mardi 27 juin 2017

Comment l’Etat utilise les migrants pour mieux instaurer sa dictature.



Si vous lisez l’article du Figaro avec AFP ci-dessous, vous allez penser que le gouvernement lutte contre l’immigration illégale. L’article fait une grande place aux critiques en provenance des bienfaiteurs de l’humanité pour qui il n’y en a jamais assez pour les migrants.

 Pourtant, le plan qui vient d’être dévoilé par le gouvernement ne consiste en rien d’autre que de disséminer des milliers de migrants sur l’ensemble du territoire, souvent dans de petites communes qui n’auront aucune dotation pour faire face à cet accueil qui leur est imposé ce qui va donc créer toutes le conditions pour que ça se passe mal et débouche sur des violences inévitables. C’est cela que veut le pouvoir pour mieux instaurer sa dictature. C’est marche ou crève. 

Bonne lecture

_____________oooo______________


Inquiétude autour d'un nouveau dispositif d'accueil des demandeurs d'asile

  • Par Etienne Jacob
  • Mis à jour le 27/06/2017 à 18:46
  • Publié le 27/06/2017 à 17:56

INFOGRAPHIE - Le programme Prahda prévoit la création de 5351 places d'hébergement d'urgence pour les demandeurs d'asile. Le projet irrite de nombreux maires, qui craignent de ne pas pouvoir assumer ce flux. Quant aux associations, elles s'inquiètent des futures conditions d'accueil et redoutent l'accélération des procédures de renvoi.

C'était en septembre dernier. Le ministère de l'Intérieur lançait un appel d'offres afin de mettre en place un nouveau dispositif pour les migrants: le programme d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile (Prahda). L'objectif de l'État était simple: créer des logements d'urgence pour alléger un parc déjà saturé. En novembre dernier, Adoma, principal bailleur des travailleurs migrants, a remporté la totalité des lots pour un montant de plus de 162 millions d'euros. En plus de son patrimoine existant, la société, anciennement Sonacotra, a prévu notamment de transformer et de rénover de vieux hôtels non rentables.
Aujourd'hui, un tiers des places ont d'ores et déjà été créées, selon le ministère de l'Intérieur. Mais le dispositif irrite de nombreux maires de petites communes, qui craignent de ne pas pouvoir assumer ce flux. Quant aux associations, elles s'inquiètent des futures conditions d'accueil et redoutent l'accélération des procédures de renvoi.

Douze régions, cinquante départements

Le ministère de l'Intérieur est parti d'un constat: «L'Europe est confrontée depuis le début de l'année 2015 à des arrivées importantes de migrants, notamment à travers la Méditerranée centrale et orientale», expliquait Beauvau dans son appel d'offres. En effet, près de 86.000 demandes d'asile ont été enregistrées l'an dernier en France. Une augmentation de près de 7,1% par rapport à 2015, alors que les centres d'accueil dédiés à ces personnes (Cada) n'offrent actuellement que 40.000 places. Selon l'Intérieur, Prahda doit ainsi «compléter» Cada.
Contactée par Le Figaro, la société Adoma n'a pas souhaité communiquer l'intégralité des villes concernées par Prahda. Mais selon Beauvau, ce nouveau dispositif va s'étendre dans les douze régions de France, et dans une cinquantaine de départements. Pour héberger ces migrants, Adoma va utiliser une partie de son patrimoine ainsi que d'anciens hôtels Formule 1. Ces bâtiments avaient été cédés par Accor fin mars à la SNI, filiale de la Caisse des dépôts et consignations et propriétaire d'Adoma. Selon le bailleur, des travaux vont être effectués, à hauteur d'environ 5000 euros par chambre.

Faire des économies

Un tiers des 5351 places ont déjà été créées et «le reste des ouvertures doit s'échelonner d'ici la fin de l'année», affirme-t-on à l'Intérieur. Trois types de public seront accueillis:

- Les migrants souhaitant demander l'asile. Ces derniers auront trente jours pour lancer leurs démarches.

- Les demandeurs d'asiles déjà enregistrés. Ceux-ci seront «en attente d'orientation» vers des structures plus fiables et pérennes.

- Les «dublinés». Il s'agit de migrants enregistrés dans un autre pays européen et censés, selon le règlement «Dublin», qui définit le pays dans lequel les demandeurs d'asile doivent déposer leur demande. Prahda doit donc permettre de faire «respecter» ce règlement, affirme Beauvau. En 2016, la France comptait 22500 «dublinés».

Avec ce nouveau projet, le ministère entend maîtriser ses coûts. Les hôtels, dans lesquels sont fréquemment logés les demandeurs d'asile, reviennent trop cher. Même chose pour les centres d'accueil et d'orientation (CAO) dans lesquels sont reçus des «dublinés». «Il y a moins d'organisation dans ces centres. Ils sont faits plus promptement que dans le cadre d'une commande de marché public», justifie Beauvau. Alors que les CAO reviennent à 25 euros par jour et par personne, Prahda devrait abaisser ce coût à 16,50 euros. Pour autant, l'Intérieur rappelle que ce nouveau programme «n'a pas vocation à se substituer aux CAO».

