vendredi 4 septembre 2015

Hongrie: quotas contraignants, la fracture européenne Est-Ouest n'est pas une affaire de couleur politique.

O040915

22:00 -
" Avec Viktor Orban, les trois chefs de gouvernement tchèque, slovaque et polonais ont renouvelé hier à Prague leur opposition à tout système de «quotas» contraignants et ce n'est pas une affaire de couleur politique. En effet, si les conservateurs gouvernent à Budapest, le pouvoir revient aux sociaux-démocrates à Prague comme à Bratislava, et aux centristes à Varsovie. Et c'est un premier ministre de gauche, Robert Fico, qui ne veut pas voir la Slovaquie «se réveiller un beau matin avec 100.000 personnes venues du monde arabe» rapporte Le Figaro.

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Quotas de migrants : la Hongrie divise l'Europe

Par Jean-Jacques Mevel pour Le Figaro, le 4 Septembre 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 4 Septembre 2015


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Alors que l'Union européenne se déchire sur la répartition des réfugiés entre ses membres, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, agite le spectre d'une invasion.
  l'UE recommence à se déchirer sur le sort des demandeurs d'asile
L'élan d'unanimité porté par les photos d'Aylan Kurdi, le petit noyé de Bodrum (Turquie), s'annonce de courte durée entre dirigeants européens: l'UE recommence à se déchirer sur le sort des demandeurs d'asile débarqués sur ses plages, avec en toile de fond la polémique ravageuse sur une incompatibilité entre l'Europe et l'islam.
 Aujourd'hui nous parlons de centaines de milliers, l'an prochain nous discuterons de millions
C'est encore une fois Viktor Orban, l'enfant terrible des sommets, qui a allumé le feu. Le premier ministre hongrois, directement confronté à un engorgement de réfugiés coincés à Budapest sur la route de l'Allemagne, s'inquiète ni plus ni moins d'une invasion: «Aujourd'hui nous parlons de centaines de milliers, l'an prochain nous discuterons de millions et, d'un seul coup, dit-il, nous nous retrouverons en minorité sur notre propre continent.»
 L'Allemagne et la France entendent profiter de l'«effet Aylan» pour ressouder l'Europe
Le premier ministre Orban, défenseur inlassable de l'identité hongroise depuis le crépuscule de l'Union soviétique, n'en est pas à son coup d'essai. Mais ses tirades sur une «Europe chrétienne» assaillie de toute part rencontrent un solide écho chez les voisins slovaques, tchèques, polonais et même ailleurs. Elles viennent surtout compliquer les efforts de conciliation. L'Allemagne et la France entendent profiter de l'«effet Aylan» pour ressouder l'Europe sur un programme d'accueil cohérent en faveur des rescapés de quatre ans de massacres en Syrie.
 L'Europe n'a pas le droit de se diviser face à un tel défi
Las de constantes «récriminations», Frank-Walter Steinmeier, le patron de la diplomatie allemande, s'est emporté vendredi lors d'un rendez-vous avec ses collègues à Luxembourg. «L'Europe n'a pas le droit de se diviser face à un tel défi, dit-il, il est temps de passer à un autre genre de travail en commun.» Quelques jours plus tôt, le Français Laurent Fabius avait dénoncé la politique «scandaleuse» de la Hongrie et l'installation d'un rideau de barbelés destiné à couper la route aux réfugiés arrivant de Serbie.
 solide controverse sur ce que doit être l'attitude d'un bon chrétien
L'Europe centrale, plus religieuse que la façade occidentale, vit depuis au rythme d'une solide controverse sur ce que doit être l'attitude d'un bon chrétien. «La race, la religion ou la nationalité de celui qui est dans le besoin ne changent rien au devoir d'assistance et à l'esprit de sacrifice», réplique Donald Tusk, président du Conseil européen et ex-premier ministre polonais.
  Merkel aurait orchestré la crise de bout en bout
«Si Viktor Orban est chrétien, alors (l'ex-dictateur nord-coréen) Kim Il-sung l'est aussi», enchaîne Jean Asselborn, ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, sur «Heute», le grand journal télévisé allemand. Angela Merkel, fille de pasteur touchée par l'accusation hongroise qu'elle aurait orchestré la crise de bout en bout, a déjà répondu: «L'Allemagne fait ce qu'imposent la morale et le droit.»
 hostilité que suscite à l'est de Vienne Berlin et Paris
Il en faudra plus pour surmonter la défiance, pour ne pas dire l'hostilité que suscite à l'est de Vienne l'intention de Berlin et de Paris d'imposer à chacun des Ving-Huit «un mécanisme permanent et obligatoire» de répartition équitable des réfugiés parvenus dans l'UE.
  opposition à tout système de «quotas» contraignants
La confirmation, à Bruxelles, qu'il s'appliquerait à 160.000 personnes au lieu des 40.000 avancées en juin ne réduira pas les appréhensions. Avec Viktor Orban, les trois chefs de gouvernement tchèque, slovaque et polonais ont renouvelé hier à Prague leur opposition à tout système de «quotas» contraignants. Ils invitent au contraire l'UE à adopter des «mesures viables», contrôle aux frontières, lutte contre les passeurs et centre d'accueil dans les pays d'atterrissage.
  Ce n'est pas une affaire de couleur politique
En juillet, dans un premier tour de table, les quatre pays n'avaient accepté de recevoir ensemble que 2300 réfugiés supplémentaires, soit à peine plus que les Pays-Bas. Ce n'est pas une affaire de couleur politique. Si les conservateurs gouvernent à Budapest, le pouvoir revient aux sociaux-démocrates à Prague comme à Bratislava, et aux centristes à Varsovie. Et c'est un premier ministre de gauche, Robert Fico, qui ne veut pas voir la Slovaquie «se réveiller un beau matin avec 100.000 personnes venues du monde arabe».
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«… le 23 novembre, deux avions d’attaque russes Su-25 étaient en mission pour détruire un bastion terroriste lorsqu’un F-22 américain es...