jeudi 17 mars 2016

Allemagne: Spiegel viré de Turquie (et ça fait même pas rire Merkel qui en redemande)

C170316

13:30 -
"« Ce comportement vis-à-vis de notre correspondant (...) est, selon nous, intolérable et enfreint la liberté de la presse. Dans beaucoup d’articles, il a apporté un éclairage, de manière équilibrée mais critique, sur les abus et les erreurs du gouvernement comme le fait tout bon journaliste" rapporte Le Monde citant un communiqué du journal allemand Spiegel.


"...comme le fait tout bon journaliste"?! C'est la crise de fou-rire de la journée, assurément, car entendre le Spiegel (le pendant du journal Le Monde en Allemagne) donner une définition de ce qu'est "tout bon journaliste", franchement, y'a vraiment de quoi se marrer, au moins autant que Poutine lorsqu'un "bon journaliste" européen l'interrogea sur ses raisons de vouloir envahir l'Europe (ce que Trump n'a pas loupé, d'ailleurs; en recyclant cette séquence pour tourner en ridicule sa rivale Clinton).

Et le Juncker qui déclare, de son côté, que le retrait russe de Syrie réduira le nombre de réfugiés venant en Europe... MDR!

Et la Merkel qui déclare sans rire, emportée par l'hystérie générale, que l'accord UE-Turquie ne se fera pas en violant les valeurs européennes, en particulier la liberté de la presse et "l'usage proportionnée de la force contre les Kurde"!! Proportionnée? C'est à dire, combien de morts par jour? Nous aimerions vraiment savoir à quel niveau se situe, du point de vue de Merkel-la-Folle, la "bonne proportion" dans la répression sanglante du régime turc contre les Kurde. 

En attendant, Merkel ferme son ambassade, son consulat et son école en Turquie pour des raisons de sécurité. Et c'est dans cette ambiance que Bruxelles (Merkel) va discuter avec Ankara (Erdogan), pour la troisième fois (ils aiment ça) sur la question des réfugiés.

Combien de temps va durer ce cinéma de zombies? 

Combien de temps les peuples européens vont accepter cette politique de gredins (tous fort bien payés par nos impôts sans parler de leurs propres magouilles)?

Heureusement, les choses commencent à se préciser aux Etats-Unis d'Amérique où la campagne électorale est en train de plonger le pays dans la plus grave guerre civile de toute leur histoire ce qui devrait rapidement entrainer des changements considérables ici, en Europe, même si nous n'avons aucune idée de la forme que tout cela prendra. 

Ce que nous observons, chaque jour de façon plus précise, c'est qu'il n'y a plus de règles, plus de lois, plus de traités, plus de constitutions qui soient respectés par cette bande de veules qui prétend encore s'occuper de nos affaires et dont on constate - du moins pour ceux qui ne lisent pas que les articles des "bons journalistes" du Spîegel ou du Monde - qu'ils n'ont que de la bouilli pour chat dans la tête ce qui fait qu'ils ne se rendent même pas compte eux-mêmes combien ils sont has been.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Le correspondant du magazine allemand « Spiegel » contraint de quitter la Turquie 

Le Monde, le 17 Mars 2016 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 17 Mars 2016 
__________***__________

Le magazine allemand Der Spiegel a annoncé, jeudi 17 mars, que son correspondant avait été contraint de quitter la Turquie.
Malgré « des mois d’efforts », le journaliste Hasnain Kazim n’a pas pu obtenir son accréditation et dès lors de permis de séjour, a dénoncé le magazine, poursuivant :
il a apporté un éclairage, de manière équilibrée mais critique, comme le fait tout bon journaliste 
« Ce comportement vis-à-vis de notre correspondant (...) est, selon nous, intolérable et enfreint la liberté de la presse. Dans beaucoup d’articles, il a apporté un éclairage, de manière équilibrée mais critique, sur les abus et les erreurs du gouvernement comme le fait tout bon journaliste. (...) Le comportement des autorités turques ne peut nous amener qu’à une seule conclusion, que notre correspondant est indésirable en raison de son travail sur place. »
Selon des sources diplomatiques en Turquie, le bureau de presse du premier ministre, Ahmet Davutoglu, a refusé de renouveler la carte de presse de huit de la vingtaine de journalistes allemands accrédités. Le sujet a d’ailleurs fait l’objet de discrètes discussions ces dernières semaines entre la chancelière allemande, Angela Merkel, et M. Davutoglu, selon ces mêmes sources.
Les autorités turques sont accusées d’une dérive autoritaire
Les autorités turques sont accusées d’une dérive autoritaire et notamment de museler la presse critique avec notamment la mise sous tutelle du grand quotidien d’opposition Zaman début mars.
signer un accord controversé avec la Turquie
Le départ du correspondant du magazine allemand de référence intervient alors que la chancelière allemande multiplie les efforts pour convaincre ses partenaires européens de signer un accord controversé avec la Turquie pour juguler l’afflux de centaines de milliers de migrants en Europe.
les critiques craignent que l’UE se soumette à un chantage d’Ankara
Or les critiques de ce plan, en négociation jeudi et vendredi à Bruxelles lors d’un sommet européen, craignent que l’UE se soumette à un chantage d’Ankara et ferme les yeux sur les dérives du régime du président Recep Tayyip Erdogan. Mme Merkel, considérée comme l’architecte du plan, a assuré cependant mercredi devant les députés allemands que l’Europe n’allait pas céder sur ses valeurs. 
« Il va de soi que face à la Turquie, nous devons mettre en avant nos convictions sur la protection de la liberté de la presse ou le traitement des Kurdes », a-t-elle dit.
le régime turc doit user de la force de manière « proportionnée » contre le PKK
Sur ce dernier sujet, la chancelière a souligné que le régime turc devait user de la force de manière « proportionnée » contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qu’il considère comme une organisation « terroriste ». Le même jour, M. Erdogan a relancé l’offensive contre ceux qu’il considère comme des complices du terrorisme – élus, journalistes ou intellectuels – quelques jours après un attentat-suicide meurtrier à Ankara revendiqué par un groupe radical proche du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK).
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

On les appelle valeurs refuges…

« On les appelle valeurs refuges… Les terres et l’immobilier pour posséder un point d’ancrage physique en des temps où, peut-être, des ...