samedi 28 mai 2016

France : Loi travail, "pas de modifications substantielles en particulier en son article 2"

G28051621:30 - "Selon des proches du président, celui-ci n'a pas l'intention d'apporter des modifications substantielles à la loi travail, en particulier en son article 2 qui cristallise les tensions" rapporte Le Figaro. 

Le rencontre avec le chef de l'Etat qui revient d'un G7 au Japon demandée par Martinez n'est donc pas à l'ordre du jour, chacun campant sur ses positions.

Ce blocage ne peut pas s'expliquer par la nécessité absolue de la loi elle-même puisque le Tafta, dont elle est le cheval de Troie, pourrait bien être définitivement enterré, d'autant plus avec l'arrivée de Trump à la Maison Blanche.

Alors, pourquoi ce blocage du côté du gouvernement qui ne peut qu'entrainer une montée aux extrêmes de la part des opposants avec, depuis vendredi, l'Euro 2016 en ligne de mire ?

Le véritable enjeux de ce bras de fer est politique. Martinez veut prendre la tête d'une opposition de gauche lâchée par Hollande au nom d'un glissement vers le centre-droit en vue de 2017. Il y a donc effectivement un espace politique à saisir et Martinez tente sa chance.

Du point de vue de Hollande, ce n'est pas forcément une menace car il est convaincu, et l'a déjà dit à l'occasion de précédentes élections, que de toute façon, au second tour, toute la gauche se rassemblera automatiquement derrière lui, d'autant plus s'il est confronté à Le Pen.

Il lui faut donc en priorité mordre sur la droite conventionnelle - donc ne rien lâcher sur la loi - tandis que le Front national fait la même chose de son côté ce qui devrait permettre d'éliminer la droite au premier tour et de faire gagner la gauche au second.

Force est de constater que cette droite n'est plus que l'ombre d'elle-même, ses valeurs étant même carrément portées haut et fort par Macron et elle est manifestement incapable de reprendre le terrain largement occupé par l'extrême droite qui n'est plus si extrême que ça.


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Carburants : pour Vidalies, «la crise n'est pas terminée»

Le Figaro, le 28 Mai 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 28 Mai 2016


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Manuel Valls a reçu ce matin les acteurs du pétrole et des transports, alors que six des huit raffineries du pays sont encore à l'arrêt ou au ralenti.
 la situation s'améliore
Pour le secrétaire d'État au Transport Alain Vidalies, «la situation s'améliore», précisant que «les interventions de déblocage continueront si ça s'avère nécessaire».
les entreprises tirent la sonnette d'alarme
Raffineries en grève, dépôts de carburants bloqués: la contestation contre la loi travail s'est focalisée sur le secteur pétrolier. À tel point que depuis près d'une semaine, la crainte d'une pénurie de carburants incite les Français à se ruer sur les quelque 11.500 stations-service du pays. Environ 20% des stations étaient encore en difficulté vendredi. Par ricochet, les entreprises de nombreux secteurs d'activité - du BTP au commerce en passant par le tourisme -, confrontées aux difficultés d'approvisionnement en essence ou à une baisse de leur activité indirectement liée à la pénurie, tirent la sonnette d'alarme. 
les inquiétudes montent
Alors que les inquiétudes montent, Manuel Valls a officiellement convoqué une réunion au sommet à Matignon. Il y a reçu ce samedi les acteurs du secteur pétrolier (raffineurs, distributeurs pétroliers - intégrés, indépendants, grande distribution, stockeurs) et les représentants du secteur des transports (fédérations professionnelles, ports).
Autour de la table, plusieurs ministres ont également participé aux discussions: Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie, et Alain Vidalies, le secrétaire d'État aux Transports.
 Hollande n'a pas l'intention de modifier la loi
Dans la foulée, Manuel Valls ainsi que Cazeneuve, Macron, Vidalies et el-Khomri ont été reçus à l'Elysée par François Hollande. Tout juste revenu du Japon, le chef d'Etat souhaitait faire un point sur la situation d'approvisionnement en carburant, les grèves programmées à la SNCF et à la RATP dans les prochains jours et sur le climat social tendu de ces derniers jours. Selon des proches du président, celui-ci n'a pas l'intention d'apporter des modifications substantielles à la loi travail, en particulier en son article 2 qui cristallise les tensions.
nous ne pouvons pas parler d'une crise qui est terminée
A la mi-journée, Alain Vidalies a déclaré que la «situation s'améliorait» dans l'approvisionnement en carburant même s'il faut «continuer les efforts». Selon lui, «nous ne pouvons pas parler d'une crise qui est terminée». Le gouvernement entend toujours «permettre que l'accès aux stocks soit garanti», a-t-il ajouté, précisant que «les interventions de déblocage continueront si ça s'avère nécessaire». «Nous allons continuer ce travail avec une grande détermination», a-t-il renchéri.
les chauffeurs qui livrent du carburant travaillent 2 heures de plus par jour
Le gouvernement tente depuis plusieurs jours d'écarter la menace d'une pénurie d'essence. Depuis vendredi, les forces de l'ordre interviennent pour lever les blocages des dépôts de carburants. Vendredi soir, tous les dépôts étaient débloqués à l'exception de celui de Gargenville (Yvelines), toujours en grève. «Ces dépôts débloqués permettent d'augmenter les capacités de livraison, ce qui permet d'approvisionner de plus en plus de stations-service», a indiqué le porte-parole du secrétariat d'Etat aux Transports. «Un arrêté a été pris par Alain Vidalies afin que les chauffeurs qui livrent du carburant puissent travailler 2 heures de plus par jour, afin d'accélérer l'approvisionnement des stations-services», rappellent par ailleurs les services de Matignon. Autre remède à la crise, puiser dans les réserves stratégiques de produits pétroliers. «Le volume des stocks est en moyenne d'environ 115 jours de consommation, presque quatre mois, (et) l'équivalent de 3 jours a été utilisé.»

Selon un sondage Toluna publié vendredi, près de 4 Français sur 10 indiquent avoir été confrontés à une pénurie. Et plus de la moitié des sondés (53,6%) pensent que les carburants risquent de manquer ces prochains jours.
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