samedi 12 septembre 2015

USA: " le chemin vers un règlement viable en Syrie ne passe pas par Washington mais par Moscou"

A120915

16:15 -
"Les États-Unis semblent n'avoir absolument aucune idée de la façon de réagir à l'activité russe en Syrie. Pour Bloomberg, le plan pour évincer Assad a échoué tandis que pour The National Interest, le chemin vers un règlement viable en Syrie ne passe pas par Washington mais par Moscou" rapporte Sputniknews.

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Le nouveau cauchemar de l'Amérique: comment affronter la Russie sur le terrain en Syrie?

Sputniknews, le 12 Septembre 2015

Traduction et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 12 Septembre 2015


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Peu importe la façon persistante qu'a la Russie d'insister sur le fait qu'elle ne soutient pas simplement le régime du président syrien Assad, mais plutôt sa lutte contre l'État islamique, Washington ne l'écoutera pas: les médias américains sont en effervescence avec des propos alarmistes sur l'aide militaire de la Russie à Damas et tentent de deviner ce que cela pourrait signifier et ce qu'il faut faire ensuite.
absolument aucune idée de la façon de réagir à l'activité russe en Syrie
Les États-Unis semblent n'avoir absolument aucune idée de la façon de réagir à l'activité russe en Syrie. Alors que certaines de ses sources médiatiques choisissent de recourir à l'hystérie, comme Fox News qui prétend que Damas sera bientôt occupée par l'armée russe, d'autres préfèrent regarder les différentes options et tentent de compiler quelque chose ressemblant à un plan d'action.
Bloomberg avance deux réponses
L'agence financière américaine Bloomberg avance deux réponses relativement adéquates et examine tous les avantages et les inconvénients de chacune.
faire face ou coopérer avec la Russie 
"Les options sont d'essayer de faire face à la Russie en Syrie ou, comme certains à la Maison Blanche le préconisent, coopérer avec la Russie dans la lutte contre l'État islamique (ISIL)," a-t-elle dit.
  mais ils craignent, ce faisant, que la relation avec la Russie se réchauffe
"Pour certains à la Maison Blanche, la priorité est d'enrôler d'autres pays pour lutter contre l'État islamique mais ils craignent, ce faisant, que la relation avec la Russie se réchauffe.
travailler avec Moscou pour coordonner les frappes US et Russes
Ils envisagent sérieusement d'accepter le renforcement de la Russie comme un fait accompli, et ensuite travailler avec Moscou pour coordonner les frappes US et Russes dans le nord de la Syrie où la coalition menée par les USA fonctionne tous les jours ", explique l'agence.
 D'autres considèrent toute coopération avec Moscou comme un véritable échec
D'autres, cependant, semblent être si obsédés par l'idée de renverser le président Assad qu'ils ne prêtent aucune attention à la menace d'ISIS et considèrent toute coopération avec Moscou comme un véritable échec.
le plan pour évincer Assad a échoué
"Pour beaucoup dans l'administration Obama, en particulier ceux qui travaillent sur la Syrie, l'idée d'accepter la participation de la Russie dans le combat revient à admettre que le plan pour évincer Assad a échoué. De plus, ils craignent que la Russie attaque les groupes d'opposition syriens qui se battent contre Assad, en utilisant la guerre contre l'État islamique comme une couverture ".

Cependant, la crainte réelle pour le groupe mentionné ci-dessus est que «les États-Unis n'ont pas de véritable effet de levier pour riposter".

Si "Obama décide de ne pas accepter la présence de la force aérienne russe en Syrie", il disposera d'un ensemble d' autres options.
  imposer de nouvelles sanctions à la Russie
"Les États-Unis pourraient imposer de nouvelles sanctions à la Russie, bien que les sanctions actuelles liées à l'Ukraine n'ont pas changé les calculs de Poutine, et il y a peu de chance que les pays européens se joindraient à un nouveau cycle."
  prévenir la Russie que sa position va provoquer une riposte
Les États-Unis pourraient prévenir la Russie que sa position va provoquer une riposte  mais cela pourrait stimuler Poutine à doubler son déploiement. "
  essayer d'arrêter le flux d'armes russes
"Les Etats-Unis pourraient essayer d'arrêter le flux d'armes russes, mais cela signifierait faire pression sur des pays comme l'Irak et l'Iran pour résister à Poutine, or ces pays pourraient ne pas être d'accord."
 coopérer avec les forces russes saperait tout ce qui reste de crédibilité aux États-Unis
"Les préoccupations de la Maison Blanche au sujet de l'escalade des tensions avec la Russie en Syrie sont légitimes, mais coopérer avec les forces russes au sol ou dans l'air saperait tout ce qui reste de crédibilité aux États-Unis pour l'opposition syrienne et les Etats du Golfe qui la soutiennent."
au minimum l'Amérique ne doit pas être considérée comme complice de Moscou
"Les États-Unis peuvent ne pas être en mesure d'arrêter l'entrée de la Russie dans la lutte contre la guerre civile syrienne, mais au minimum l'Amérique ne doit pas être considérée comme complice de Moscou. Si cela se produit, le soupçon que Obama travaille actuellement pour préserver le régime d'Assad sera confirmé. "
  ce que la Russie essaie de dire au monde
Pendant ce temps, The National Interest, une autre revue US, propose sa propre interprétation de ce que la Russie essaie de dire au monde.
 le Kremlin envisage de prendre un rôle actif dans la définition du programme au Moyen-Orient
Premièrement, elle dit que "le Kremlin signale clairement qu'il envisage de prendre un rôle actif dans la définition du programme au Moyen-Orient - et qu'elle n'acceptera pas de rester passive face à une vision américaine sur la façon dont l'avenir devrait se dérouler".
 Poutine n'acceptera pas la position de Washington sur le retrait" du président Assad "
Deuxièmement, "Poutine fait clairement savoir qu'il n'acceptera pas la position de Washington sur le fait que le retrait" du président Assad "est un chemin vers une plus grande stabilité à long terme au Moyen-Orient."
 la Russie est plus confiante dans sa position en Ukraine
Troisièmement, "la Russie est plus confiante dans sa position en Ukraine", car Moscou conserve la plupart des effets de levier."
le Kremlin renforce ses lignes rouges
Quatrièmement, "le Kremlin renforce ses lignes rouges. Tout comme Moscou n'a pas permis que les séparatistes du Donbass subissent une défaite catastrophique l'été dernier en Ukraine, la Russie a indiqué qu'elle ne permettra pas à Bachar al-Assad d'être renversé ou éliminé par une action militaire de l'extérieur ".
le chemin vers un règlement viable ne passe pas par Washington mais par Moscou
Et, enfin, cinquièmement, "pour les pays du Moyen-Orient, comme l'Egypte et l'Azerbaïdjan, qui se sont opposés à la politique russe en Syrie, la décision de Poutine de monter la barre peut les conduire à considérer que le chemin vers un règlement viable ne passe pas par Washington, qui va bientôt être de plus en plus distrait par une campagne électorale, mais par Moscou. "
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