lundi 8 mai 2017

J + 1 : des têtes vont tomber au FN



« Je n’ai pas voté (…) pour ne pas suivre la meute et sachant très bien que Marine Le Pen n’allait pas être élue. Pour résumer, on pourrait dire que Macron est un Obama français. Ce dernier était aussi inconnu avant d’être élu et a été, de la même façon, soutenu par les médias. La question est de savoir qui sera le Trump français dans cinq ou dix ans » commente l'essayiste JeanBricmont sur RT.

Comparaison n’est pas raison, mais sur la question du rôle dominant des médias dans les élections, l’essayiste a tout de même raison. Ceci étant dit, est-ce vraiment une nouvelle ? Une démocratie peut-elle fonctionner sans les médias ? Non, le problème étant seulement que les médias ne sont pas des organes d’information impartiale mais un outil de propagande au service de ce qu’il convient d’appeler le système, en l’occurrence et pour préciser la chose, les forces globalistes. 

Les médias alternatifs relayés par les réseaux sociaux sont encore dans un rapport asymétrique avec ces grands médias systémiques et ne peuvent, au mieux, agir qu’à la marge et à coups d’opérations terroristes. De ce point de vue, la France est en retard par rapport aux Etats-Unis où Trump a clairement obtenu sa victoire grâce à la démolition de son adversaire par des commandos de lanceurs d’alertes souvent en exils comme Snowden ou Assanges relayés par les réseaux sociaux. En France, pour cette présidentielle 2017, cela n’a pas fonctionné car de puissants lanceurs d’alerte, il n’y a point.

C’est donc Le Pen, l’adversaire du candidat du système, qui a du se taper le travail de lanceur d’alerte comme nous avons pu l’observer lors du débat de l’entre-deux-tours mais ce faisant, elle n’a pas pu endosser le costume d’une présidentiable et cela lui a peut-être coûté la victoire car au lieu de gagner les 9 ou 10 points qui lui manquaient, elle en a perdu 8 dans les trois derniers jours de la campagne, passant de 41 à moins de 34%. Il y a tout de même de quoi être furax car il y a eu 6,34% de votes blancs, 2,24% de bulletins nuls et 25,4% d’abstentionnistes, soit une réserve de presque 33% d’électeurs dans lequel il était possible d’en récupérer largement assez pour gagner. 

Le Pen s’est donc engagée dès le soir du second tour à réaliser « une profonde transformation » du Front national. Non, ce n’est pas la bonne réponse. Le Pen doit créer ex-nihilo un nouveau mouvement anti-système (anti globaliste) fondé sur un intérêt de classe – l’intérêt commun de toutes les couches populaires qui souffrent des conséquences de la globalisation - et non plus sur la défense d’une idéologie extrémiste qui, au bout du compte, divise les forces populaires écrasées par le système de la globalisation en plusieurs camps inconciliables entre eux favorisant ainsi la survie et la domination du système comme cette élection présidentielle 2017 vient encore une fois de le démontrer en portant Macron au pouvoir.

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