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dimanche 13 mars 2016

Allemagne: élections, entrée en force de l'AfD dans les parlements régionaux?

B130316

08:40 -
"Tous les sondages indiquent que le nouveau parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AFD) va faire une entrée en force dans les trois parlements régionaux et pourrait donc s’installer durablement dans le jeu politique" rapporte Le Monde.


Rappelons que les propositions du chef de l'aile jeunesse de l'Alternative pour l'Allemagne (Afd), un parti conservateur, pourraient être considérées comme une alternative non seulement pour l'Allemagne, mais pour l'Europe dans son ensemble:

  • En faveur d'une politique européenne qui serait indépendante de l'influence des États-Unis.
  • Pour abandonner le projet du Partenariat du commerce et de l'investissement transatlantique (TTIP) et le remplacer par un accord de libre-échange avec la Russie
  • pour lever les sanctions anti-russes afin de stimuler la coopération économique Berlin-Moscou
  • Contre la politique de migration porte ouverte de la chancelière Angela Merkel.
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Allemagne : élections régionales sur fond de crise des réfugiés

Par Frédéric Lemaître (Berlin, correspondant) pour Le Monde, le 13 Mars 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 13 Mars 2016


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Dimanche 13 mars, 13 millions d’Allemands sont appelés aux urnes : les électeurs du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie-Palatinat, deux Etats-régions voisins de la France, mais aussi ceux de la Saxe-Anhalt, dans l’ex-Allemagne de l’Est. Un scrutin majeur pour la chancelière, Angela Merkel, mais difficile à décrypter. Voici quelques clés.
  ce scrutin fait office de test national
A dix-huit mois des futures élections législatives allemandes, prévues pour l’automne 2017, ce scrutin fait office de test national. Il permettra, notamment, de tester la résistance de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), que préside Angela Merkel, six mois après que la chancelière a décidé d’accueillir de très nombreux réfugiés.
Alternative pour l’Allemagne (AFD) va faire une entrée en force dans les trois parlements régionaux
Tous les sondages indiquent que le nouveau parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AFD) va faire une entrée en force dans les trois parlements régionaux.

De même, le parti libéral (FDP), qui avait disparu de la scène politique nationale en 2013 faute d’avoir obtenu 5 % des suffrages aux élections législatives, pourrait renaître de ses cendres.
En 2017, il faudra compter avec l’AFD
Aujourd’hui, quatre groupes politiques sont représentés au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand : l’Union CDU/CSU, le parti social-démocrate (SPD), Die Linke (la gauche radicale) et les Verts. En 2017, il faudra également compter avec l’AFD et peut-être avec le parti libéral. Un éparpillement qui marquera un affaiblissement de facto des deux grands partis traditionnels, la CDU et le SPD, et risque de rendre plus difficile la formation de la future coalition gouvernementale.

La CDU préside aujourd’hui la Saxe-Anhalt, grâce à une coalition avec le SPD. En 2011, elle a été battue dans son bastion du Bade-Wurtemberg. Certes, avec 39 % des voix, elle y est restée le principal parti, mais les Verts (24,2 % des voix) se sont alliés au SPD (23,1 %) pour gouverner. Enfin en Rhénanie-Palatinat, la CDU est dans l’opposition.

Dimanche, la CDU semble assurée de rester, de loin, le premier parti de Saxe-Anhalt. L’enjeu majeur se situe dans les deux autres Etats-régions.

Il y a encore un mois, Julia Klöckner, la très ambitieuse vice-présidente de la CDU, était donnée gagnante en Rhénanie-Palatinat, tout comme Guido Wolf, candidat de la CDU dans le Bade-Wurtemberg. Trois Etats-régions, trois ministres-présidents CDU : Angela Merkel ne pouvait pas rêver mieux.

Mais les choses ne sont pas si simples. Aujourd’hui, les sondages apparaissent beaucoup plus indécis. Dans le Bade-Wurtemberg, les Verts pourraient même arriver en tête, devant la CDU. Cette dernière accepterait-elle d’être le « junior partner » des écologistes ? Ce serait une première en Allemagne.

Pour ne rien arranger, Julia Klöckner et Guido Wolf ont nettement pris leur distance avec la politique migratoire d’Angela Merkel. S’ils remportaient une victoire haut la main, ce serait, malgré les apparences, une demi-défaite pour la chancelière.

En revanche, un échec de ces « faucons » prouverait, paradoxalement, qu’ils ont peut-être eu tort de critiquer Angela Merkel, même si, bien sûr, les intéressés lui imputeront la responsabilité de leur défaite.


Le SPD dans une situation délicate

Le parti social-démocrate (SPD) préside actuellement la Rhénanie-Palatinat (et ce, depuis vingt-cinq ans) et il est partenaire minoritaire des coalitions dans les autres Länder. Or, dans le Bade-Wurtemberg et la Saxe-Anhalt, les sondages sont catastrophiques pour le SPD qui pourrait arriver en quatrième position, derrière même l’AFD.

Il n’est pas du tout évident que ses voix, associées à celles du vainqueur (la CDU en Saxe-Anhalt, la CDU ou les Verts dans le Bade-Wurtemberg) suffisent à former une majorité.

Le SPD pourrait donc, dans les deux cas, se retrouver dans l’opposition. La défaite se transformerait en crise majeure si, en plus, le SPD perdait la Rhénanie-Palatinat, où les résultats s’annoncent serrés. Seul espoir pour le parti : que ce tableau si sombre finisse par mobiliser les électeurs sociaux-démocrates et qu’au final la situation soit un peu moins dramatique.

Les Verts en situation de confirmer dans le Bade-Wurtemberg

Les Verts se trouvent dans une situation exceptionnelle. En mars 2011, ils avaient vu l’un des leurs, Winfried Kretschmann, accéder au pouvoir dans le Bade-Wurtemberg, en grande partie parce que l’Allemagne était sous le choc de la catastrophe de Fukushima.

A la surprise générale, en cinq ans, ce catholique, qui se définit lui-même comme conservateur, a séduit tout le monde, y compris les industriels de l’automobile qui font la fortune de ce Land.

Aujourd’hui, la question est de savoir si, élu avec 24 % des voix il y a cinq ans, Winfried Kretschmann obtiendra cette année plus de 30 % des suffrages et s’il dépassera ou non la CDU. Dans tous les cas, cela représenterait un beau succès pour les Verts.

Mais Winfried Kretschmann est tellement atypique que son parti a du mal, au niveau national, à profiter de cette dynamique locale… voire à la comprendre. Faut-il le préciser ? Angela Merkel et Winfried Kretschmann semblent parfois plus proches l’un de l’autre qu’ils ne le sont de leurs partisans respectifs.  
l'AfD est créditée entre 10 et 20% des voix
Les sondages créditent Alternative pour l’Allemagne (AFD), ce parti d’extrême droite fondé en 2013, d’environ 10 % des voix en Rhénanie-Palatinat et dans le Bade-Wurtemberg, mais de près de 20 % des voix en Saxe-Anhalt, où il pourrait même devenir le deuxième parti derrière la CDU, mais devant Die Linke.
Les autres partis ont exclu toute alliance avec l'AFD
L’AFD surfe sur le ressentiment que provoque l’arrivée de nombreux réfugiés en Allemagne. Les autres partis ont exclu toute alliance avec lui, et, en Saxe-Anhalt, ses dirigeants excluent également de gouverner.
l’AFD pourrait donc s’installer durablement dans le jeu politique
Après une première victoire aux élections européennes, l’AFD pourrait donc s’installer durablement dans le jeu politique.
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