€CALYPSE NEWS

jeudi 23 mars 2017

Attaque de Londres : une nouvelle illustration du terrorisme « low cost ».



Lu dans le Figaro ce 23/03/2017 sous la plume de Jean Chichizola :
« Des terroristes fanatiques prêts à mourir, des objets du quotidien transformés en instruments de mort, des cibles symboliques visées pour accroître encore la panique et le choc psychologique… L'attentat de Londres est une nouvelle illustration de ce terrorisme «low cost» qui a ensanglanté plusieurs grandes villes occidentales ces dernières années.
Une méthode d'attaque encouragée par Abou Mohamed al-Adnani, porte-parole de l'État islamique, tué le 30 août 2016. Le 22 septembre 2014, ce propagandiste de Daech avait lancé un appel à tuer des citoyens des pays de la coalition. «Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien, avait-il déclaré, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l'État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière. Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munitions, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle, ou n'importe lequel de ses alliés. Écrasez-lui la tête à coups de pierres, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le.»
Pour cette première chronique survivaliste post-€calyptique, il m'a semblé que ce commentaire du Figaro au sujet de l'attaque de Londres d'hier était ad-hoc. En effet, comment "survivre" dans un tel monde? A noter que les menaces de Mohamed al-Adnani sont quasiment reprises par le président turc Erdogan contre les Européens dont il menace la sécurité partout dans le monde si ceux-ci continuent de se comporter comme des nazis. Bonjour l'ambiance!

Le Monde du 23/03/2017 n'est pas en reste pour nous embrouiller encore davantage:
L’auteur de l’attentat « est né au Royaume-Uni » et « il y a quelques années il a fait l’objet d’une enquête du MI5 » en lien avec « l’extrémisme violent », a dit Mme May, ajoutant qu’il était « un personnage périphérique » de cette enquête.
Si je résume: nous sommes en présence d'un acte de terrorisme "low cost" réalisé par "un personnage périphérique" (mais toutefois né au Royaume-Uni) bien connu des services de renseignement britanniques, en substance le M15, et pas pour des petits larcins mineurs mais en "lien avec l'extrémisme violent". Bref, comme d'habitude, il ne s'agit pas d'inconnu venant d'on ne sais où. Dans son cas, fermer les frontières n'aurait donc servi à rien puisqu'il est né dedans (oui, dedans les frontières britanniques). Cela montre que le Brexit, si c'est pour protéger les Britanniques du terrorisme, c'est loupé! La première ministre Theresa May déclare toutefois que la procédure de divorce avec l'UE n'est pas remise en cause par cet attentat laissant ainsi entendre que la question a été posée. On se demande bien par qui si ce n'est pas les opposants au Brexit de plus en plus nombreux et énervés tant à Londres qu'à Bruxelles. Il faudra à Theresa May tout le soutien de D. Trump pour tenir le cap. Et pourquoi pas celui de Marine Le Pen une fois à l'Elysée. Sait-on jamais.


Sputnik rapporte, ce 23/03/2017, une déclaration de Marine Le Pen sur BFMTV et RMC selon laquelle:
... afin de lutter contre le terrorisme, il faut d'abord prendre le contrôle des frontières et expulser les étrangers radicalisés.
Cette déclaration est en lien avec l'attaque de Londres d'hier où, pourtant, l'assaillant est un britannique... de souche, puisque né au Royaume-Uni. Les arguments de Mme Le Pen tombent à l'eau. Les autres candidats à l'Elysée s'abstiennent, eux, de récupérer l'évènement et se contentent d'exprimer leur solidarité avec le peuple britannique sachant bien qu'ils n'y peuvent rien du tout. A moins qu'ils ne considèrent que le terrorisme, surtout le "low cost", puisse aussi être un outils stratégique de gouvernance politique globaliste pour mieux lutter contre les menaces souverainistes qui ont tendance à se généraliser dans le camp occidental.

