samedi 29 avril 2017

J – 9 : Le Pen et Dupont-Aignan passent « un accord de gouvernement », un pas historique pour le FN



Après la déferlante des ralliements de circonstance en faveur de Macron puis le non ralliement circonstancié de Mélechon, Dupont-Aignan brise audacieusement le tabou et passe « un accord de gouvernement » avec Le Pen.

Il s’agit d’une première pour le FN puisque jusqu’à présent, ce parti refusait toute forme d’alliance politique pour accéder au pouvoir, ce qui en faisait justement un parti d’extrême droite utilisé par le système pour maintenir aux affaires et par alternances ses propres candidats et faisait du FN son allié objectif et son idiot utile de service.
L’alliance Le Pen/Dupont-Aignan change la donne et ouvre clairement une brèche dans le front républicain qui montrait déjà des signes de faiblesses par rapport à ce qu’il fût suite au séisme 21 avril 2002 qui avait jeté des millions de Français dans la rue. Où sont passés ces millions de « républicains » aujourd’hui ?
En acceptant de débattre avec Le Pen entre les deux tours, contrairement au refus de Chirac à son époque, Macron a préparé les conditions de son éventuel échec. En effet, pourquoi débattre avec un adversaire qu’il qualifie d’extrémiste ? Peut-on raisonnablement débattre avec un extrémiste ? Soit Macron n’est lui-même pas raisonnable, soit Le Pen n’est pas extrémiste mais les deux ne sont pas compatibles.
Cette façon de vouloir concilier l’inconciliable, d’affirmer tout et son contraire, de rassembler tout et n’importe quoi est la marque de fabrique de Macron. Ni de gauche ni de droite, Macron se positionne dans le rien et se comporte comme un trou noir qui aspire dans le néant tout ce qui est déjà sans consistance, sans capacités de résistances, tous ces responsables politiques perdus et ces électeurs indécis parce que déboussolés.
Le Pen se retrouve seule contre tous et peut faire illusion, donner l’impression d’être une alternative, un point de repère stable auquel se raccrocher. Cette situation est un scénario de tour infernale en flamme (La France) avec des électeurs confrontés au choix entre se jeter dans le vide (la mondialisation) avec Macron ou se faire griller sur place (le nationalisme) avec Le Pen.  
Dupont-Aignan et d’autres avec lui peuvent-ils hisser la grande échelle pour sauver ceux qui peuvent l’être en étant restés debout entre le vide et les flammes ? Cela ne sauvera en tout cas pas cette France en flamme qu’il faudra reconstruire avec les survivants de cette tragédie.

De plus en plus de soldats ne se sentent plus représentés par un chef de l’Etat élu par une minorité de Français

« Parce que l’armée est à l’image de la société, de plus en plus de soldats ne se sentent plus non plus représentés par un chef de l’Et...