lundi 19 juin 2017

La nouvelle réalité politique française du moment mais pour combien de temps?



Après avoir donné la parole aux autres, à moi de la prendre. Il y a dans cette élection mascarade tous les signes d’une feu-démocratie que personne n’a le cran de déclarer morte et d’enterrer avec tous les honneurs et en grande pompe. Dans cette société victimaire, tout le monde préfère regarder ailleurs plutôt que d’assumer ses propres trahisons et cela ouvre une voie impériale pour quelques morveux qui profite de la situation pour assouvir leurs frustrations de gosses mal dégrossis. Et c’est ainsi que nous nous retrouvons avec une Assemblée nationale qui a tout du parloir d’une école pour jeunes filles le mercredi après-midi.


La question n’est pas celle des écoles pour jeunes filles mais de cette Assemblée-là, qu’on ne se méprenne pas en inversant l’idée et l’image pour, encore une fois, refuser d’ouvrir les yeux sur la réalité. Cette Assemblée-là, à 75% novice, est parfaite pour entériner en cœur les prochaines mesures du casse social que nous a promis le gosse Macron qui n’a aucune idée de ce qu’il fait et s’en fiche parfaitement pourvu que ça l’amuse comme un enfant gâté et déjà gâteux. Faire joujou avec le palais de Versailles, oui, ça l’amuse. Faire joujou avec la pyramide, oui, ça l’excite. Faire joujou avec le peuple, non, ça ne va pas le faire longtemps.

Non pas que ce peuple soit l’alpha et l’oméga de la conscience politique mais parce qu’une telle prise de pouvoir va susciter des idées dans d’autres têtes qui sont restées jusqu’à présent à l’ombre et qui vont peut-être se dire que c’est le moment d’en profiter pour tenter sa chance. Et alors, cette Assemblée-là va-t-elle se lever pour s’y opposer, elle qui ne sait même pas comment fonctionne une Assemblée et qui, pour ceux qui, dans cette Assemblée le savent encore, n’ont plus de parti digne de ce nom sur lequel s’appuyer pour résister à un éventuel coup d’Etat ?

Macron, pour faire joujou, a tout détruit. Il n’est pas seul, bien sûr, lui n’est qu’un pantin mais justement, ceux qui l’animent sont aussi dans des rapports politiques avec d’autres groupes aussi puissants qu’eux et qui se font la guerre dans les coulisses. Il ne faut pas croire que Macron est la mascotte préférée de tous les intérêts puissants qui cherchent à étendre leur pouvoir par tous les moyens comme nous pouvons l’observer tous les jours à Washington DC en guerre civile ouverte depuis la victoire de Trump dont la tête est mise à prix par ses adversaires d’hier et ses ennemis d’aujourd’hui. C’est ce qui attend Macron.

Il y a une similitude entre les deux élections, US et française. Dans les deux cas, les gagnants ne sont pas issus d’un parti politique traditionnel, ils sont passés outre ces partis mais à la différence de Trump, qui a sa fortune personnelle, Macron dépend d’une sorte d’ »Etat profond » dont on connaît quelques figures comme celle d’Attali ou de Minc mais dont on ignore les réels réseaux et leurs tentacules infinies. Tant qu’il s’agissait de prendre le pouvoir, tout le monde s’est aligné comme un seul homme mais maintenant que le pouvoir est pris, chacun va chercher à tirer la couverture à soi et ce n’est pas le gosse Macron qui aura la carrure ni même l’idée de s’imposer puisqu’il a été placé là et qu’il peut tout aussi bien être viré par les mêmes. Il ne pourra pas, de plus, agiter une quelconque légitimité démocratique pour se défendre puisque les résultats des scrutins font qu’elle n’existe en rien. Une majorité des électeurs se sont retirés, ont appliqué comme on dit leur droit de retrait pour cette élection. Débrouilles-toi, Macron, lui ont-ils dit, nous on s’en bat les c… et on compte les points.

Je ne pense pas que dans un avenir plus ou moins proche, nous assistions à des manifestations dans la rue pour contester sérieusement telle ou telle future mesure. Il y aura des mouvements sociaux mais ce sera plus par inertie et parce qu’il faut bien faire quelque chose mais cela n’ira jamais bien loin. Le danger, de mon point de vue, ne vient pas d’en bas mais d’en haut car c’est en haut que les enjeux de pouvoir vont maintenant s’exacerber.

D’en haut, c’est-à-dire de nulle part, ou de l’étranger si vous préférez, de Bruxelles, de Berlin ou de New-York voire même de Pékin et, pourquoi pas, de Moscou. Mais aussi de Doha, de Ryad et surtout d’Ankara, d’Alger, de Rabat ou du Caire, et la liste est longue. La France est à prendre et il n’y a qu’un morveux pour la défendre alors que ce n’est même pas sa pensée puisqu’il est globaliste et que c’est donc au plus offrant, ou au plus fort, ou au plus pervers et sanguinaire de se servir et de se goinfrer, telle est la nouvelle réalité politique du moment. Pour combien de temps ?

« Vers un nouveau monde »

« Nos sociétés sont dites « démocratiques » car nous avons le droit d’élire nos représentants, mais nous découvrons jour après jour que...