dimanche 3 avril 2016

USA: les élections US 2016 et l'effondrement de l'hyper puissance post guerre froide

A03041605:25 - Ainsi donc, la dernière de Trump a fait sortir le pré-retraité de la Maison Blanche de ses gonds: " Nous ne voulons pas de quelqu'un dans le bureau ovale qui ne comprend rien à la politique étrangère et au monde en général" aurait-il déclaré, le pré-retraité, à l'issue du sommet mondial sur la sécurité nucléaire qui a réuni un petit quart (une cinquantaine à tout casser) des pays de la planète, dont une poignée de pays occidentaux qui se considère encore comme le centre du monde. 


Ce sommet nous a permis tout de même d'apprendre, ou de confirmer pour ceux qui s'en doutaient déjà un petit peu, le pourquoi du comment de la politique US dite de lutte contre la prolifération des armes nucléaires. Il s'agirait, finalement, d'une part, de créer des fausses menaces nucléaires comme avec l'Iran et la Corée du Nord tout en interdisant aux pays soi-disant menacés de s'armer par eux-mêmes au nom de la non prolifération des armes nucléaires ce qui les contraint à demander la protection des Américains trop contents de mettre ces pays apeurés sous leur joug.

C'est ce qu'a dénoncé le favori des primaires républicaines à qui le New York Times (le porte voix de la CIA tandis que le FBI s'occupe, lui, de Clinton) vient de prédire une défaite historique face à Clinton (qui aurait 10 points d'avance d'après tous les sondages). L'argument étant que Trump a déjà fait le plein de ses voix parmi les 30 millions d'électeurs du camp républicain mais qu'il n'aura aucune voix supplémentaire parmi les 100 autres millions d'électeurs qui, d'après le journal, "en ont peur, sont consternés ou irrités voire tout ça à la fois".

Nous relevons donc que l'organe de communication de la CIA et la Maison Blanche se sentent obligés de rentrer dans l'arène pour tenter de créer un front anti-Trump, l'ex-secrétaire d'Etat et favorite démocrate étant déjà "out of control" et tout l'establishment avec elle.

La question est donc, pour l'heure, de savoir si la dernière de Trump est seulement une provocation pour faire parler de lui ou si ce qu'il dénonce correspond à une juste vision de la réalité?

La réponse nous est donnée par Obama lui-même car en accusant Trump "de ne rien comprendre à la politique étrangère et au monde en général" il montre, de notre point de vue en tout cas, qu'il est lui-même largué et que Trump, par contre, a clairement compris que l'ère post WWII était bonne à classer dans les archives de l'Histoire. 

Trump, surtout, montre qu'il est parfaitement à jour dans sa vision géopolitique du monde contemporain, une vision que Poutine a déjà exprimée sans détour un certains 9 Mai 2015 sur la Place Rouge à Moscou en précisant même un détail qui, aujourd'hui, prend tout son sens à savoir que ce nouvel ordre mondial multi polaire ne prendrait que deux ans, peut-être moins, à s'imposer.

Poutine aurait-il pressenti que les élections US 2016 seraient le facteur essentiel de la victoire finale? De fait, l'évolution actuelle de la campagne électorale US semble lui donner raison et c'est peut-être bien ce qui terrorise Obama (ou le réjoui pleinement, qui sait?) prenant conscience qu'il incarnera, aux yeux des historiens du futur et de certains chroniqueurs du présent, l'effondrement de l'hyper-puissance post guerre froide.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Corse : « nous sommes favorables à ce que les prérogatives régaliennes soient transférées à l'Europe »

« L'enjeu de la victoire nationaliste, c'est d'amplifier nos avances pour être en position de force dans les négociations face ...