Alors que l'Etat islamique revendique l'attentat de Londres, Le Monde rapporte les propos étranges de notre ministre des Affaires étrangères:
Jean-Marc Ayrault a rencontré les familles de trois lycéens français blessés dans l’attentat. Il a dénoncé une « attaque contre le cœur de la démocratie », dans une déclaration à la presse, disant être venu à Londres porteur d’un « message très fort pour dire non à ceux qui veulent tuer la démocratie ».
Non à ceux qui veulent tuer la démocratie? Mais qui est responsable de l'émergence de l'Etat islamique si ce ne sont, justement, les démocraties occidentales réunies dans une coalition dite anti-terroriste pour protéger ces mêmes terroristes qui se trouvent être les alliés objectifs de l'Occident globaliste (on disait autrefois impérialiste) en combattant en Syrie et en Irak comme supplétifs les vrais ennemis de  cet Occident-là tels qu'ils sont définis au moins depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Ces ennemis qui s'opposent à la fin de l'Histoire, c'est à dire à la domination totale et absolue de cet Occident qui a cru, avec la chute de l'URSS, que la partie était gagnée. C'était sans compter sur un certain Vladimir Poutine qu'aucun printemps russe n'a réussi à dégager. Et voilà que l'Occident démocratique est de plus en plus la cible d'attentat terroriste, comme avec Al Qaïda et le 11 Septembre 2001. Sauf que les attentats d'aujourd'hui sont "low cost", c'est à dire réalisables par n'importe qui, n'importe où et n'importe quand sans que nos services de renseignements ne puissent rien faire. Il est logique que dans cette situation, nos responsables politiques n'aient qu'une seule phrase à dire à l'intention de leurs ex/futurs électeurs: nous n'avons pas peur! (sic Theresa May) La seule responsable politique française qui ne joue pas ce jeu de dupe est Marine Le Pen mais ça ne lui coûte rien puisqu'elle sera de toute façon - selon tous les sondages et quel que soit son adversaire, Macron ou Fillon - éliminée au second tour. Et si ce n'était pas le cas, si une énorme surprise venait faire mentir tous les sondages, cela signifierait que c'est la démocratie elle-même et ses instruments d'information qui sont périmés. Certes, nous le savons déjà (du moins sommes nous quelques uns à le penser) mais cette surprise-là est-elle si improbable que ça? Autrement dit, puisque nous sommes dans une démocratie formelle qui n'est qu'enfumage de l'opinion publique, qu'est-ce qui empêcherait une ou des puissances dites ennemies d'interférer dans notre élection présidentielle? Enfumage pour enfumage - enfumage Macron/Système vs enfumage Le Pen/puissance(s) ennemie(s) (y compris l'administration Trump)-, que signifie au bout du compte cette mascarade électorale? Que les enjeux de cette élection dépassent le destin de la France elle-même puisqu'ils opposent deux sens de l'Histoire absolument inconciliables: celui du globalisme totalitaire qui a déjà perdu la guerre à celui d'un néo-souverainisme transnationale (ou transnationalisé à mesure) qui n'a pas encore déclaré sa guerre. Les actes terroristes 'low cost" que nous subissons depuis quelques années sont seulement une forme de  drôle de guerre", celle qui précède la vraie... et qui reste à venir. Et c'est là que l'Allemagne, le dernier fleuron de cet Occident globaliste en pleine décomposition, entre en piste ou rentre dans la danse des fous au milieu de cet immense asile psychiatrique qu'est devenu ce monde. L'Allemagne dont la chancelière Merkel ne lâche pas les baskets de son allié chinois, le président Li, qui a fait de Berlin le terminus et l'apothéose de sa nouvelle route de la soie pour mettre la main sur l'Europe, en tout cas de ce qu'il en restera, avec un gigantesque plan de reconstruction post-troisième guerre mondiale à la clé et dont l'Allemagne - avec ou sans Merkel - serait le partenaire privilégié. 

Barcelone : manifestation de soutien aux prisonniers politiques

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