lundi 24 juillet 2017

Les pauvres ne doivent plus chercher leur salut dans la nation



« Les pauvres ne doivent plus chercher leur salut dans la nation, mais revenir aux vieux dogmes marxistes, dans le cadre de la gouvernance globale, de l’ouverture des frontières, du libre-échange intégral, du socialisme mondial et de la lutte des classes. Qu’il échoue ou qu’il réussisse, qu’il amuse ou qu’il agace, dans le triomphe et en même temps dans la catastrophe, le président Macron est l’homme de cette stratégie » écrit Pauline Mille pour conclure un article du 24 juillet 2017 à lire ci-dessous. 

Bonne lecture

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Triomphe, catastrophe, sondage : Macron amuse les Français et prépare Mélenchon

Par Pauline Mille, le 24 juillet 2017

http://reinformation.tv/macron-sondage-catastrophe-melenchon-prepare-triomphe-amuse-francais-mille-72934-2/

Un sondage du Journal du dimanche le dit, la popularité de Macron auprès des Français plonge de dix points. Après son triomphe du printemps, voici qu’il agace avec ses faux pas de l’été. Ce n’est pas encore la catastrophe, mais… En réalité, le président amuse la galerie en même temps qu’il prépare l’opinion à Mélenchon.

« Le président du Couac 40 » : quoi qu’on en dise, le président Macron a opéré au moins un miracle, il a inspiré un bon calembour à Laurent Joffrin, le patron de notre confrère Libération. Cela dit, c’est vrai qu’on retrouve, cet été, la marque de l’écurie Hollande où commença Macron. Qu’il amuse ou qu’il agace, il manque tout depuis quelques semaines. Hier, Macron c’était Sarkozy en mieux, aujourd’hui c’est Hollande en pire.

Macron, président du Couac Quarante

Ca a commencé avec les affaires d’En Marche, Ferrand, Bayrou, qui rappelaient un peu trop les fillonneries d’un autre temps, mais, bon, on pouvait se dire qu’il s’agissait de solder le passé en se débarrassant de soutiens encombrants.

Mais depuis ça n’arrête pas. La photo officielle du président est trop grande de cinq centimètres pour entrer dans le cadre des mairies. Ca va coûter des millions, en pleine période d’austérité. Puis le chef Macron a trouvé moyen de se prendre de bec avec le général de Villiers, une brave bête de CEMA pourtant, très doux avec les enfants de la veuve et les présidents. Et ce n’est pas en clamant qu’elle a une rallonge de 1,2 milliard pour les armées et le plus beau budget depuis dix ans que Florence Parly, le nouveau ministre de la chose, va apaiser le cœur des militaires.

Après le triomphe, les affaires déçoivent les Français

Il y a encore cette histoire, mineure pour l’instant mais qui pourrait dégénérer, de la grogne des adhérents d’En Marche. On leur avait dit qu’ils feraient de la politique autrement, que leur opinion compterait, puis l’on réforme les statuts de l’association, sans leur demander leur avis, sans leur communiquer le document à temps. Grosse colère, bien sûr. Ils attaquent « la direction parisienne » en référé. La Justice avec un J majuscule est appelée à défendre le citoyen blessé dans ses illusions contre les politiciens – tous les mêmes, tous pourris, même en marche !

Catastrophe : Macron attaque les pauvres !

Et puis il y a le lourd, qui commence pianissimo, c’est les vacances, mais qui prépare les orages de la rentrée, le Social. Macron a envoyé son premier pétard alors que les flonflons de son triomphe ne s’étaient pas encore tus, sur la CSG des retraites. C’est passé à peu près, parce qu’il s’attaquait aux riches, aux aisés qui perçoivent de fabuleuses pensions supérieures à 1.200 euros par mois. Carrément des richards type Bernard Arnauld ou Bernard Henri Lévy. Maintenant, on est dans le dur. Le président du Couac 40 attaque les pauvres. Il va baisser les APL, l’aide au logement, de cinq euros. Six millions de pauvres sont concernés. Les étudiants. Une bonne part de ceux qui ne paient pas d’impôt sur le revenu. Les héritiers de l’abbé Pierre sont sur les dents. Ils interpellent le président. Cinq euros ! On mesure ce que ce sera quand Macron va vouloir réformer un peu l’immense usine à gaz montée en plusieurs décennies de socialisme.

Un sondage qui n’amuse pas Macron

La gauche se sentira légitimement agressée. Les médias l’appuieront. Ils ont déjà commencé à le faire. Ils signalent la « fin de l’état de grâce » d’un président trop « autoritaire ». Ils suggèrent son manque de cœur. Pensez : il n’était pas présent à l’ouverture de la neuvième conférence sur le sida qui vient de commencer à Paris. Un président doit connaître les usages. Les convenances ont une signification symbolique. Il faut savoir inaugurer les chrysanthèmes avec discernement : certains pots de fleurs sont plus vindicatifs que d’autres et disposent de meilleurs réseaux d’influence.

Un sondage mesure tout cela, celui que vient de publier le Journal du dimanche. La cote du président y connaît une chute de dix points, pour s’établir à 54 % de satisfaits contre 46 % de non remboursés. Du jamais vu depuis Jacques Chirac en 2002, paraît-il.

Comment Macron prépare Mélenchon

Tout cela laisse rêveur car les instituts de sondage appartiennent aux amis du président Macron, et que sa chute, si terrible soit-elle, n’a rien à voir avec celle de son mentor Hollande, qui finit à moins de quinze pour cent. La catastrophe est encore bien bénigne. Mais la façon dont les médias amis naguère, amis toujours, de Macron la montent en mayonnaise signifie ceci : il faut attendre que la communication de l’automne se fera sur le social. Avec probablement une inflexion vers la gauche de la politique de Macron et son gouvernement. Et avec sûrement une mise en vedette de Mélenchon et des revendications de classe.

C’est la poursuite tenace de la lutte contre le populisme par la promotion de l’altermondialisme. De même que François Mitterrand poursuivit l’élimination du PC en tant que force politique organisée, de même Macron entreprend-il d’éradiquer le Front National, et cela dans le cadre d’une stratégie continentale. Les pauvres ne doivent plus chercher leur salut dans la nation, mais revenir aux vieux dogmes marxistes, dans le cadre de la gouvernance globale, de l’ouverture des frontières, du libre-échange intégral, du socialisme mondial et de la lutte des classes. Qu’il échoue ou qu’il réussisse, qu’il amuse ou qu’il agace, dans le triomphe et en même temps dans la catastrophe, le président Macron est l’homme de cette stratégie.

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