samedi 1 juillet 2017

Le kebab de Hamon : beeeeeeurk !



« L'ex frondeur a publié une photo d'un kebab, avec ce commentaire «J'ai craqué, #faim, #ZéroRégime». Avec plus de 62.000 retweets, il a volé la vedette à Emmanuel Macron, qui avait dévoilé quelques heures plus tôt son portrait officiel » rapporte Le Figaro dans un article à lire ci-dessous qui portait, en fait, sur le lancement par Hamon de son Mouvement du 1er Juillet, «les bases d'une maison commune» à gauche.



Franchement, si cette photo de kebab illustre la soupe de sa « future maison commune », je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je préfère rester avec ma faim et je m’en éloigne en courant.

Bonne lecture tout de même

______________oooo____________

Un pied dans le PS, un pied en dehors : Hamon lance son mouvement


L'ex-candidat à la présidentielle fait son retour samedi, avec le lancement de son Mouvement du 1er juillet, «pas un courant» de son parti mais «les bases d'une maison commune» à gauche. Il en profite pour étriller Emmanuel Macron, qu'il dépeint en «libéral-autoritaire».
Malgré la double-défaite de la présidentielle et des législatives, Benoît Hamon en est persuadé: le créneau politique qu'il incarne représente plus que 6,36% des Français, soit plus que son score du 23 avril.

 Samedi, l'ancien ministre renoue donc avec ses partisans, et organise un grand événement sur la pelouse de Reuilly (Paris, 12ème arrondissement) pour lancer son «Mouvement du 1er Juillet», appellation provisoire de ce qui a vocation à «reconstruire la gauche». Durant tout l'après-midi, des «stand-up» sont organisés autour de grands thèmes comme la démocratie ou le travail, des «procès citoyen», des ateliers «BarCamp», une guinguette avec DJ set... «L'idée, c'est de lancer, en sortant de la dictature de l'urgence, un mouvement qui fonctionnera et délibérera vraiment de manière horizontale et collective», annonce Benoît Hamon dans Libération. L'ancien frondeur, lui, prendra la parole en fin d'après-midi.

L'ex-candidat à la présidentielle veut prolonger les réflexions qu'il a portées pendant sa campagne sur les mutations du travail, la question démocratique, la transition écologique. «Posons pour de bon les bases d'une maison commune ouverte à tous ceux qui se disent encore de gauche!», appelle-t-il encore dans le quotidien. Pour ce rendez-vous fondateur, peu de têtes d'affiche politiques ont répondu présent. Najat Vallaud-Belkacem a décliné l'invitation, Martine Aubry se terre dans le silence, Christiane Taubira ne veut pas s'afficher, Matthias Fekl est retenu pour des raisons d'ordre privé. Seuls les écologistes Yannick Jadot et Cécile Duflot, des ex-ministres comme Dominique Bertinotti et Philippe Martin, des parlementaires comme Luc Carvounas et Régis Juanico, et quelques élus de l'aile gauche du PS seront là. Des intellectuels et acteurs du monde associatif ont été invités. Le PS n'a pas reçu de carton officiel, mais «qui veut vient», dit Hamon. L'ex-frondeur affirme vouloir «sortir du huis clos socialiste pour que cent bourgeons fleurissent». Jeudi, 15.600 personnes s'étaient inscrites en ligne pour participer à cet événement.

Benoît Hamon va-t-il à cette occasion rompre définitivement avec le Parti socialiste? Les relations avec l'appareil ont été compliquées pendant sa campagne présidentielle, et la question taraude sérieusement plusieurs de ses soutiens. Pour Hamon, la «réponse à cette question est secondaire», mais il assure ne pas vouloir «lancer un courant du PS». «Benoît s'interroge, il faudra donner une réponse à cette question avant la rentrée», affirme l'un de ses proches. «A titre personnel, je compte me tenir à l'écart durablement des jeux partisans», a affirmé Hamon dans Médiapart. Pendant la primaire, beaucoup le soupçonnaient de vouloir s'imposer pour le futur congrès du PS. Le «Mouvement du 1er Juillet» a vocation à être décliné en comités locaux. Une campagne de consultation va également être lancée sur le site Internet, où il est possible d'adhérer en un clic. Un peu à la manière d'Emmanuel Macron avec son mouvement En marche!, au moment de sa création, en avril 2016, ou comme La France Insoumise, de Jean-Luc Mélenchon.

À propos du chef de l'État, Benoît Hamon reconnaît volontiers sa «méthode et son habileté». «Mais il n'en reste pas moins un libéral-autoritaire», pointe-t-il. «Ce que beaucoup à gauche redoutaient dans Valls, qui incarnait agressivement cette synthèse, ils vont l'avoir avec un Macron souriant. Ce qui se met en place, c'est un pouvoir autoritaire, hypercentralisé et concentré dans les mains d'un homme et de quelques-uns de ses obligés, où les intérêts des oligarques sont au premier plan.» L'ex-parlementaire met en garde contre les risques de voir une «démocratie appauvrie». «À un moment, cette hyperconcentration du pouvoir va entrer en collision avec les Français, avec leurs difficultés, avec le réel.»

Avec plus de 62.000 retweets, il a volé la vedette à Emmanuel Macron, qui avait dévoilé quelques heures plus tôt son portrait officiel. 

Quand Hamon vole la vedette à Macron... avec la photo d'un kebab

Lot de consolation pour Benoît Hamon. S'il a perdu dès le premier tour de la présidentielle, il peut se réjouir avec ce «buzz» déclenché jeudi, sur Twitter. L'ex frondeur a publié une photo d'un kebab, avec ce commentaire «J'ai craqué, #faim, #ZéroRégime». Avec plus de 62.000 retweets, il a volé la vedette à Emmanuel Macron, qui avait dévoilé quelques heures plus tôt son portrait officiel.

L'entourage de Benoît Hamon, conscient de la popularité de l'ex-ministre sur Internet, se méfie justement des effets pervers de cette notoriété. «C'est vrai qu'il a un certain écho auprès des jeunes, des internautes... Mais on veut à tout prix proscrire le côté iconique», prévenait l'un de ses fidèles.

« Vers un nouveau monde »

« Nos sociétés sont dites « démocratiques » car nous avons le droit d’élire nos représentants, mais nous découvrons jour après jour que...