€CALYPSE NEWS

lundi 30 mai 2016

France : Loi travail, "si nous cédions à la CGT parce que nous serions obsédés par 2017, il ne resterait rien"

B30051606:40 - "Si nous cédions à la rue et à la CGT parce que nous serions obsédés à court terme par [les élections de] 2017, il ne resterait plus rien" rapporte l'AFP citant le Premier ministre française, Manuel Valls.

Pour le gouvernement, c'est à dire pour ceux qui se battent pour garder le pouvoir en 2017, que ce soit l'un ou l'autre peu importe, l'idée centrale est de préparer le socle de leur politique globaliste qu'ils mettront en oeuvre dans les années à venir s'ils gagnent en 2017, sinon, comme le dit Valls, "il ne resterait plus rien" car sans Loi travail, pas de Tafta et sans Tafta, pas de politique globaliste.  

C'est cette même idée qui motive l'attitude de la droite, très discrète et mesurée sur cette crise sociale car elle sait que si elle arrive au pouvoir, elle devra pareillement se soumettre à la loi de la globalisation via le Tafta dont la Loi travail n'est que le cheval de Troie introduit dans l'enceinte du code français du travail pour le faire exploser de l'intérieur.

Le Front National s'en tient à observer la situation sans s'impliquer contre la Loi travail afin de protéger sa boutique en préservant son rôle d'idiot utile du pouvoir globaliste.

Du côté des syndicats, c'est la scission entre la CGT et la CFDT : "Si le gouvernement dit “on suspend la procédure parlementaire, on discute, on améliore”, il n’y a pas de problème" a déclaré Philippe Martinez tandis que "le numéro un de la CFDT, Laurent Berger a demandé, lui, le « maintien de l’article 2 ». 
La CGT semble avoir déjà opté pour la conciliation car il sera difficile de relancer le mouvement après un week-end qui aura été très tranquille contrairement aux promesse de Martinez en fin de semaine dernière et il lui sera difficile de relancer le mouvement de façon crédible contre le gouvernement puisque l'ensemble des syndicats, à commencer par la CFDT, n'est pas solidaire.

Cela ne signifie pas que la situation va se calmer rapidement mais il nous semble que l'Euro 2016, en tout cas, n'est pas véritablement menacé. Une nouvelle rassurante, donc, pour les amateurs de "balle au pied" !
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Loi travail : nouvelle semaine agitée pour le gouvernement 

Le Monde avec AFP, le 30 Mai 2016 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 30 Mai 2016 
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Valls paraît miser sur l’essoufflement de la crise
... Du côté du gouvernement, le premier ministre Manuel Valls a promis dimanche d’aller « jusqu’au bout » sur ce texte et paraît miser sur l’essoufflement de la crise sociale la plus dure du quinquennat, qui menace la reprise économique française. « Nous sommes dans un moment crucial », a-t-il assuré au Journal du dimanche.
Si nous cédions à la rue et à la CGT parce que nous serions obsédés à court terme par [les élections de] 2017, il ne resterait plus rien 
« C’est l’idée même de réforme qui se joue. Il s’agit d’une clarification dans le syndicalisme, d’une clarification à gauche, d’une clarification dans la société française », ajoute celui qui dit ne pas vouloir rejoindre « la longue liste des (…) politiques qui ont renoncé face à un mouvement social 
« Si nous cédions à la rue et à la CGT parce que nous serions obsédés à court terme par [les élections de] 2017, il ne resterait plus rien », fait-il valoir.
Si le gouvernement dit “on suspend la procédure parlementaire, on discute, on améliore”, il n’y a pas de problème
Pour la première fois depuis deux mois, le premier ministre a néanmoins appelé samedi le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, qui y a vu un « bon signe ». Dimanche soir, il a exigé le retrait de l’article 2, « colonne vertébrale » du texte qui consacre la primauté de l’accord d’entreprise sur la branche. 
« Si le gouvernement dit “on suspend la procédure parlementaire, on discute, on améliore”, il n’y a pas de problème. C’est ce qu’on dit depuis le début », a-t-il affirmé, se défendant d’infléchir sa position.
le numéro un de la CFDT, Laurent Berger a demandé, lui, le « maintien de l’article 2 »
Mais le numéro un de la CFDT, Laurent Berger – également contacté par le premier ministre samedi – a demandé, lui, le « maintien de l’article 2 », en « l’expliquant davantage ». La prochaine étape parlementaire se déroulera au Sénat à partir du 13 juin. 
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