vendredi 27 mai 2016

USA : élection, du "penser bien" à la "pensée libre", le projet politique de Trump

B26051605:40 - "Rendre les Etats-Unis indépendants sur le plan énergétique est un objectif de politique étrangère et un objectif stratégique or si nous ne développons pas la fracturation hydraulique, nous resterons dépendants du Moyen-Orient pour notre énergie" a déclaré Donald Trump cité par Le Monde.

Trump développe une logique implacable fondée sur une hiérarchisation des priorités nationales : à partir du moment ou l'objectif n°1 est l'indépendance des Etats-Unis, tout le reste doit se plier à ce principe quel qu'en soit les conséquences. 

Il s'agit-là d'une forme de raisonnement radicalement anti-bien-pensance car il refuse de "penser bien" pour "penser librement". Trump utilise la pensée comme un outil au service du politique et non comme un objet de bigoterie qui réduit le politique à rien.

Or, réduire le politique à rien - ce qui définit le nihilisme de la bien-pensance - est la négation de la liberté humaine. Du point de vue de Trump, si la liberté humaine est l'objectif politique n°1 des Américains, concrétiser cette liberté n'est possible que par l'indépendance énergétique des Etats-Unis. 

La liberté humaine n'est pas un principe morale mais l'essence même de la condition humaine sur terre. Sans liberté, l'humain n'est pas humain or cette liberté est, très concrètement, une lutte pour se libérer de la condition animale dont la survie dépend de son énergie propre, c'est à dire de l'énergie animale proprement dite qui se trouve être aussi une énergie propre en sens écologique.

Ou l'on voit que l'énergie propre, celle de la bien-pensance écologique (énergies renouvelables, COP21, etc.) condamne l'être humain à la condition animale ce qui n'est réalisable qu'en fabriquant une religion à laquelle les individus doivent se soumettre sous peine de transformer la terre en enfer via le changement climatique, la montée des eaux, etc. et que Trump rejette au nom de la pensée libre.
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Etats-Unis : Donald Trump promet d’annuler l’accord de Paris sur le climat une fois élu 

Le Monde, le 27 Mai 2016 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 27 Mai 2016 
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Jusqu’à présent, Donald Trump avait assez peu loquace sur la politique énergétique qu’il mènerait s’il était élu à la Maison Blanche.
 rendre les Etats-Unis indépendants sur le plan énergétique
Le candidat républicain, qui a atteint officiellement, jeudi 26 mai, la majorité de délégués requise pour l’investiture de son parti à l’élection présidentielle du mois de novembre, a dévoilé le même jour à Bismarck (Dakota du Nord) les grandes lignes de son programme dans ce domaine. Celui-ci est sans ambiguïté : l’objectif est de déréguler à tous crins le secteur pour exploiter au maximum les ressources présentes dans le sous-sol américain et rendre les Etats-Unis indépendants sur le plan énergétique.
faire de l’énergie un objectif de politique étrangère et un objectif stratégique
M. Trump veut faire de l’énergie « un objectif de politique étrangère et un objectif stratégique », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse. Pour lui, « il faut se débarrasser de certaines régulations », estimant que « le gouvernement fédéral doit se tenir à l’écart du secteur de l’énergie ».
  annuler l’accord de Paris sur le climat
« Je vais annuler l’accord de Paris sur le climat », a-t-il ainsi promis. Selon lui, les règles visant à limiter le réchauffement climatique adoptées en décembre lors de la COP21 vont « tuer l’emploi et le commerce », ajoutant que « cet accord donne à des bureaucrates étrangers le contrôle sur la façon et la quantité d’énergie que nous pouvons consommer dans notre pays. Pas question ! », s’est-il enflammé.

Le candidat républicain s’est dit en outre prêt à revenir sur bon nombre de décisions prises par Barack Obama au cours de ses deux mandats concernant l’environnement. C’est le cas de l’annulation du projet d’oléoduc Keystone XL, qui devait relier le Canada au Golfe du Mexique pour transporter les sables bitumineux de l’Alberta vers les raffineries américaines. M. Trump a affirmé qu’il approuverait ce chantier « sans hésitation, à 100 %, mais je voudrais un accord plus favorable ». Il a précisé qu’il exigerait que les bénéfices reversés aux États-Unis soient plus importants que ce qui était prévu dans le projet initial.
Si nous ne développons pas la fracturation hydraulique, nous resterons dépendants du Moyen-Orient pour notre énergie
Même discours sur l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste. « Si nous ne développons pas la fracturation hydraulique, nous resterons dépendants du Moyen-Orient pour notre énergie », a insisté le candidat. M. Trump s’est ainsi dit prêt à assouplir la réglementation du secteur pour permettre aux entreprises de forage et aux sociétés minières d’être plus compétitives. « L’Amérique a un potentiel énergétique incroyable qui reste inexploité », a-t-il lancé. Il a aussi remis en cause les récentes mesures prises par l’administration Obama sur le charbon : « Les régulations qui ferment des centaines de centrales à charbon et bloquent la construction de nouvelles, quelle stupidité ! »
 il coupera tous les financements américains destinés à des programmes en faveur de la lutte contre le réchauffement de la planète.
Il a aussi prévenu que si Hillary Clinton était élue à la Maison Blanche, les choses iraient « beaucoup plus mal » pour le secteur. La candidate démocrate plaide pour que les États-Unis limitent leur dépendance à l’industrie du charbon, régulent plus fortement la fracturation hydraulique et développent la production d’énergies renouvelables. Des mesures qui conduiraient à l’appauvrissement des Américains, selon M. Trump. Le candidat a enfin promis qu’il couperait tous les financements américains destinés à des programmes en faveur de la lutte contre le réchauffement de la planète.

Si son discours est sans ambiguïté sur le changement climatique, il recèle en revanche un certain nombre de contradictions. Comme l’a souligné David Sandalow, ancien sous-secrétaire à l’énergie d’Obama, M. Trump « a dit qu’il allait redonner du travail aux gens dans les mines de charbon, mais il n’a pas dit comment. Et dans le même temps, il dit qu’il veut développer la fracturation hydraulique, qui pourtant est le principal facteur qui a fait baisser les prix du gaz et qui a mis les mineurs au chômage », a-t-il pointé sur la chaîne CNBC.

Les orientations du programme de M. Trump ne sont guère surprenantes quand on sait qu’il a choisi, il y a quelques jours, Kevin Kramer comme conseiller pour les questions énergétiques. Ce représentant républicain du Dakota du Nord, un Etat qui recèle l’un des principaux gisements de gaz et de pétrole de schiste du pays, est un climatosceptique patenté, qui n’a de cesse de vouloir réduire le poids des impôts et l’excès de régulations qui pèse sur le secteur énergétique.

Même si le magnat de l’immobilier a affirmé récemment que le réchauffement climatique est « un canular complet », une « connerie » et de la « pseudoscience », le site Politico vient de révéler qu’il avait déposé récemment un permis de construire pour édifier un mur dans le but de protéger de la montée des eaux l’un de ses golfs situé sur le littoral irlandais. On n’est jamais trop prudent. 
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