le gouvernement italien, Paris et Berlin ont toutefois convoqué, dimanche 2 juillet, une réunion et exhorté leurs partenaires de l’Union européenne à agir. Les ministres de l’intérieur français, allemand et italien proposaient une série de mesures : un renforcement de la stratégie européenne des retours, un développement des contrôles à la frontière sud de la Libye, un soutien du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies et de l’Organisation internationale des migrations pour améliorer les infrastructures d’accueil en Libye, etc.

Les ministres français et allemand ont évoqué, par ailleurs, une augmentation des efforts de leurs pays pour la « relocalisation » des personnes nécessitant une protection ; une mesure peu appréciée, notamment par les pays d’Europe centrale et orientale. La Commission mise sur la « relocalisation » de 1 500 personnes par mois. Berlin pourrait passer de 500 personnes chaque mois à 750, Paris de 50 à 200.

Enfin, les trois ministres suggéraient deux projets qui suscitent une vive discussion : un soutien accru aux gardes-côtes libyens et la définition d’un « code de conduite » pour les ONG opérant en Méditerranée centrale afin d’« améliorer la coordination » entre elles.

Mardi 4 juillet, la Commission y est allée à son tour d’une série de propositions, semblables à celles du trio ministériel et consistant en grande partie en un rappel de projets antérieurs, pas toujours menés à bien. Elle a annoncé, en outre, le déblocage de 46 millions d’euros pour les autorités libyennes, en vue de projets préparés en commun avec l’Italie. Cette dernière devrait recevoir 35 millions pour une aide d’urgence, tandis que les États de l’UE sont invités à réalimenter pour 2018, à hauteur de 200 millions, un fonds fiduciaire pour l’Afrique, auquel la France n’a affecté que 3 millions d’euros jusqu’ici (et l’Allemagne 50).

Promettant une mobilisation de ses diverses agences européennes (pour l’asile, le contrôle des frontières, etc.), Bruxelles en a appelé encore à une conférence de donateurs pour favoriser la réinstallation de migrants dans leur pays d’origine, parallèlement à la négociation – très difficile jusqu’ici – d’accords de réadmission avec les États d’origine et de transit.

« Code de conduite »

La Tunisie, l’Algérie et l’Égypte sont, quant à elles, invitées à rejoindre l’opération de contrôle maritime « Sea Horse ». Une conférence, à Tunis, le 24 juillet évoquera ce point et, plus généralement, tous les problèmes posés par les traversées en Méditerranée centrale.

l Enfin, la Commission espère établir en Libye, en 2018, un centre de coordination des secours en mer, ce qui suppose que tous les pays de la région déclarent leur zone d’intervention, y opèrent des sauvetages et partagent leurs informations, afin d’alléger la tâche de la marine italienne. Ce centre, installé à Tripoli, superviserait une zone allant de la Libye à la Grèce, en passant par l’Espagne.

Le « code de conduite » pour les ONG, présenté par Bruxelles comme la possibilité d’une « collaboration plus rationnelle » pose d’autres questions. « Les ONG doivent répondre à leur vocation de sauvetage » mais ne pas « alimenter elles-mêmes un flux incessant », commente-t-on au ministère de l’intérieur, à Paris.

Le gouvernement italien, qui doit rédiger ce texte, reproche lui aussi aux organisations humanitaires de créer un « effet d’aspiration » en s’approchant au plus près des côtes libyennes ; ce qui inciterait les passeurs à lancer en mer des embarcations de plus en plus fragiles. Les ONG répondent qu’elles n’ont pas le choix et que la priorité est de sauver des vies.

Le « code » élaboré par l’Italie et - en principe - négocié avec la Commission visera à interdire le transbordement de migrants sur d’autres navires que ceux qui les recueillent, à obliger les ONG à la transparence sur leur personnel et leur financement, et à les empêcher de croiser dans certaines zones. Le transpondeur des embarcations devra être branché en permanence pour que les navires soient constamment localisés.

« Au lieu de s’en prendre aux ONG, les États devraient surtout s’intéresser aux gardes-côtes libyens, accusés d’actes de contrebande et d’avoir tiré sur des migrants », objecte de son côté l’eurodéputé Vert italien Marco Affronte.

Les interventions des gardes-côtes mettent effectivement en péril les migrants, affirme également Amnesty International, dans un rapport diffusé jeudi. L’organisation évoque, comme d’autres, la connivence de ce corps, formé et financé par l’Union européenne, avec des passeurs et les mauvais traitements qu’il infligerait aux personnes récupérées et ramenées en Libye. Les conditions dans ces centres posent d’autres questions, viols et tortures y étant apparemment fréquents.

« L’UE doit repenser sa coopération, déployer des navires supplémentaires, ouvrir des voies sûres et légales pour rejoindre l’Europe, souligne John Dalhuisen, le directeur d’Amnesty International pour l’Europe. Si le deuxième semestre est à l’image du premier, 2017 peut devenir l’année la plus meurtrière pour la route migratoire la plus meurtrière du monde. »


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