€CALYPSE NEWS

vendredi 4 mars 2016

Turquie: "Elle a perdu sa position de courtier honnête pour résoudre les problèmes dans la région"

C040316

09:15 -
"En Février, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn a envoyé Erdogan un signal clair que l'alliance ne soutiendrait pas la Turquie pour déclencher une guerre avec la Russie. De toute évidence, la politique étrangère volontariste de la Turquie stupéfie même ses alliés, en particulier les États-Unis. Elle (la Turquie) a perdu sa position de courtier honnête pour résoudre les problèmes dans la région" rapporte Sputnik international citant Der Spiegel et Today's Zama. 


"Elle a perdu sa position de courtier honnête pour résoudre les problèmes dans la région", ce qui rend d'autant plus énigmatique la politique de Merkel qui semble être la seule à ne pas avoir intégrée les nouveaux paramètres de la situation avec la Turquie d'Erdogan. C'est comme si un tabou quasi inviolable impêchait de critiquer Merkel alors que tout, absolument tout, montre que sa politique est une impasse dangereuse pour elle et surtout pour l'Europe.

Le fait est que, au bout du compte, la situation est assez simple, nous avons le choix entre:
  • une troisième guerre mondiale (entre l'Otan et la Russie) ou 
  • la disparition pûre et simple de l'Europe (submergée par un tsunami de réfugiés). 
Merkel a opté pour la première alternative en tentant à tout prix d'engager l'Otan en Syrie contre la Russie et nous savons que cela est le résultat de ce que nous appelons "le complexe merkelien" (sa haine viscérale de Poutine).

Et nous en arrivons tout naturellement à ce qu'il se passe en ce moment aux USA et dont dépend l'avenir du monde en général et de l'Europe en particulier avec le phénomène "Trump", évidemment, qui provoque un séisme quasi-cosmique à Washington. 

Le surgissement d'un tel phénomène n'est pas l'effet du hasard mais la conséquence d'une cristallisation des rapports de force internationaux qui ont été figés par l'intervention réussie de la Russie en Syrie, stoppant brutalement et d'une façon totalement imprévisible le "business as usual" des Américains dans leur entreprise de démolition du monde. 

Trump est la réplique US du séisme poutinien. Trump a déjà, de facto, paralysé le système qui consacre dorénavant toute son énergie et sa puissance à le rejeter comme un intrus mortel ayant franchi toutes les défenses immunitaires habituellement inviolables de l'establishement à tel point que de plus en plus de républicains s'apprêtent à voter démocrate, rappelant, toutes proportions gardées évidemment, le front républicain des partis politiques français pour "faire barrage" au FN. 

Mais, à la différence du contexte français ou le FN fait partie depuis des décennies du système et ne le menace pas, tout au contraire, Trump est, malgré lui, l'instrument d'une force qui le dépasse et qui va tout emporter sur son passage avec la possibilité, sans doute minime mais réelle, d'une remise à zéro plus ou moins ordonnée (espérons plutôt plus que plutôt moins) de la géopolitique mondiale arrivée à un point de blocage total qui, actuellement, menace de tout faire exploser ou imploser, comme on voudra.
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Breaking Bad? Erdogan's 'Willful' Foreign Policy 'Bemuses' Turkey's Allies

Sputnik international, le 4 Mars 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 4 Mars 2016


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ses (à Erdogan) stratégies ont gravement affecté les relations de la Turquie avec Israël, l'Irak, l'Egypte, la Syrie, l'Iran, la Russie et les États-Unis
Recep Tayyip Erdogan does not seem to have many foreign policy achievements to boast since in the last decade his strategies have badly affected Turkey's relations with Israel, Iraq, Egypt, Syria, Iran, Russia and the United States, Turkey's Radikal newspaper asserted, adding that Ankara's troubles are likely to multiply.

"The downing of a Russian aircraft on November 24, 2015, has damaged Turkey's relations with Russia to an extent that the bilateral ties could hardly be improved," the liberal daily observed. The incident took place at a time when Moscow became Ankara's major economic partner. "Bilateral trade turnover reached $30 billion. Approximately 4 million tourists from Russia visited Turkey annually."

These positive developments have been brought to nothing after a Turkish fighter jet shot down the Russian Su-24 bomber out of the Syrian skies, citing airspace violations. Russian officials and the pilot confirmed that the plane, which was on an anti-Daesh mission in northern Latakia, never crossed into Turkey and did not receive any warnings.

"Both sides should make an effort to restore relations to their previous level, but Turkey has sustained a far greater loss," Radikal noted. "Moreover, this situation has affected and will have a larger impact on Turkey's relations with other post-Soviet countries."

Some might have hoped that in this context Ankara's standing in the North Atlantic Alliance would improve, taking into account a cold spell in NATO's relations with Russia. But other bloc members do not seem to be eager to deal with Turkish-Russian row.
 En Février, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn a envoyé Erdogan un signal clair que l'alliance ne soutiendrait pas la Turquie pour déclencher une guerre avec la Russie.
In February, Luxembourg Foreign Minister Jean Asselborn sent Erdogan a clear signal that the alliance would not support Turkey, should it spark a war with Russia. He told Germany's Der Spiegel that the bloc could not "allow itself to be pulled into a military escalation with Russia" as a result of recent tensions.
De toute évidence, la politique étrangère volontariste de la Turquie stupéfie même ses alliés, en particulier les États-Unis. La quasi-totalité des discussions bilatérales de haut niveau se terminent entre les deux parties par un accord sur leur désaccord sur les grandes questions internationales
"Evidently, Turkey's willful foreign policy bemuses even its allies, particularly the United States. Almost all high-level bilateral talks end with both sides agreeing to disagree on major international issues," the media outlet noted.
En général, les partenaires d'Ankara considèrent le pays comme moins fiable et prévisible
In general, Ankara's partners view the country as less reliable and predictable. Former Turkish ambassador to the UK Ünal Ceviköz recently echoed this sentiment in an interview with the Today's Zaman newspaper.
Aux yeux de la coalition internationale, aux yeux des États-Unis, la Turquie ne sera probablement plus considérée comme un atout, mais comme un boulet
"In the eyes of the international coalition, in the eyes of the United States, Turkey will probably no longer be seen as an asset but as a liability," he lamented.
Elle a perdu sa position de courtier honnête pour résoudre les problèmes dans la région
"It has lost its honest broker position to resolve problems in the region."
These are not the only troubles Ankara has to deal with, the daily warned. With Iran's gradual return to the international arena and the unresolved Kurdish issue, "foreign policy dilemmas which Turkey is facing are growing like a snowball."
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200 camions d’armes offertes par le Pentagone au YPG seront utilisées pour la prochaine guerre contre la Syrie

«  Les 200 premiers camions d’armes et de munitions offertes par le Pentagone au YPG ont été livrés en deux convois séparés, à Hasakeh...