jeudi 8 octobre 2015

UE: "transformation" de l'OTAN, l'idée est de "projeter de la stabilité" sans déployer de forces de combat en nombre

A081015

08:40 -
"En 2008, 168.000 soldats étaient déployés sous la bannière de l'Otan, ils sont 16.000 actuellement et ne seront bientôt plus que 4.000. L'idée est donc de “projeter de la stabilité”, sans déployer de forces de combat en nombre,un processus dynamique appelé «transformation» dans le jargon otanien" souligne M. Stoltenberg, le secrétaire général de l'Otan, cité par Le Figaro.

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Ukraine, Syrie, Afghanistan : l'Otan sur tous les fronts

Par Alain Barluet pour Le Figaro, le 8 Octobre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 8 Octobre 2015

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Les vingt-huit ministres de la Défense de l'Alliance atlantique se réunissent, ce jeudi, à Bruxelles, pour une réunion dominée par l'actualité syrienne et les défis militaires posés par la Russie.
 Les crises vont se bousculer à la table
Les crises vont se bousculer à la table des vingt-huit ministres de la Défense de l'Otan jeudi à Bruxelles. Les tensions russo-turques, après les incursions aériennes de Moscou à la frontière syrienne, le regain des combats à Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, s'ajoutent aux défis posés par la défense collective dans l'est de l'Europe.
 L'ombre de la Russie sera omniprésente
L'ombre de la Russie, avec laquelle l'Alliance a gelé ses consultations depuis l'affaire ukrainienne, sera omniprésente. À la demande de certains de ses membres, de nouveaux QG de l'Alliance vont être installés dans plusieurs pays de l'Est pour faciliter, le cas échéant, le déploiement rapide d'une «task force» de plusieurs milliers d'hommes. L'Est aimerait encore accroître cette réactivité et plaide pour un «plan de riposte graduée» qui permettrait d'accélérer le déploiement de troupes en cas de crise. Une initiative considérée avec prudence par certains pays, dont la France, qui ne souhaitent pas voir entamé le contrôle politique sur de telles décisions.
  De quoi sérieusement agacer Moscou
Le dossier de la défense antimissile (DAM), également à l'agenda, recèle de même des irritants pour les Vingt-Huit, aux priorités divergentes. Fin 2015, un «intercepteur», pièce importante du système de la DAM, doit être inauguré en Roumanie et un autre en Pologne en 2018, achevant de «couvrir» la zone face à d'éventuelles menaces balistiques. De quoi sérieusement agacer Moscou en dépit des messages répétés de l'Alliance, selon laquelle le dispositif n'est en rien tourné contre la Russie.
  une reprise du dialogue avec Moscou
Pour le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, un «marchandage» de la Russie visant à utiliser la Syrie pour alléger les sanctions prises en raison de la crise en Ukraine est «inacceptable». Mais certains pays membres, dont la France, ne seraient pas hostiles à une reprise du dialogue avec Moscou et ne souhaitent pas en tout cas focaliser l'Alliance sur l'Est au détriment du «flanc sud», autre thématique majeure.
 “projeter de la stabilité”, sans déployer de forces de combat en nombre»
L'envoi massif de troupes au Levant n'est guère d'actualité. Barack Obama, qui assistera en juillet prochain à Varsovie à son dernier sommet de l'Alliance, ne souhaite pas avoir à s'y réengager militairement. La priorité est au capacity building, pour aider à la consolidation des États fragiles. «L'idée est de “projeter de la stabilité”, sans déployer de forces de combat en nombre», souligne M. Stoltenberg.
  Turquie, allié ambigu mais incontournable
C'est le cas de l'Irak, dont l'Alliance pourrait (comme elle l'a déjà fait avant 2011) former l'armée nationale, en Jordanie cette fois. En Turquie, allié ambigu mais incontournable, l'Alliance aura aussi à gérer le retrait, prévu avant la fin de l'année, des batteries antimissiles Patriot déployées en 2013 face à la frontière avec la Syrie.
  un processus dynamique appelé «transformation»
En 2008, 168.000 soldats étaient déployés sous la bannière de l'Otan, ils sont 16.000 actuellement et ne seront bientôt plus que 4.000. Dans ces conditions, et face aux nouvelles menaces, l'Alliance réfléchit à son adaptation, stratégique, capacitaire et en termes d'entraînement - un processus dynamique appelé «transformation» dans le jargon otanien.
L'Otan, formidable machine à planifier
La responsabilité en revient au numéro deux militaire de l'Otan, le commandeur suprême allié à la transformation (SACT), basé à Norfolk, aux États-Unis. Un poste occupé par le général français Denis Mercier, qui vient de succéder à Jean-Paul Paloméros, comme lui un ancien chef d'état-major de l'armée de l'air. «Attention au risque de régionalisation Nord-Sud», prévient le général Mercier. «L'Otan, qui est une formidable machine à planifier, doit pouvoir s'adapter à toutes les situations», ajoute-t-il. Parmi les gros chantiers du nouveau SACT, le perfectionnement du commandement conjoint entre pays membres, en tirant le meilleur parti du renseignement et des informations obtenus par une multitude de «capteurs», notamment les satellites.
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« Peu importe ce qu'est Jérusalem-Est»

«Maintenant, ils [Israéliens et Palestiniens, ndlr] peuvent se réunir pour décider ce que seront les frontières, c'est à eux de décider...