€CALYPSE NEWS

mardi 22 mars 2016

USA: élections, devant l'Aipac, Clinton et Trump affichent la même indifférence

A220316

04:35 - A la conférence annuelle de l'Aipac (l'équivalent du déjeuner du Crif en France),
"Mme Clinton a réaffirmé qu’elle voulait une solution à « deux Etats » et a promis de « poursuivre des négociations directes ». M. Trump a affiché de fait la même position" rapporte Le Monde. 


Pour les deux favoris de la course à la Maison Blanche, le vote des quatre ou cinq millions de Juifs américains n'est pas un enjeu déterminant. La rupture d'Israël d'avec les USA est déjà largement consommée, Jérusalem ayant tranché pour un discret mais inéluctable pivot pro-russe, la seule puissance mondiale qui compte  depuis le 9 Mai 2015.
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Devant les juifs américains, Mme Clinton et M. Trump s’affrontent sur Israël

Le Monde, le 22 Mars 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 22 Mars 2016


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La favorite de la course à l’investiture démocrate en vue de la présidentielle, Hillary Clinton, et son rival républicain, Donald Trump, se sont affrontés lundi 21 mars à propos d’Israël, devant un puissant groupe de pression juif américain faisant de l’alliance avec l’Etat hébreu un enjeu de la course à la Maison Blanche.
  La sécurité d’Israël n’est pas négociable
Les Etats-Unis comptent selon diverses estimations entre cinq et six millions de juifs. Cet électorat, que l’on dit souvent acquis aux libéraux, reste toutefois déterminant pour tout prétendant à la présidence américaine.
« Oui, nous avons besoin de constance, pas d’un président qui dit qu’il est neutre le lundi, pro-Israël le mardi, et on ne sait pas quoi d’autre le mercredi parce que tout est négociable. (...) La sécurité d’Israël n’est pas négociable », a attaqué Mme Clinton devant la conférence annuelle de l’Aipac.
l’ancienne secrétaire d’Etat fut une « catastrophe complète » à la tête de la diplomatie
Le favori des primaires républicaines Donald Trump a riposté quelques heures plus tard devant le même auditoire de 15 000 personnes : à ses yeux, l’ancienne secrétaire d’Etat (2009-2013) du président Barack Obama fut une « catastrophe complète » à la tête de la diplomatie
« Quand je serai président, il en sera fini des jours où l’on traitait Israël comme un citoyen de seconde zone », a promis le milliardaire.
reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu 
Si le passage de M. Trump devant l’Aipac avait été précédé de menaces de manifestations hostiles, son discours a été plutôt bien accueilli par la salle. Il a été particulièrement applaudi lorsqu’il a brisé un tabou sur le conflit israélo-palestinien en s’engageant, s’il est élu, à reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu et à transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la Ville sainte.
démanteler l’accord catastrophique scellé entre les grandes puissances et l’Iran 
Le magnat de l’immobilier a également juré de « démanteler l’accord catastrophique » scellé entre les grandes puissances et l’Iran sur son programme nucléaire. M. Obama est « peut-être été la pire chose qui soit jamais arrivée à Israël », a-t-il alors lancé. Le président et son ministre des affaires étrangères John Kerry sont les architectes du texte conclu le 14 juillet et qui s’est soldé par une levée des sanctions.
Clinton avait contribué à rétablir l’image de l’Amérique au Moyen-Orient 
Mme Clinton, qui avait contribué en tant que secrétaire d’Etat à rétablir l’image de l’Amérique au Moyen-Orient après la présidence de George W. Bush, a vanté « des visions différentes du leadership de l’Amérique dans cette région et dans le monde ». Elle a accusé le magnat de l’immobilier d’avoir une « politique étrangère potentielle qui insulte nos amis, ne collabore pas avec eux, qui enhardirait nos adversaires sans les vaincre ».
une solution à « deux Etats »
Alors que son successeur au département d’Etat, John Kerry, s’était cassé les dents en 2014 sur un accord de paix israélo-palestinien, Mme Clinton a réaffirmé qu’elle voulait une solution à « deux Etats » et a promis de « poursuivre des négociations directes ». M. Trump a affiché de fait la même position. A l’instar des administrations américaines successives, il a plaidé lui aussi pour un « accord entre Israéliens et Palestiniens ».

Sa rivale démocrate a aussi dénoncé l’antisémitisme et toutes formes « d’intolérance et d’extrémisme dans nos sociétés », M. Trump étant brocardé pour ses envolées à l’emporte-pièce contre les musulmans et les hispaniques.
« Qui encourage la violence, qui reste évasif sur les partisans de la suprématie de la race blanche, qui appelle à l’expulsion de 12 millions de migrants, qui demande de tourner le dos aux réfugiés à cause de leur religion et qui propose d’interdire à tous les musulmans d’entrer aux Etats-Unis », a tonné Mme Clinton.
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