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jeudi 6 juillet 2017

La transcription de l’état d’urgence dans le droit commun est le signe d’une dictature en marche



« De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par quelques figures socialistes, plusieurs responsables politiques de l'opposition s'inquiètent de la transcription de l'état d'urgence dans le droit commun. Le chef de l'Etat a expliqué qu'elles «comporteront des mesures renforcées, mais qui seront placées sous la surveillance du juge judiciaire, dans le respect intégral et permanent de nos exigences constitutionnelles et de nos traditions de liberté» rapporte Le Figaro dans un article du 6 juillet 2017 à lire ci-dessous. 

La garantie du « juge judiciaire » avancée par Macron est évidemment mensongère puisque ces juges, en tout cas une partie d’entre eux, sont ce qu’on appelle « politisés » et obéissent au pouvoir comme nous avons pu l’observer lors de la campagne électorale française de 2016/17. A noter également que le Ministre de la Justice n’est plus informé des affaires en cours menées par les Procureurs qui sont directement sous l’autorité de ce même pouvoir. Bayrou en sait quelque chose.

Tout cela signifie que nous sommes réellement – légalement - dans un régime autoritaire en marche vers une dictature. Macron nous a prévenus lors de son discours de Versailles : il veut « une véritable révolution » ce qui nous promet la Terreur puisqu’une véritable révolution, dans l’esprit d’un président français, ne peut faire référence qu’à celle de 1789. Capito ?

Bonne lecture

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L'inscription de l'état d'urgence dans le droit commun mobilise l'opposition

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De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par quelques figures socialistes, plusieurs responsables politiques de l'opposition s'inquiètent de la transcription de l'état d'urgence dans le droit commun.
En plus de la réforme du code du Travail, l'opposition est en train de monter au créneau pour dénoncer l'inscription dans le droit commun de dispositions de l'état d'urgence. Si celui-ci devrait être prolongé une dernière fois ce jeudi, une nouvelle loi anti-terrorisme est en préparation. Emmanuel Macron a dit lundi lors de son discours devant le Congrès que l'état d'urgence sera levé «à l'automne parce que (les) libertés sont la condition de l'existence d'une démocratie forte». Mais il a tout de suite évoqué de «nouvelles dispositions». Le chef de l'Etat a expliqué qu'elles «comporteront des mesures renforcées, mais qui seront placées sous la surveillance du juge judiciaire, dans le respect intégral et permanent de nos exigences constitutionnelles et de nos traditions de liberté».

Une précision qui ne calme pas les inquiétudes de l'opposition. «Qu'on ne vienne pas nous dire que ça ne s'appliquerait qu'aux cas de terrorisme. Parce que l'Etat d'urgence, jusqu'à présent, on nous avait dit aussi qu'il ne s'appliquerait qu'aux cas de terrorisme. Mais dans 90% des assignations à residence et des interpellations, il s'agit de syndicalistes et d'écologistes», s'est insurgé Jean-Luc Mélenchon le même jour lors de son discours place de la République. Pour le président du groupe France insoumise à l'Assemblée nationale, «les spécialistes disent eux-mêmes que ça ne sert à rien l'état d'urgence permanent. Ça doit être circonstancié et limité aux moments où les évènements ont lieu de manière à donner comme un coup de pied à la fourmilière».

La «vive inquiétude» du PS

Mercredi sur France inter, c'est Marine Le Pen qui a dénoncé le projet du gouvernement. «Je m'y opposerai, parce que je pense que ceci est éminemment dangereux», a annoncé la présidente du Front national. Ajoutant: «Là clairement, si les dispositions de l'état d'urgence entrent dans la loi ordinaire, il y a une violation très lourde, très grave des libertés individuelles». Quant à Florian Philippot, le vice-président du FN, il a estimé sur France info qu'en «mettant l'état d'urgence dans le droit commun, on perd en liberté sans gagner en sécurité.»

Plus surprenant, ces opposants, ont été -partiellement-rejoints dans leur analyse par l'ancien garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas. «Dans les contacts que je continue à avoir avec les enquêteurs, je n'ai entendu aucune demande correspondant à ce qu'il y a dans le texte. C'est une course infinie derrière la prédictibilité parfaite du passage à l'acte», dénonce-t-il ce jeudi dans Libération, concédant qu'il n'y a pas d'«atteinte aux libertés dans ce texte». Jeudi, le Parti socialiste a fait part de sa «plus vive inquiétude» à l'égard du texte qui «porte clairement atteinte à l'état de droit». «Depuis 2015, les dispositions anti-terroristes ont été renforcées (...). Face à la menace, la France a besoin de moyens et de coordination des services de police, de gendarmerie, de renseignement. Pas d'une loi qui éteint nos droits et nos libertés», juge la rue de Solférino alors que plusieurs ONG ont elles aussi tiré la sonnette d'alarme.

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