vendredi 18 mars 2016

Russie: la victoire de Poutine et la déroute occidentale

B180316

07:00 - Alors que Damas retrouve ses esprits, Ankara perd les siens et l'accord en discussion à Bruxelles ne doit plus porter sur les réfugiés syriens mais sur les réfugiés turcs fuyant la guerre en Turquie. Il est évident que dans ce contexte, il n'est plus question de renvoyer qui que ce soit en Turquie, légal ou pas, ce pays ne pouvant plus (il ne l'a jamais été) être considéré comme sûr.



La dérive autoritaire du régime d'Ankara s'explique par le fait que la Russie a dévoilé l'agenda terroriste d'Erdogan qui n'a plus que la fuite en avant pour tenir encore quelques temps. Pour les Européens, et Merkel en tête, la chute d'Erdogan aura des conséquences désastreuses car elle mettra en lumière le rôle des dirigeants européens dans la création et le soutien de l'Etat islamique.

Plus précisément, il apparaitra au grand jour le pourquoi de la politique dite d'ouverture aux réfugiés de Merkel qui, en réalité, n'est rien d'autre qu'une politique de soutien aux terroristes que la bien-pensance nomme l'opposition syrienne modérée, une opposition qui n'existe pas mais est une fabrication de toute pièce pour masquer les véritables bénéficiaires de l'aide européenne aux terroristes dans le but de tomber le régime de Damas non pas pour les 250 000 morts dont on l'accuse faussement, mais pour dégager un passage énergétique permettant à l'Europe de se libérer de sa dépendance avec la Russie, conformément aux intérêts géostratégiques américains.

Pour atteindre cet objectif, Moscou s'est battu sur plusieurs tableaux à la fois:

  •  en cassant les prix du pétrole, cela a permis d'affaiblir Ryad jusqu'à mettre les Saoudiens le dos au mur pour qu'ils renoncent à leur projet de renverser Assad. A Genève, l'opposition soutenue par l'Arabie saoudite, c'est à dire les terroristes, a déjà accepté un dialogue direct avec le régime de Damas.
  •  en coupant le lien entre la Turquie et la Syrie, cela a permis, d'une part, d'asphyxier l'Etat islamique qui n'est plus, aujourd'hui, que l'ombre de lui-même et, d'autre part, de couper les ressources occultes du régime turc qui n'a d'autre choix que de massacrer les Kurdes pour tenter de rétablir ses liens avec l'Etat islamiste et de faire chanter l'UE.
C'est la raison pour laquelle Merkel, instrumentalisant l'Europe, a tout fait pour tenter de sauver Ankara en utilisant la crise des migrants pour obtenir de l'UE les milliards dont a besoin Erdogan dont la chute révélerait un certains nombre de vérités sur toutes les veuleries des dirigeants européens.

Comment s'étonner, à partir de là, qu'un Trump, parfaitement au courant, menace à son tour l'establishment US qui n'est rien moins qu'aux abois face à l'extraordinaire victoire du Kremlin qui n'étonnera que ceux qui ne lisent que les "bons journalistes" selon les critères du Spiegel et du Monde? 


Pourtant, Poutine avait déjà annoncé la couleur le 9 Mai 2015 sur la Place Rouge... Il s'était donné deux ans, peut-être seulement un an, pour régler la question, c'est à dire briser le terrorisme made in USA. Trump saura-t-il gérer l'effondrement US aussi bien que Gorbatchev a géré l'effondrement de l'URSS?

En Europe, littéralement parlant, il n'y a probablement pas même une poignée de politiques conscients de cette réalité et pas un seul Trump local pour gérer le chaos qui s'annonce. 




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