vendredi 18 septembre 2015

France: réfugiés, plusieurs universités françaises se mobilisent avec une participation financière du Qatar

E180915
11:00 - "Vague d’humanisme à l’université. Suite à l’annonce de François Hollande, lundi 7 septembre dernier, de l’accueil de 24 000 réfugiés, plusieurs universités françaises ont décidé de se mobiliser avec une participation financière du Qatar" rapporte Le Monde.

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Les universités françaises s’organisent pour accueillir des étudiants réfugiés

Par Fanny Lauzier pour Le Figaro, le 17 Septembre 2015

Titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 18 Septembre 2015


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Plusieurs universités françaises ont annoncé leur volonté d’accueillir les étudiants réfugiés désireux de poursuivre leurs études en France. Mais pour l’instant, rien de concret.
  ouvrir leur porte aux étudiants réfugiés
Vague d’humanisme à l’université. Suite à l’annonce de François Hollande, lundi 7 septembre dernier, de l’accueil de 24 000 réfugiés, plusieurs universités françaises ont décidé de se mobiliser. Paris I Panthéon-Sorbonne, l’université de Toulouse III - Paul Sabatier, de Nanterre, de Poitiers mais aussi celle de Strasbourg se sont engagées à ouvrir leur porte aux étudiants réfugiés.
 Il faut avoir le sens de l’Histoire
«Il faut avoir le sens de l’Histoire, et pas que le sens de la comptabilité», lance Bertrand Monthubert, le président de Toulouse III - Paul Sabatier. L’université souhaite accueillir bientôt des réfugiés désirant poursuivre leurs études en France.
  des étudiants réfugiés, mais aussi des collègues universitaires en danger dans leur pays
«Nous sommes confrontés à plusieurs situations: des étudiants réfugiés, mais aussi des collègues universitaires en danger dans leur pays». L’université est notamment en contact avec un ancien étudiant syrien passé par Toulouse III. Devenu maître de conférence à Alep, il souhaite quitter la Syrie. S’agissant des étudiants réfugiés, l’université est résolue à faciliter la poursuite de leurs études, même en tant qu’auditeur libre dans un premier temps, afin d’accélérer leur inscription dans un cursus adapté.
 accueillir une centaine d’étudiants réfugiés
Philippe Boutry, président de la Paris I - Panthéon-Sorbonne, s’est lui aussi engagé à accueillir une centaine d’étudiants réfugiés sur les bancs de son université. «Sur 42 000 étudiants, cela peut paraître peu, mais ça demande de l’organisation», détaille Nadia Jacoby, la vice-présidente du conseil d’administration, chargée de la communication et du numérique.
  Un système de tutorat
L’université parisienne va donc mettre en place un dispositif afin de pouvoir accompagner au mieux ces étudiants «un peu perdus dans un premier temps». Un système de tutorat va être assuré notamment par des étudiants de Master, qui «ont déjà été nombreux à se manifester».
  aider les étudiants réfugiés, qui souvent ne parlent pas le français
L’objectif: aider les étudiants réfugiés, qui souvent ne parlent pas le français, à effectuer leurs démarches administratives à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école.
 ouverture de missions de service civique
De son coté, l’université toulousaine prévoit «l’ouverture de missions de service civique», explique Bertrand Monthubert. Une aide juridique va également être mise en place. «Des consultations vont être organisées par des enseignants et des étudiants en droit», assure Nadia Jacoby.
  aide au logement et exonération des droits d’inscription
Le dispositif mis en place par la Sorbonne ayant vocation à être complet, une aide au logement sera également proposée et les étudiants réfugiés pourront bénéficier d’un exonération des droits d’isncription, comme le prévoit déjà le droit français pour les demandeurs d’asile.
  en partie financée par le Qatar
L’aide aux frais de vie et au logement apportée par la Sorbonne sera en partie financée par le Qatar, qui a signé lundi dernier avec l‘université un protocole d’accord prévoyant le versement de 600 000 euros par an pendant trois ans, soit un total de 1,8 millions d’euros.
 Un partenariat qui a suscité de vives critiques
Un partenariat qui a suscité de vives critiques de la part de l’UNI. Le syndicat étudiant craint que ce partenariat n’entame l’indépendance de Paris I. «Nous avons les coudées totalement franches», assure Nadia Jacoby. «Nous bénéficierons d’une totale liberté pour intégrer ces étudiants réfugiés».
 accueillir ces étudiant alors que «des bacheliers sont toujours en attente
Il est également reproché à la direction de Paris I d’accueillir ces étudiant alors que «des bacheliers sont toujours en attente» d’une affectation. «J’aimerais bien avoir la possibilité de décider des affectations, mais cette responsabilité revient au rectorat», explique Nadia Jacoby.
 nous n’inscriront aucun réfugié qui ne soit pas directement adressé par le rectorat
Concernant l’affectation des étudiants réfugiés, «la procédure est très cadrée, nous n’inscriront aucun réfugié qui ne soit pas directement adressé par le rectorat». Reste à savoir comment le rectorat lui-même sera en contact avec les personnes souhaitant suivre un cursus universitaire.
 aucune idée des profils qui vont être envoyés
Une intégration qui se fera étape par étape. En effet, bon nombre de ces étudiants réfugiés ne parlent pas couramment le français. Puisque c’est le rectorat qui en effectue la sélection, Paris I n’a pour l’instant «aucune idée des profils qui vont être envoyés», précise Nadia Jacoby.
Par la suite, «un guichet unique» sera mis en place afin de déterminer le profil de l’étudiant, son niveau en langue ou sa spécialisation. «La première phase de ce dispositif aura lieu la dernière semaine d’octobre pendant les vacances de la Toussaint». Les étudiants seront soumis à un test de langue française et anglaise ou un test de niveau pour ceux qui auront déjà suivi un cursus à l’étranger. Selon le niveau de français, des cours de langue seront dispensés aux étudiants avant qu’ils n’intègrent le cursus souhaité. «Nous pourrons éventuellement mettre en place un semestre de français intensif pour que les étudiants les plus en difficulté puissent raccrocher par la suite». L’adaptabilité sera donc de mise. Les étudiants au niveau en langue pourront ensuite intégrer «un cursus où il reste de la place, toutes les filières ne sont pas en tension», explique Bertrand Monthubert. «Nous allons travailler au cas par cas, selon le profil, mais je pense que nous avons la capacité de faire».
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