samedi 23 avril 2016

Turquie: guerre des réfugiés, Merkel terrorisée par les terroristes de l'EI

E23041618:30 - " La chancelière avait initialement prévu de se rendre la semaine dernière à Kilis, une province voisine de Gaziantep, mais plusieurs tirs de roquettes meurtriers attribués par Ankara à l'organisation Etat islamique (EI) l'ont poussée à l'annuler" rapporte Le Figaro et l'ensemble des Agences.


Ceci confirme que Merkel ne peut pas ignorer que les camps de réfugiés syriens en Turquie sont contrôlés par l'Etat islamiste et que ni les journalistes ni Mme Merkel n'y sont donc autorisés. A part ça, la Turquie est un "pays sûr", comme l'affirme Tsipras et Merkel veut nous démontrer que l'accord UE-Turquie fonctionne "bel et bien" alors que depuis le 4 Avril, date de son entré en vigueur, "
325 migrants en situation irrégulière arrivés en Grèce ont été renvoyés en Turquie et 103 réfugiés syriens réinstallés dans l'UE, selon la Commission".

En réalité, rien ne fonctionnera jusqu'à ce que l'UE libère les visas pour les Turcs début Mai selon les exigences d'Ankara. Et lorsque cette libération sera obtenue, il se passera exactement le contraire que ce que prévoit l'accord entre l'UE et la Turquie, cette libération des visas pour les Turcs n'étant qu'une manière de légaliser et sécuriser le flux des migrants vers l'Europe, les passeports turcs s'achetant dans n'importe quel souk d'Istanbul comme nous achetons au bureau de tabac du coin nos timbres fiscaux.
~~~~~~~~~~~~~~~~
Visite cruciale de Merkel en Turquie après l'accord controversé sur les migrants

Le Figaro avec Agences, le 23 Avril 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 23 Avril 2016


___________***____________

La chancelière allemande, accompagnée du président du conseil européen Donald Tusk, va visiter un camp de réfugiés syriens dans le sud-est du Pays, sur fond de tensions après l'accord controversé entre Ankara et Bruxelles.
le camp de Nizip 2 
La chancelière allemande Angela Merkel, accompagnée du président du Conseil européen Donald Tusk et du commissaire européen Frans Timmermans, est arrivée samedi après-midi dans le sud-est de la Turquie pour apaiser les tensions au sujet d'un accord crucial entre Ankara et l'Europe sur les migrants. Ils devaient immédiatement visiter à Gaziantep, près de la frontière syrienne, un camp de réfugiés, a constaté l'AFP sur place. Ouvert en 2013, le camp de Nizip 2 accueille dans des préfabriqués près de 5.000 réfugiés syriens.

Le déplacement intervient trois semaines après le renvoi en Turquie des premiers migrants de Grèce dans le cadre d'un accord controversé conclu le 18 mars entre Bruxelles et Ankara visant à dissuader les passages clandestins en Europe, confrontée à sa pire crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale.
accélérer le processus de libéralisation des visas pour les Turcs
La Turquie s'est engagée à accepter le retour sur son sol de tous les migrants entrés illégalement en Grèce depuis le 20 mars. Le plan prévoit en outre que pour chaque réfugié syrien renvoyé en Turquie, un autre sera «réinstallé» dans un pays européen, dans la limite de 72.000 places. En contrepartie, les Européens ont accepté de fournir jusqu'à six milliards d'euros, de relancer les discussions sur l'intégration de la Turquie à l'UE et d'accélérer le processus de libéralisation des visas pour les Turcs, qui ne fait pas l'unanimité chez les 28.
Ankara fait monter la pression
Bruxelles doit valider ou non la levée des visas pour les citoyens turcs début mai. Or, cette condition est non négociable pour Ankara, qui fait donc monter la pression et menace de se retirer de l'accord sur les réfugiés.
tensions entre Ankara et Berlin
La visite intervient en outre sur fond de tensions entre Ankara et Berlin. Mme Merkel a été vivement critiquée chez elle pour avoir autorisé la possibilité de poursuites pénales réclamées par la Turquie contre un satiriste qui a tourné en dérision le président turc Recep Tayyip Erdogan.
un exercice d'équilibriste délicat
Entre les pressions d'Ankara, celles d'opposants à l'accord et celles d'ONG de défense des droits de l'homme, la visite des dirigeants européens «va être un exercice d'équilibriste délicat», résume Marc Pierini, ancien ambassadeur de l'UE à Ankara.
Nos libertés, y compris la liberté d'expression, ne feront l'objet d'aucun marchandage politique 
«Nos libertés, y compris la liberté d'expression, ne feront l'objet d'aucun marchandage politique avec quelque partenaire que ce soit», a tenté de rassurer vendredi M. Tusk dans une tribune parue dans plusieurs journaux européens. «Ce message doit être aussi entendu par le président Erdogan». Can Dündar, rédacteur en chef d'un quotidien d'opposition jugé pour «espionnage», a écrit une lettre ouverte à Mme Merkel pour déplorer que l'Allemagne se trouve «du mauvais côté» de la «bataille entre démocrates et autocrates en Turquie».
  La chancelière avait initialement prévu de se rendre la semaine dernière à Kilis, une province voisine de Gaziantep, mais plusieurs tirs de roquettes meurtriers attribués par Ankara à l'organisation Etat islamique (EI) l'ont poussée à l'annuler
Mme Merkel a souligné que sa visite en Turquie permettrait de faire le point sur la mise en place de l'accord et décider de futures actions pour aider les 2,7 millions de Syriens réfugiés en Turquie, voisine de leur pays en guerre. La chancelière avait initialement prévu de se rendre la semaine dernière à Kilis, une province voisine de Gaziantep, mais plusieurs tirs de roquettes meurtriers attribués par Ankara à l'organisation Etat islamique (EI) l'ont poussée à l'annuler. Après la visite du camp, les dirigeants européens doivent rencontrer le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu avant de donner une conférence de presse conjointe, à 17H00 GMT.
325 migrants ont été renvoyés en Turquie et 103 réfugiés syriens réinstallés dans l'UE
Depuis l'entrée en vigueur de l'accord, 325 migrants en situation irrégulière arrivés en Grèce ont été renvoyés en Turquie et 103 réfugiés syriens réinstallés dans l'UE, selon la Commission. Et le nombre de migrants gagnant la Grèce depuis les côtes turques a chuté, selon Ankara.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Entre le Maroc et l'Espagne, une route de plus en plus empruntée par les migrants

« Les services de sauvetage espagnols ont annoncé aujourd'hui avoir secouru près de 600 personnes à bord de 15 embarcations et d...