samedi 3 juin 2017

Trumpisme, la croissance verte en question



Ainsi, Trump a décidé de quitter le troupeau écologiste pour reprendre sa liberté de croissance sans entrave conformément à sa promesse électorale de défendre avant tout le peuple américain puisqu’il a été élu par ce peuple et pour ce peuple.

Sa décision est d’autant plus honnête et courageuse qu’il y a une seconde raison qui justifie son geste : la croissance verte est une illusion. Autrement dit, il n’est pas nécessaire de contester le réchauffement climatique – un aspect particulier de la crise générale de l’environnement - pour dénoncer l’Accord de Paris. Par contre, il est objectivement réaliste de rappeler que la croissance verte prônée par les écologistes est un leurre et une impasse encore plus suicidaire que la poursuite de l’exploitation des ressources fossiles non renouvelables en partie responsables du réchauffement climatique. 

Pour s’en convaincre, essayez seulement d’équiper votre maison en technologies renouvelables en lieu et place de votre connexion EDF. Si, effectivement, il est possible de se faire un peu d’eau chaude solaire, c’est à peu prêt tout ce qui fonctionne à un coût abordable et encore vaut-il mieux ne pas chercher à amortir l’investissement ni calculer les charges d’entretien. Sans les remises fiscales, toutes ces technologies n’aurait aucune chance de se développer sinon marginalement.

La croissance verte est un leurre idéologique pour encore quelques générations si cette croissance verte se donne comme objectif de maintenir notre niveau et notre mode de vie contemporain. La seule véritable réponse à la crise générale de l’environnement serait une remise en question radicale de notre système, c’est-à-dire le système qui est à l’origine de cette crise et qui ne sait rien faire d’autre que de provoquer des crises pour se survivre à lui-même. C’est sa psychologie qui est en cause or cette psychologie ne peut pas se remettre en cause par elle-même. 

Tant que la réponse à la crise générale de l’environnement sera technologique et conçue au nom du Progrès, cette crise s’aggravera puisque c’est ce Progrès qui en est la source.

Le simulacre de Washington D.C. qui entretient le simulacre de nos propres jugements

“ Ce qui se passe aux USA est quelque chose qui n’a jamais été approché dans quelque circonstance que ce soit du point de vue du désord...