€CALYPSE NEWS

dimanche 6 septembre 2015

France: Etat islamique, "si on fait la guerre, on la fait pour la gagner"

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00:10 -
"Contrairement à François Hollande et Angela Merkel, M. Sarkozy veut lui créer des centres de rétention dans les pays d’émigration. Une politique qui devrait s’accompagner, selon lui, d’un plan Marshall en faveur de l’Afrique et d’une véritable intervention armée contre l’Etat islamique. « Si on fait la guerre, on la fait pour la gagner », a-t-il lancé en déplorant le manque d’organisation de l’actuelle coalition" rapporte Le Monde.

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Derrière la photo de famille, la droite se penche sur le sujet des migrants 

Par Matthieu Goar pour Le Monde, le 5 Septembre 2015 
Inter-titres E Gaillot pour €calypseNews, le 6 Septembre 2015 
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Malgré la gravité du réel, la politique restera toujours un théâtre. A La Baule, samedi 5 septembre, lors de l’université des militants des Républicains (LR) des Pays de la Loire, Nicolas Sarkozy a finalement réussi à obtenir cette fameuse photo de famille, si compliquée à organiser depuis quelques jours.
 une stratégie personnelle de conquête du pouvoir
Officiellement, les agendas des uns et des autres rendaient l’exercice impossible. Officieusement, chacun des ambitieux est lancé dans une stratégie personnelle de conquête du pouvoir. Et aucun d’entre eux n’avait vraiment envie d’offrir à l’ancien chef de l’Etat la moindre occasion d’apparaître au centre de la famille.
  Les trois futurs rivaux sont montés ensemble sur la tribune
Histoire de ne pas passer pour des diviseurs, Alain Juppé et François Fillon ont donc accompagné Nicolas Sarkozy lors de son arrivée, vers 16 heures. Les trois futurs rivaux sont montés ensemble sur la tribune. Les photographes ont immortalisé ce moment éphémère. Puis M. Juppé a regardé sa montre et a demandé à M. Fillon : « Tu restes ? Parce qu’on va rater notre train sinon… » Les deux anciens premiers ministres se sont finalement installés aux côtés de Nicolas Sarkozy quelques minutes avant de filer vers la gare.
  Aucun n’a approuvé l’idée des quotas de répartition
Mais sous cette écume, au-delà des critiques répétées toute la journée sur le « quinquennat du mensonge de François Hollande », il y a des semaines où la tragédie du monde s’impose à tous. Lors de ce rassemblement militant, les dirigeants ont longuement évoqué la crise des migrants. Tous ont appelé à bien distinguer l’immigration économique et les demandes d’asile recevables. Aucun n’a en revanche approuvé l’idée des quotas de répartition par pays relancée par Angela Merkel et François Hollande. Il y a donc une certaine unité. Mais les interventions des ténors sur ce sujet ont aussi révélé des nuances sur leur style.
  le thème des migrations, « sujet majeur de ce début du XXIe siècle »
En fin de journée, Nicolas Sarkozy s’est posé en président de parti déterminé à s’opposer à son successeur et à l’extrême droite. « Il n’a aucune stratégie, aucune vision, aucune autorité. Il est perdu à chercher la dernière vague », a lancé l’ancien chef de l’Etat au sujet de François Hollande avant de dénoncer « l’inhumanité » et « la brutalité » de Marine Le Pen. « On peut penser ce qu’on veut de l’immigration, ce sont des êtres humains. Ces enfants auraient pu être les nôtres. Ces personnes sont nos frères dans l’espèce humaine », a estimé M. Sarkozy dans un discours où le thème des migrations, « sujet majeur de ce début du XXIe siècle », a occupé la quasi-totalité de sa prise de parole.
 mettre en place un Schengen II où tous les pays auraient les mêmes politiques d’immigration
Le président du parti n’a pas hésité à dramatiser la situation en évoquant la « sourde angoisse » des Français à propos de « l’avenir du pays, de la pérennité de la France ». « Le statut de réfugié politique fait partie de l’identité française. Mais nous refusons que ce statut soit foulé aux pieds », a ajouté l’ancien président de la République, qui a répété sa volonté de mettre en place un Schengen II où tous les pays auraient les mêmes politiques d’immigration.
