€CALYPSE NEWS

vendredi 19 février 2016

Grèce: que faire avec des réfugiés tactiquement radio-activés?

D190216

18:10 -
"Depuis le début de la crise, Athènes estime que la solution se trouve en organisant depuis la Turquie, un système de réinstallation ou de relocalisation des réfugiés afin d’éviter les traversées meurtrières en mer Egée. Le gouvernement grec attend donc beaucoup du sommet Union européenne-Turquie du 6 mars" rapporte Le Monde.


 Sauf que d'ici-là, ce sont des réfugiés radio-actifs qui pourraient débarquer sur les côtes grecques et que dans ces conditions, il est non seulement illusoire d'espérer maintenir les frontières européennes ouvertes, mais encore plus insensé de compter sur un processus de réinstallation de ces réfugiés irradiés directement depuis la Turquie qui pourrait bien se recevoir quelques bombes nucléaires tactiques de la part de son voisin russe si elle envoie ses "boots on the ground" en Syrie. Mais de tout cela, dans les salons bruxellois arrosés au Cognac, qui s'en préoccupe?
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Réfugiés : Tsipras bataille pour éviter l’isolement

Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance) pour Le Monde, le 19 Février 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 19 Février 2016


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Le premier ministre grec Alexis Tsipras est arrivé au Conseil européen de Bruxelles avec un objectif principal : obtenir qu’aucun Etat européen ne ferme ses frontières unilatéralement, au moins jusqu’au sommet entre l’Union européenne et la Turquie, le 6 mars.
  bloquer tout accord sur le Brexit
C’est ce qu’il aurait clairement exprimé vendredi 19 février au matin à la chancelière allemande Angela Merkel et au président français François Hollande lors d’une rencontre tripartite d’environ une heure et demie. Il menace même de bloquer tout accord sur le Brexit s’il n’est pas entendu.
La Grèce redoute que la Macédoine voisine ne ferme totalement sa frontière
La Grèce redoute plus que tout que la Macédoine voisine ne ferme totalement sa frontière, avec à la clé le risque de voir des milliers de migrants bloqués sur son territoire alors qu’ils sont encore nombreux à arriver chaque jour sur les îles de la mer Egée (80 000 depuis le début de l’année). Aujourd’hui déjà, seuls les Syriens, Afghans ou Irakiens sont autorisés à passer le poste frontière du petit village d’Idomeni (nord la Grèce). Les autres sont refoulés par la police macédonienne – assistée sur place par des policiers d’autres pays (Hongrie, Slovénie, Croatie, Serbie et Slovaquie) – et s’en remettent aux passeurs pour tenter coûte que coûte de continuer leur route vers l’Autriche, l’Allemagne ou la Suède.
  la Grèce n’a ni les moyens ni les infrastructures pour héberger, nourrir ou soigner durablement des réfugiés
Or la Grèce, déjà engluée dans une crise économique depuis plus de six ans, n’a ni les moyens ni les infrastructures pour héberger, nourrir ou soigner durablement des réfugiés qui jusqu’ici étaient convenablement pris en charge sur le sol grec mais parce qu’ils ne faisaient que passer. Accusée fin janvier par Bruxelles de « graves négligences » dans la gestion de ses frontières extérieures et menacée d’une exclusion de la zone Schengen, la Grèce a mis les bouchées doubles ce mois-ci notamment pour terminer les cinq centres d’enregistrements et de tri de migrants, les hot spots, exigés par l’UE depuis novembre 2015.

Aujourd’hui, quatre de ces hot spots sont opérationnels sur les îles de Lesbos, Leros, Chios et Samos et le cinquième à Kos devrait ouvrir à la fin du mois. Avec une capacité d’accueil maximum d’environ 4 000 places. Sur le continent deux camps de 4 000 places chacun ont été ouverts cette semaine, normalement réservés aux demandeurs d’asile candidats au programme de relocalisation qui devait permettre d’ici à fin 2017 de répartir dans d’autres pays européens environ 66 000 réfugiés en provenance de Grèce. Pour l’instant, seuls 295 ont été accueillis dans le reste de l’UE.
Ces sept camps se transformeront en vastes camps de rétention
« Nous avons rempli notre contrat mais l’ensemble de ce dispositif fonctionnera seulement si les frontières restent ouvertes et que le gros des réfugiés peut continuer sa route vers les autres pays européens, précise un haut responsable grec. Si la solidarité européenne se grippe totalement et que la Turquie ne tient pas ses promesses de retenir une partie du flux alors la Grèce implosera. Ces sept camps se transformeront en vastes camps de rétention, ce que nous refusons. Nous luttons à Bruxelles pour que ce scénario catastrophe, voulu par la ligne dure des pays de l’Est, ne se concrétise pas. »
l’intégrité de la zone Schengen 
A l’issue de la première journée de ce sommet européen jeudi 18 février, le gouvernement grec estimait que ses quatre demandes principales semblaient avoir été entendues. « Les conclusions de cette première journée ont réaffirmé l’intégrité de la zone Schengen ce qui est essentiel pour nous », soulignent des sources diplomatiques grecques qui se disent « satisfaites » de ce que ces conclusions fassent aussi référence à:
  • la nécessité d’accélérer le processus de relocalisation, 
  • de mettre en place un processus de réinstallation directement à partir de la Turquie et 
  • d’éviter les actions unilatérales des pays membres de l’UE.
Merkel est contestée et affaiblie et Juncker dépassé
Pour autant, les Grecs le savent, rien n’est joué. 
« Angela Merkel est contestée et affaiblie et Jean-Claude Juncker dépassé par le retour aux réflexes nationalistes d’une partie des Etats membres de l’Union, se désole une source grecque. Leur soutien est essentiel mais le risque c’est bien aujourd’hui l’implosion de l’Union sous la pression de ses membres les plus conservateurs qui nous font la leçon alors que nous avons supporté le plus gros de l’effort humanitaire en accueillant dignement, plus de 800 000 réfugiés en 2015. »
Le gouvernement grec attend beaucoup du sommet Union européenne-Turquie du 6 mars
Depuis le début de la crise, Athènes estime que la solution se trouve en amont, en organisant depuis la Turquie, un système de réinstallation ou de relocalisation des réfugiés afin d’éviter les traversées meurtrières en mer Egée. Le gouvernement grec attend donc beaucoup du sommet Union européenne-Turquie du 6 mars.
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L'article 155 : possibilité pour les autorités centrales de destituer ou de nommer les responsables de TV3 et de Catalunya Radio

« La chaîne de télévision publique catalane TV3 a exprimé son désaccord suite à la décision des autorités espagnoles d'exercer des ...