mercredi 26 août 2015

Irak: d'ex captives yazidies de l'EI ont besoin de thérapeutes professionnels.

A260815

06:00 - "Certaines captives de l'Etat islamique ont parfois pu acheter leur liberté ou sont parvenues à s'échapper. L'ONG Yazda a installé un centre d'accueil à Dohouk, dans le Kurdistan irakien, où plus de 400 anciennes captives yazidies ont trouvé refuge mais « elles continuent de souffrir car elles ne bénéficient d'aucun traitement, d'aucune thérapie contre les traumatismes de la torture. Elles ont besoin de thérapeutes professionnels, et nous ne sommes pas en mesure d'en mettre à leur disposition" , précise Jameel Chomer, qui travaille pour Yazda, joint par téléphone par la Fondation Thomson Reuters.

~~~~~~~~~~~~~~
La vie brisée des femmes rescapées de l'enfer de Daesh

Le Monde avec Reuters, le 25 Août 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 26 Août 2015

____________***__________

Qu'advient-il des femmes de la minorité yazidie d'Irak capturées en août 2014 par les djihadistes de Daesh et qui ont réussi à s'échapper ? Traumatisées, délaissées, elles manquent d'un soutien psychologique à la mesure du calvaire qu'elles ont enduré pendant des mois, déplore l'ONG Yazda.
  violer, exploiter ou convertir de force à l'islam des « adorateurs du diable »
Sous couvert d'une prétendue interprétation rigoriste du Coran, les djihadistes d'Abou Bakr al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l'État islamique, sont autorisés à violer, à exploiter ou à convertir de force à l'islam les membres de la communauté yazidie, qu'ils considèrent comme des « adorateurs du diable ».
  célèbre chaque crime sexuel comme un bienfait spirituel
Selon une enquête publiée ce mois-ci par The New York Times, cette « interprétation restrictive et très sélective du Coran et d'autres règles religieuses non seulement justifie le recours à la violence, mais élève et célèbre également chaque crime sexuel comme un bienfait spirituel, voire vertueux » qui rapprocherait son auteur de Dieu.
 Certaines captives ont parfois pu acheter leur liberté
Certaines captives ont parfois pu acheter leur liberté, leur famille ayant réuni suffisamment d'argent et réussi à faire parvenir la somme aux geôliers grâce à des intermédiaires. D'autres sont parvenues à s'échapper. L'ONG Yazda a installé un centre d'accueil à Dohouk, dans le Kurdistan irakien, où plus de 400 anciennes captives yazidies ont trouvé refuge.
  Elles continuent de souffrir
« Nous recueillons chaque semaine trois à quatre esclaves en fuite », précise Jameel Chomer, qui travaille pour Yazda, joint par téléphone par la Fondation Thomson Reuters (1). « Ces filles qui ont fui Daesh n'ont pas d'endroit où vivre, elles vivent dans des tentes surpeuplées avec d'autres réfugiés », poursuit-il. « Elles continuent de souffrir. Elles ne bénéficient d'aucun traitement, d'aucune thérapie. »
 Elles ont besoin de thérapeutes professionnels
Car après avoir été violées pendant des mois et mariées de force, ces filles, parfois très jeunes, sont en état de choc. « J'ai vu des filles à peine entrées dans l'adolescence se présenter à notre bureau en étant tellement traumatisées qu'elles avaient du mal à lever les yeux vers d'autres femmes. Elles sont incapables de nouer des liens affectifs, note Matthew Barber. Elles ont besoin de thérapeutes professionnels, et nous ne sommes pas en mesure d'en mettre à leur disposition. »
 Les agences humanitaires ne disposent pas des moyens nécessaires pour les traumatismes et la détresse morale
Les agences humanitaires présentes dans le Kurdistan irakien fournissent de l'aide alimentaire, des tentes, des couvertures. En revanche, elles ne disposent pas des moyens nécessaires pour prendre en compte les traumatismes et la détresse morale de ces femmes parfois très jeunes.
 prise en charge des victimes de torture
Jameel Chomer ajoute que ni le gouvernement central d'Irak ni les autorités autonomes kurdes n'ont créé de structures de soutien psychologique. « Certaines personnes ont reçu une formation pour gérer des traumatismes, dit-il. Mais elles ne sont pas expertes dans la prise en charge des victimes de torture. »

(1) La fondation caritative de Thomson Reuters est dédiée à la couverture de sujets humanitaires et de sujets liés aux droits des femmes, à la lutte contre la corruption et au changement climatique.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Les gouvernements et les banquiers ont seulement besoin d’un peu d’électricité pour produire de la monnaie en un clic

«  … les gouvernements détruisent la valeur de la monnaie. Comme ils ne parviennent pas à gérer l'économie et à joindre les deux bo...