samedi 30 janvier 2016

Grèce: guerre des réfugiés, trois raisons qui poussent les migrants à risquer leur vie en Mer Egée

A300116

07:45 - "La Grèce aura beaucoup de mal à réduire le flux de migrants qui arrivent sur son territoire pour au moins trois raisons"
rapporte RT France citant la porte-parole de l'Agence européenne pour la gestion des frontières extérieures de l'UE, basée à Varsovie, Ewa Moncure:
  • Lorsque ses bateaux recueillent des migrants en mer, il est tout simplement légalement impossible à Frontex de les renvoyer chez eux. «Il en a toujours été ainsi, c'est le principe de non-refoulement» 
  •  «Il est très facile d'arriver (en Grèce) par la mer. Ce n'est pas un champ où on peut mettre une clôture»
  • La longueur des côtes grecques et les centaines d'îles qui composent le pays rendent les frontières de la Grèce quasiment impossible à surveiller dans leur ensemble"
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Pourquoi la Grèce va avoir du mal à freiner l'afflux de réfugiés, selon Frontex

RT France, le 30 Janvier 2016

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 30 Janvier 2016


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Frontex, l'agence de l'Union européenne pour la gestion des frontières extérieures, a indiqué à l'AFP que la Grèce aura beaucoup de mal à réduire le flux de migrants qui arrivent sur son territoire pour plusieurs raisons, notamment géographique.
des obstacles légaux et géographiques empêchent de contrôler efficacement les frontières de la Grèce
La Grèce est actuellement sous le feu des critiques de ses partenaires européens qui lui reprochent de laisser entrer trop de migrants. Pourtant, des obstacles légaux et géographiques empêchent de contrôler efficacement les frontières de la Grèce, a déclaré la porte-parole de l'Agence européenne pour la gestion des frontières extérieures de l'UE, basée à Varsovie, Ewa Moncure. Elle s'exprimait au retour d'un voyage à Lesbos, une des îles grecques confrontées à l'afflux de migrants.
 Le principe de non-refoulement
Lorsque ses bateaux recueillent des migrants en mer, il est tout simplement légalement impossible à Frontex de les renvoyer chez eux. «Il en a toujours été ainsi, c'est le principe de non-refoulement», a indiqué la porte-parole.
La facilité pour les migrants d'arriver par la mer
 la mer n'est pas un champ où on peut mettre une clôture
«Il est très facile d'arriver (en Grèce) par la mer. Ce n'est pas un champ où on peut mettre une clôture», a déclaré Ewa Moncure. 
«Selon le droit international, toute personne qui franchit une frontière européenne a la possibilité de déposer une demande d'asile», a-t-elle ajouté.
Les bateaux de Frontex amènent les migrants en Grèce pour les interroger
Les migrants ne risquent rien, sauf leur vie en haute mer
Les bateaux et les collaborateurs de Frontex, lorsqu'ils recueillent en mer des migrants, «ne peuvent que les emmener en Grèce», poursuit la porte-parole de l'agence. 
«En pleine mer il est impossible de les interroger, d'autant que souvent ils n'ont pas de documents identité. Seuls ceux recueillis par les Turcs sont ramenés en Turquie. Et seuls les passeurs font demi-tour quand ils voient les bateaux de Frontex, car ils risquent la prison. Les migrants ne risquent rien, sauf qu'ils risquent leur vie en haute mer, la plupart veulent demander l'asile, les autres veulent simplement arriver en Europe», précise-t-elle.
 les frontières de la Grèce et des côtes libyennes quasiment impossible à surveiller dans leur ensemble
La longueur des côtes grecques et les centaines d'îles qui composent le pays rendent les frontières de la Grèce quasiment impossible à surveiller dans leur ensemble. Il en est de même pour la côte libyenne, longue de mille kilomètres, d'où les migrants naviguent vers l'Italie. 
«Tenter d'y intercepter un canot de réfugiés c'est comme chercher une voiture dans un pays comme la Roumanie», a encore ajouté Mme Moncure.
dans les eaux internationales, le droit protège la liberté de navigation
En plus, ceux qui partent de Libye voyagent dans les eaux internationales,le droit protège la liberté de navigation et interdit aux gardes-côtes d'intercepter une embarcation, sauf si c'est pour lui porter secours. Un problème qui «n'existe pas entre la Turquie et la Grèce, où les bateaux de Frontex se trouvent toujours dans les eaux territoriales de l'une ou de l'autre».
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