vendredi 25 septembre 2015

France: Syrie, "pas de négociations avec Assad mais dialogue avec les Russes pour une coalition régionale"

J250915

14:40 -
"Pour Manuel Valls, sa solution s'en tiendra à la position officielle de la France: pas de négociation avec Bachar el-Assad mais la nécessaire discussion avec deux acteurs clés de la crise: l'Iran et la Russie. Nous dialoguons avec les Russes et nous sommes prêts à soutenir une large coalition de pays régionaux qui peuvent intervenir, l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Egypte ou la Turquie" a-t-il déclaré lors d'un débat avec François Fillon dans l'émission Des Paroles et des Actes diffusée sur France 2 ce 24 septembre, citée par RT France.

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Syrie, une solution politique, mais avec qui? Les divergences entre Manuel Valls et François Fillon

RT France, le 25 Septembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 25 Septembre 2015


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Le débat entre Manuel Valls et François Fillon s'est achoppé sur la question syrienne. Si tous deux estiment que la résolution du conflit sera avant tout politique, demeure la question de savoir qui en seront les protagonistes. Verbatim d'un débat...
  débat Des Paroles et des Actes diffusé sur France 2 ce 24 septembre
«Il faut traiter le sujet au fond», voilà une des rares affirmations qui aura fait l'unanimité entre l'ancien et l'actuel Premier ministre lors du débat Des Paroles et des Actes diffusé sur France 2 ce 24 septembre.
abandonner un certain nombre de préjugés sur la Russie et el-Assad
Pour François Fillon, qui brigue ouvertement l'investiture du parti Les Républicains, si les gens se jettent sur la route de l'exil, c'est évidemment en raison de la crise au Moyen-Orient. D'emblée, il a reproché au gouvernement de Manuel Valls d'avoir des «préjugés» qui ont empêché et empêchent toute solution:
«Vous devez abandonner un certain nombre de préjugés sur la Russie, et même sur le régime de Bachar el-Assad, afin de constituer une coalition la plus large possible pour faire face à ce qui est un danger mortel, un danger pour la paix du monde».
 c'est Nicolas Sarkozy et son Premier ministre (...) qui avez coupé tout lien
Manuel Valls bottera alors en touche en soulignant que c'est précisément le gouvernement de François Fillon qui avait coupé toute relation avec la Syrie de Bachar el Assad: «Je veux rappeler que c'est Nicolas Sarkozy et vous son Premier ministre (...) qui avez coupé tout lien, qui avez rappelé l'ambassadeur [en Syrie]».
  l'analyse de la crise syrienne a été une mauvaise analyse
Un fait aisément reconnu par l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy: «Je reconnais qu'il y a eu des erreurs qui ont été commises. Pour ma part, je considère que l'analyse de la crise syrienne a été une mauvaise analyse».
  la crise syrienne n'avait pas commencé par une révolte populaire
François Fillon développera alors l'idée que la crise syrienne n'avait pas commencé par une révolte populaire, comme il le pensait à l'époque, mais qu'il s'agissait en fait «du démarrage d'une guerre de communautés largement alimentée par l'Arabie saoudite et l'Iran».
  la menace que représente l'organisation Etat islamique
La position de François Fillon, durant tout le débat s'en est tenue à la menace que représente selon lui l'organisation Etat islamique: «Quand on est devant une menace comme celle-là, on rassemble tous ceux qui sont capables, quels qu'ils soient, de lutter contre elle».
la position officielle de la France: pas de négociation avec Bachar el-Assad 
Pourtant si le diagnostic a été le même pour Manuel Valls, sa solution s'en tiendra à la position officielle de la France: pas de négociation avec Bachar el-Assad que Manuel Valls tient pour responsable de la mort de «250 000 personnes». «On ne peut passer cela par pertes et profil» ajoutera-t-il, refusant ce qu'il appelle «une réponse schématique» à la crise syrienne.
C'est Sarkozy qui avait invité el-Assad lors du défilé du 14 juillet 2008
La question des relations entre la France et la famille el-Assad sera aussi au centre d'une joute verbale tendue. C'est François Fillon qui ouvrira la salve en précisant: «Je connais les relations entre les hommes politiques français de gauche ou de droite avec [elle]». Manuel Valls lui fera remarquer que c'est bien Nicolas Sarkozy qui avait invité Bacher el-Assad lors du défilé du 14 juillet 2008, ce qui lui attirera la réponse suivante: «Oui et François Mitterrand était en visite officielle en Syrie quelques semaines après le massacre de 30 000 personnes et Jacques Chirac était aux obsèques de Hafez el-Assad. Je connais cette histoire et je connais aussi d'autres tyrans dans la région».
Je dis simplement qu'il y a une urgence 
François Fillon, à l'instar d'Angela Merkel qui a estimé qu'il fallait parler avec le président syrien pour résoudre la crise du pays, objectera que la crise syrienne déborde de ses frontières «Je dis simplement qu'il y a une urgence (...). Si vous ne prenez pas la mesure d'une crise qui déstabilise le monde de l'Afghanistan au Nigeria, elle risque de menacer la paix du monde et de l'Europe».
la nécessaire discussion avec deux acteurs clés: l'Iran et la Russie
Autre point, rare, sur lequel les deux hommes ont semblé arriver à un accord, la nécessaire discussion avec deux acteurs clés de la crise: l'Iran et la Russie.
 nous dialoguons avec les Russes
Manuel Valls a ainsi rappelé que les président iranien et russe étaient attendus, séparément, à Paris: «Vous dites, il faut dialoguer avec tout le monde. Mais vous avez parfaitement raison. C'est la diplomatie française de Laurent Fabius qui a permis le retour de l'Iran sur la scène par exemple« a-t-il indiqué avant d'ajouter «nous dialoguons avec les Russes».
l'intervention en Libye a marqué une rupture de confiance avec les Russes
Il ajoutera toutefois que c'est précisément l'intervention en Libye, qu'il rappelle avoir soutenu, ainsi que le parti socialiste, «qui a marqué une rupture de confiance avec les Russes qui ont considéré que l'intervention avait été au-delà de ce qui avait été décidé aux Nations unies».
 Nous sommes prêts à soutenir une large coalition de pays régionaux
Manuel Valls appellera également de ses voeux la formation d'une coalition: «Nous sommes prêts à soutenir une large coalition de pays régionaux qui peuvent intervenir, l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Egypte ou la Turquie».
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Conférence de presse #DefendEurope, samedi à @latraboule. #Lyon #Cstar

Conférence de presse #DefendEurope , samedi à @latraboule . #Lyon #Cstar pic.twitter.com/MP5Fw8GmH8 — Clément Galant (@clementgalant) 1...