mardi 1 mars 2016

Allemagne: guerre des réfugiés, "cherchez l'erreur"

B010316

05:10 -
"Alors que la France et l'Allemagne s'apprêtent à renouveler leurs dirigeants en 2017, le président français, socialiste, est accusé de dérive droitière pendant que, de l'autre côté du Rhin, la chancelière chrétienne-démocrate mène une politique de gauche. Cherchez l'erreur" conclu Frédéric Lemaître sur son blog hébergé chez Le Monde.


D'erreur, il n'y a pas sauf pour ceux qui sont eux-mêmes une erreur, c'est à dire décalés, qui se trompent d'époque, sont restés modernes au sens du XX ième siècle.

D'erreur il n'y a pas parce que Merkel est l'erreur et agit donc en fonction de ce qu'elle est sans faire d'erreur. Merkel est l'erreur parce que Merkel incarne ce que nous appelons "le complexe merkelien" (voir nos articles précédents sur la question).

En conséquence, tant que Merkel sera la chancelière de l'Allemagne, l'Allemagne se trompera de politique et l'Allemagne incarnant l'Europe, c'est toute l'Europe qui se trompe de politique. Personne ne fait d'erreur dans cette affaire.

La conséquence, sans erreur possible, c'est que pour rectifier l'erreur, il n'y a pas d'autre solution que de la supprimer, autrement dit supprimer l'Europe, ce que Merkel est en train de faire sans le savoir, comme Gorbatchev l'a fait avec l'URSS.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Angela Merkel, nouveau leader de la gauche allemande

par Frédéric Lemaître pour Le Monde, le 29 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 29 Février 2016


___________***_____________

Peu importe les sondages calamiteux et les critiques chaque jour plus virulentes de son allié bavarois : Angela Merkel persiste et signe. Il n'y a, à ses yeux, qu'une solution à la crise des réfugiés : passer un accord avec la Turquie et sécuriser les frontières extérieures de l'Union européenne. Tout le reste est vain.
Et elle y croit
Elle l'a dit et répété dimanche 28 février, au soir, au cours d'un talk show dont elle était l'invitée unique (pour la deuxième fois en cinq mois, fait rarissime). Et elle y croit. Il y a eu, selon elle, des avancées lors du sommet du 18 février - aucun pays n'a contesté ce double objectif - et elle est confiante dans le sommet Europe-Turquie du 7 mars.
  toute l'Allemagne attend le moment où elle va reconnaître son isolement et adopter une autre politique
Alors que toute l'Allemagne attend le moment où elle va reconnaître son isolement et adopter une autre politique, Angela Merkel très combative, a affirmé l'inverse. Elle n'a pas de plan B, a-t-elle dit explicitement. Non seulement elle n'a « pas le temps de penser à une alternative », mais surtout elle « se concentre pleinement » sur ce qu'elle pense « être rationnel ».
 Trouver une solution européenne est « mon fichu devoir »
Trouver une solution européenne est « mon fichu devoir » a-t-elle précisé. Commentant la décision de la Macédoine de fermer sa frontière avec la Grèce après un « mini-congrès de Vienne » organisé la semaine dernière entre l'Autriche, la Hongrie et plusieurs Etats de la région, Angela Merkel a affirmé : 
« C'est exactement ce qui me fait peur. Quand quelqu'un ferme sa frontière, l'autre doit souffrir. Ce n'est pas mon Europe. » 
Une formule qui rappelle le célèbre : 
« Si l'on doit s'excuser pour avoir présenté un visage agréable à des gens dans la détresse, ce n'est plus mon pays. »
tout faire pour les réfugiés et rien pour les Allemands les plus modestes
Alors que Sigmar Gabriel, président du parti social-démocrate et vice-chancelier réclame davantage d'aides sociales pour les plus modestes, afin que ceux-ci ne reprochent pas au gouvernement de tout faire pour les réfugiés et rien pour eux, Angela Merkel s'est permise d'ironiser. Listant avec fierté toutes les réformes sociales entreprises par ce gouvernement - souvent à l'initiative du SPD -, elle a jugé que M. Gabriel « se dévalorise ».
les commentaires sont positifs... surtout à gauche
A l'issue de cette émission, les commentaires sont positifs... surtout à gauche. « Je suis fière de notre chancelière », a tweeté Til Schweiger, une véritable star du petit et grand écran qui a toujours milité pour le parti social-démocrate. « Remarquable, la façon dont Merkel reste sur sa position et refuse de fixer une limite aux ombre de réfugiés », réagit le député social-démocrate Karamba Diaby.
les Verts approuvent la chancelière
Alors que dans le Bade-Wurtemberg, où les électeurs sont appelés aux urnes le 13 mars, la politique d'Angela Merkel est explicitement approuvée par le ministre-président Vert Winfried Kretschmann, et critiquée par le candidat régional de la CDU, Guido Wolf, les Verts approuvent également la chancelière. « En matière de crise des réfugiés, Merkel est vraiment taillée dans un bois particulier. Un bon bois européen », se félicite le député écologiste Konstantin von Notz. Au point que son collègue, Dieter Janecek, également député Vert, lance la campagne 2017 avec ce slogan : « Qui veut Merkel doit voter Vert. »
Cherchez l'erreur
Commentaire : alors que la France et l'Allemagne s'apprêtent à renouveler leurs dirigeants en 2017, le président français, socialiste, est accusé de dérive droitière pendant que, de l'autre côté du Rhin, la chancelière chrétienne-démocrate mène une politique de gauche. Cherchez l'erreur.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Les caisses de retraites en France sont déjà vides, personne ne veut annoncer la mauvaise nouvelle

«… pour sauver le système des retraites (à Andorre), il faudrait, selon le rapport remis par les experts français, fixer le départ à la...