 créer des centres de rétention dans les pays d’émigration
Contrairement à François Hollande et Angela Merkel, qui ont plaidé cette semaine pour organiser des centres d’accueil dans les principaux pays d’arrivée, la Grèce et l’Italie, M. Sarkozy veut lui créer des centres de rétention dans les pays d’émigration.
 une véritable intervention armée contre l’Etat islamique
Une politique qui devrait s’accompagner, selon lui, d’un plan Marshall en faveur de l’Afrique et d’une véritable intervention armée contre l’Etat islamique. « Si on fait la guerre, on la fait pour la gagner », a-t-il lancé en déplorant le manque d’organisation de l’actuelle coalition.
Cet enfant est mort parce que l’Europe refuse de parler avec les Russes
Premier candidat déclaré à la primaire à s’exprimer, François Fillon a lui aussi tenu une ligne dure. « Cet enfant n’est pas mort parce que l’Europe refusait de l’accueillir, a lancé l’ancien premier ministre. Mais parce que l’Europe refuse de parler avec les Russes, les Iraniens, les Turcs et les autres pays de la région pour combattre l’Etat islamique et mettre un terme à la guerre en Syrie. »
  un dialogue avec les Russes afin d’organiser une plus large coalition
M. Fillon a toujours été favorable à un dialogue avec les Russes afin d’organiser une plus large coalition mais il refuse que la France intervienne seule, contrairement à ceux qui veulent « envoyer la légion étrangère ». Une pique à un autre candidat, Bruno Le Maire, qui vient de plaider lors d’un voyage en Israël en faveur de l’envoi de troupes au sol.
  être intraitable avec les faux réfugiés, avec les migrants économiques
Comme Nicolas Sarkozy, M. Fillon voudrait que les demandes d’asile se fassent dans les « pays proches des zones de guerre ». « En contrepartie être intraitable avec les faux réfugiés, avec les migrants économiques que nous ne pouvons pas recevoir parce que nous n’en n’avons pas les moyens », a expliqué le candidat, de plus en plus ferme sur l’identité de la France « qui ne peut pas disparaître derrière celle des derniers arrivants ».
  un renforcement du budget de Frontex
Prenant la parole au milieu des militants attablés pour le déjeuner, Alain Juppé a lui aussi déploré une « Europe tétanisée » et décrit une France qui « doit prendre sa part dans la misère du monde ». « A Bordeaux, nous avons accueilli des réfugiés. Les habitants se sont inquiétés. Nous avons organisé un pot entre les riverains et ces familles, la fraternisation s’est faite tout de suite », a raconté le candidat à la primaire qui souhaite un renforcement du budget de Frontex et des quotas de migrants votés par le Parlement suivant les besoins économiques. « Accueillir oui, mais pas toute la misère du monde. Sinon nous courons le risque de vivre des séismes politiques dans nos sociétés. Il faut une immigration économique mais pas subie », a-t-il poursuivi.
  « Eurafrique »
Comme Nicolas Sarkozy, l’ancien premier ministre a estimé que les migrations seraient un des problèmes majeurs des prochaines décennies. « Ne nous y trompons pas, ce n’est pas une crise passagère, c’est un défi de long terme. Tant que les inégalités continueront à se creuser, il y aura toujours des hommes et des femmes qui traverseront », a-t-il analysé avant de se prononcer pour des aides accrues vers le continent africain dans le cadre d’une communauté qu’il a baptisée « Eurafrique ».
 une certaine idée de la France
La ligne la plus favorable à l’accueil de réfugiés a finalement été celle de Nathalie Kosciusko-Morizet. « Ceux qui meurent sous nos yeux ne sont pas les victimes d’un appel d’air. Ils fuient les massacres, les viols. Notre attitude doit être inspirée par une certaine idée de la France », a lancé la vice-présidente déléguée du parti. Cette journée de pré-campagne a montré que, derrière les batailles d’ambitions et les photos de façade, la primaire promet aussi un affrontement tout en nuances sur les sujets graves. 
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