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lundi 25 janvier 2016

France: les condamnés pour terrorisme obtiennent un quasi statut de prisonnier politique

C250116

08:35 - Dans le cadre de la déradicalisation,
"la France met en place des quartiers dédiés qui doivent permettre de détecter les détenus, condamnés ou prévenus, qui présentent un risque de tentation terroriste" rapporte Le Monde.

Les terroristes ont donc obtenu un régime spécial qui les distingue de tous les autres prisonniers, ce qui est une victoire car ils bénéficient d'une sorte de statut de prisonnier "politique" avec tous les avantages qui y sont liés en particulier des cellules individuelles et de nombreux contacts avec des intervenants extérieurs, ce qui ouvre de très nombreuses possibilités d'action, le système étant, pas nature, imparfait voire pervers. 
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Terrorisme : la France met en place des quartiers dédiés aux détenus radicalisés 
 

Le top départ du programme de déradicalisation dans les prisons sera donné lundi 25 janvier avec l’ouverture de deux quartiers spécifiques dans les prisons d’Osny (Val-d’Oise) et Lille-Annœullin (Nord). Ils vont chacun accueillir une vingtaine de personnes condamnées ou en détention provisoire pour des faits de terrorisme.

cinq unités capables d’accueillir une grosse centaine de détenus
Avec deux autres unités qui ouvriront fin mars à Fleury-Mérogis (Essonne) et l’unité de Fresnes (Val-de-Marne), ouverte dès 2014, mais dont le fonctionnement est en cours de transformation, la France sera dotée de cinq unités capables d’accueillir une grosse centaine de détenus.
  • Pourquoi met-on en place ces quartiers spécifiques ?
porosité entre détenus de droit commun et pour terrorisme
Ce programme, lancé avant les attentats de janvier 2015, a été accéléré alors que le parcours de certains auteurs de ces crimes a révélé la porosité entre détenus de droit commun et pour terrorisme et le lieu de rencontre qu’a pu constituer la prison.
détecter les détenus, condamnés ou prévenus, qui présentent un risque de tentation terroriste
Un renforcement du renseignement en prison a été décidé, avec un recrutement massif de personnel spécialisé. Les prisons françaises comptent aujourd’hui 159 officiers de renseignement contre 70 agents en 2012. Ils seront 185 dans les prochains mois.
Mais tout ne repose pas sur leurs épaules. Le travail quotidien d’observation des surveillants doit permettre de détecter les détenus, condamnés ou prévenus, qui présentent un risque de tentation terroriste.
  • Quels sont les détenus visés ?
  des détenus de droit commun identifiés comme ayant été radicalisés ou en voie de l’être
L’objectif est ambitieux mais la méthode est totalement empirique. Au risque de rater la cible initiale. Ces quartiers devaient accueillir également des détenus de droit commun identifiés comme ayant été radicalisés ou en voie de l’être, ce qui ne sera pas le cas au démarrage.
 détection des détenus susceptibles d’entrer dans un processus de conviction terroriste au nom d’une idéologie destructrice

« L’outil d’évaluation n’est pas encore stabilisé », justifie Géraldine Blin, qui vient d’être nommée à la fonction nouvellement créée de directrice du projet de lutte contre la radicalisation à l’administration pénitentiaire.
Tout le monde n’est pas encore d’accord sur la définition de la « radicalisation » et encore moins sur les critères et les méthodes de détection des détenus susceptibles d’entrer dans un processus de conviction terroriste au nom d’une idéologie destructrice, portée par l’organisation Etat islamique, Al-Qaida ou autres, et risquant d’entraîner d’autres détenus avec eux.
« Il ne suffit pas d’avoir un tapis de prière et un Coran dans sa cellule pour être un dangereux prosélyte », résume le directeur d’une prison francilienne.
  • Comment fonctionneront ces unités ?
Les détenus concernés seront séparés du reste des prisonniers
Les détenus concernés seront séparés du reste des prisonniers. Maintenus dans des cellules individuelles, ils auront obligation de suivre pendant six mois, voire plus, un programme « intensif » de quatre demi-journées par semaine. Au menu, de l’enseignement général et des séances de travail en groupe avec des intervenants extérieurs (victimes de terrorisme, terroristes repentis, politologues, psychologues, etc.).
  un tri en fonction de la dangerosité et du stade de radicalisation
L’unité de Fresnes sera spécifiquement chargée, avec l’une de celles de Fleury-Mérogis, de l’évaluation de ces détenus. Un travail d’une durée de deux à six semaines qui permettra un tri en fonction de la dangerosité et du stade de radicalisation.
  • Les plus endurcis, que certains n’hésitent pas à qualifier d’« irrécupérables dans les circonstances actuelles », sont destinés à être maintenus à l’isolement.
  • Ceux qui sont considérés comme radicalisés ou en voie de radicalisation mais susceptibles d’avoir une influence néfaste sur les autres détenus seront pris en charge dans les unités dédiées.
  • Les autres resteront dans le régime ordinaire de détention et pourront participer au programme de déradicalisation « engagement citoyen » expérimenté en 2015. Un programme auquel a travaillé Mme Blin, alors directrice du service pénitentiaire d’insertion et de probation du Val-d’Oise.
 ce dispositif, entre prévention et correction, est expérimental
Tout ce dispositif, entre prévention et correction, est expérimental. La centaine de surveillants volontaires ou conseillers de probation qui seront affectés à ces quartiers ont débuté leur formation de trois semaines le 7 janvier. Un début modeste alors que, selon certaines estimations, la radicalisation pourrait concerner entre 700 et 2 000 détenus.
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