Les maires inquiets...


Lancé en septembre 2016, Prahda provoque aujourd'hui la colère de certains maires. C'est le cas de Claude Bosio, premier édile de Chasse-sur-Rhône (Isère), commune de 5000 habitants au sud de Lyon. Le 2 août prochain, l'élu verra arriver dans sa ville 96 migrants et demandeurs d'asiles dans un ex-hôtel F1 situé en bord d'autoroute. «La moitié seront des familles, l'autre moitié seront des personnes isolées», explique-t-il, sans plus de détail. «Rien n'est vraiment clair», déplore-t-il. Le maire accuse l'État d'avoir mis en place ce dispositif dans sa commune «sans aucune concertation» et de façon «très directive». 

«Comment ces personnes vont-elles être hébergées, dans quelles conditions? Pour les enfants, quelle sera leur scolarisation? L'accompagnement, on ne le connaît pas. On nous parle beaucoup des associations mais ces dernières ne sont pas très disponibles», liste Claude Bosio, qui craint une augmentation de 2% de sa population. «Nos finances ne permettent pas d'accueillir ces personnes et l'État nous a dit qu'il ne nous aidera pas», s'inquiète-t-il. Une source proche du dossier contactée par Le Figaro confirme qu'effectivement, «aucune donation de l'État» n'est prévue dans le cadre de Pradha. «Adoma prévoit quatre employés, dont un directeur à mi-temps, et un technicien d'entretien. Il en restera seulement deux autres pour gérer 96 demandeurs d'asile». Conséquence, le maire n'exclut pas, avec plusieurs autres élus, d'attaquer le décret prochainement: «On est en train de regarder.» 

Même son de cloche du côté de Jean-Louis Guerry, maire de Chanas (Isère). Ce dernier dénonce une situation «confuse». Dans sa commune de 2500 habitants, une centaine de migrants seront aussi bientôt logés dans un ancien hôtel Formule 1. «Je ne suis pas opposé à l'accueil des demandeurs d'asile, mais nous ne sommes pas équipés ni organisés pour, que ce soit en mairie où dans notre école primaire», indique-t-il. Le maire pointe surtout du doigt l'aspect sécuritaire. «Cet hôtel est coincé entre l'autoroute et un giratoire où passent des milliers de véhicules par jour. C'est inconcevable de mettre des gens en difficulté ici. Il faut parcourir un kilomètre pour aller au centre du village!», lâche-t-il. Pour protester contre le projet, des militants de Génération identitaire ont pris possession de l'hôtel, brandissant des pancartes «Stop invasion».
Contacté par Le Figaro, le ministère de l'Intérieur dément cette salve d'accusations: «Chaque site a fait l'objet d'une analyse et d'un suivi régulier entre Adoma, les préfets et les élus locaux pour qu'il y ait une forme d'acceptabilité locale quant à l'ouverture des places d'hébergement.»

... Les associations aussi


De côté du milieu associatif, on dénonce un durcissement des procédures pour les «dublinés». Selon Adoma, Pradha va permettre «la préparation du transfert des personnes sous procédure Dublin et la sortie du dispositif des réfugiés et des personnes déboutées». 

«Ce dispositif va être très compliqué à mettre en œuvre car la question du retour des “dublinés” dans le pays par lequel il est rentré est extrêmement compliquée. Vous ne traitez pas de la manière des personnes venant d'Allemagne et de Suède, et celles venant d'Italie ou de Grèce», regrette le directeur général de France Terre d'asile, Pierre Henry. Son association n'a pas répondu à l'appel d'offres: «Prahda, c'est un objet qui vient d'apparaître dans la galaxie et cet objet me semble poser quelques problèmes. Si c'est confus pour tout le monde, il y a un loup», estime-t-il. 

Pour Yann Manzi, vice-président de l'association Utopia 56, le règlement de Dublin est «pratiquement inapplicable». «Avec ce projet, l'Europe envoie des signaux forts aux migrants pour leur dire “Regardez, ça va pas être possible”», attaque-t-il, tout en déplorant une future «accélération des procédures de renvoi».

Dans l'appel d'offres, le ministère de l'Intérieur affirme que des assignations à résidence pourront par ailleurs être ordonnées dans l'attente d'un transfert. «C'est la première fois que l'assignation à résidence est inscrite dans un cahier des charges», assure Gérard Sadik, de l'association de défense des migrants Cimade. «De plus, ça fait jouer un rôle aux travailleurs sociaux qui n'est pas très sain», déplore-t-il. «La logique au contrôle est de plus en plus forte», ajoute le spécialiste de la demande d'asile, tout en reconnaissant que Pradha répond à un «problème structurel de places d'hébergement».

De plus en plus de soldats ne se sentent plus représentés par un chef de l’Etat élu par une minorité de Français

« Parce que l’armée est à l’image de la société, de plus en plus de soldats ne se sentent plus non plus représentés par un chef de l’Et...