€CALYPSE NEWS

samedi 10 octobre 2015

Syrie: la puissance militaire russe contraint les USA à négocier leur "déconfliction"

A101015

06:30 -
"Les Américains utilisent le mot « déconfliction » pour qualifier le fait que les parties prenantes à un conflit communiquent et échangent des informations pour éviter des incidents entre leurs aéronefs qui interviennent sur un même théâtre d’opération" nous enseigne Le Monde [sans préciser qu'en substance, ce terme est synonyme de défaite pour les Américains qui doivent se retirer de Syrie - sortir du conflit, se "déconflicter" -  terrassés par la puissance russe, ndlr].

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Washington et Moscou « prêts » pour des discussions sur la Syrie 

Le Monde avec AFP, le 10 Octobre 2015 

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 10 Octobre 2015 
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Le groupe Etat islamique (EI) a pris position vendredi 9 octobre à la lisière d’Alep, deuxième ville de Syrie, grâce à une percée éclair contre les rangs des rebelles déboussolés par les frappes russes qui les visent principalement.
  la sûreté de l’espace aérien en Syrie
De son côté, le Pentagone a annoncé dans la soirée que la Russie et les Etats-Unis étaient prêts à reprendre des discussions sur la sûreté de l’espace aérien en Syrie, où les deux pays sont engagés dans des opérations militaires distinctes.
  garantir la sûreté des opérations aériennes
« Le ministère (américain) de la défense a reçu une réponse formelle du ministère russe de la défense à qui il avait formulé une proposition pour garantir la sûreté des opérations aériennes en Syrie », a annoncé le porte-parole Peter Cook précisant que « des négociations pourraient avoir lieu dès ce week-end ».
Cette problématique de sûreté de l’espace aérien est apparue avec l’entrée de la Russie dans le conflit syrien le 30 septembre. Les Etats-Unis sont eux à la tête d’une coalition antidjihadistes qui mène des bombardements en Syrie depuis septembre 2014.
  L’intervention de Moscou est critiquée par l’Occident
Dans ce conflit complexe impliquant une multitude d’acteurs, les raids de Moscou ciblent pour le moment principalement les groupes rebelles hostiles au régime et le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida, et seulement marginalement l’EI. L’intervention de Moscou est critiquée par l’Occident qui l’accuse de vouloir secourir son allié Bachar Al-Assad plutôt que de combattre les djihadistes.
l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH)
Profitant des frappes russes sur les rebelles, l’EI a avancé rapidement en direction d’Alep, sans être visé par les raids, après avoir chassé des groupes insurgés rivaux de localités au nord de cette ville, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Dans un communiqué, l’EI a affirmé avoir « pris le contrôle de vastes régions au nord d’Alep » et être « aux portes d’Alep ».
L’ancienne capitale économique de Syrie est divisée depuis juillet 2012 entre des secteurs ouest aux mains du régime et est sous contrôle de plusieurs groupes insurgés, dont le Front Al-Nosra, ses alliés islamistes et des rebelles locaux. Jusqu’à présent, ces derniers sont maîtres de la plus grande partie de la province d’Alep alors que l’EI n’est présent que dans le nord et le régime contrôle dans l’est une route clé reliant Alep à Homs.
l’opération russe se poursuivra tout au long de l’offensive des forces syriennes 
Quant à l’armée du régime, forte des bombardements russes, mais aussi de l’appui crucial du Hezbollah libanais au sol, elle a lancé mercredi une vaste offensive pour reprendre le territoire perdu, avançant dans des secteurs des provinces de Hama (centre) et de Lattaquié (ouest). Le Kremlin a assuré que l’opération russe « se poursuivra tout au long de l’offensive des forces syriennes ».
éviter des incidents entre les aviations des deux pays
Au lendemain des premières frappes russes, de hauts responsables civils et militaires américains s’étaient déjà entretenus par vidéoconférence avec leurs homologues russes sur les moyens d’éviter des incidents entre les aviations des deux pays.
  Les Américains utilisent le mot « deconfliction »
Il avait évoqué des questions comme les fréquences radio qu’utiliseraient les avions pour communiquer « en cas de détresse », ou encore de la langue à utiliser pendant des échanges d’appareil à appareil. Les Américains utilisent le mot « deconfliction » pour qualifier ce type d’échanges. Ce terme peut se traduire en français par le fait que les parties prenantes à un conflit communiquent et échangent des informations pour éviter des incidents entre leurs aéronefs qui interviennent sur un même théâtre d’opération.

Le Pentagone avait ensuite critiqué Moscou, affirmant que la Russie ne répondait pas assez rapidement aux propositions formulées par Washington à la suite de ces premiers échanges. 

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