DONS EN CRYPTO

J'accepte les dons en crypto (BitCoin, Ethereum ou BitCoin Cash).
Si vous ne savez pas encore comment procéder, je vous invite à visionner ce tuto-vidéo en français.
Vous pouvez me contacter par email - gaillot.eric@gmail.com - ou via ma page Facebook

mercredi 13 juin 2018

Traité de Singapour : la reddition US affole les alliés

« L’annonce par le président des Etats-Unis Donald Trump de son intention de supprimer les exercices militaires organisés par l’armée américaine avec les troupes sud-coréennes a pris de court toute la région […] Si cet engagement se concrétise, M. Trump aura cédé sur l’une des principales demandes de Pyongyang, sans obtenir de contrepartie concrète […] Washington cède aussi à l’une des principales demandes de la Chine, qui propose de longue date une solution « gel pour gel » des essais balistiques et nucléaires nord-coréens et des exercices américano-sud-coréens » écrit Harold Thibault pour Le Monde dans un billet du 13 juin 2018 « L’abandon par Trump des exercices militaires avec la Corée du Sud prend Séoul de court ».

http://cacaou3.blogspot.com/Note – L’accord signé entre Kim et Trump à Singapour le 12 juin 2018 est historique : il marque la fin officielle de l’hégémonie US sur le monde, une hégémonie qui passe entre les mains de la Chine et de la Russie.

Cette nouvelle donne n’a pas été anticipée par les alliés des Etat-Unis, qu’ils soient régionaux ou pas, qui se retrouvent exposés et désarmés comme Séoul naturellement mais aussi comme le Japon et l’Allemagne qui se retrouvent ainsi à la merci de Pékin et de Moscou.

Il est stupéfiant d’observer combien les responsables politiques des alliés ont été aveugles et/ou cyniques en n’anticipant pas cette nouvelle réalité géostratégique depuis qu’elle était prévisible, c’est-à-dire depuis le 11 septembre 2001.

Nous sommes gouvernés par des imbéciles élus par des idiots… EG

>> Lire aussi :

Accord de Singapour : Kim Jung Un s’impose (13/06/2018)

Traité de Singapour : virer les forces US de la Corée du sud et du Japon (11/06/2018)

Traité de Singapour: la possibilité d’un bouleversement stratégique planétaire (07/06/2018)

>> Mon fil info « TRUMP » sur Twitter

Bonnes lectures

__________ooo___________


L’abandon par Trump des exercices militaires avec la Corée du Sud prend Séoul de court

Si cet engagement se concrétise, le président des Etats-Unis aura cédé sur l’une des principales demandes de Pyongyang, sans obtenir de contrepartie concrète.

LE MONDE | 13.06.2018 à 00h09 | Par Harold Thibault
 
https://www.lemonde.fr/international/article/2018/06/13/l-abandon-par-trump-des-exercices-militaires-avec-la-coree-du-sud-prend-seoul-de-court_5313843_3210.html
L’annonce par le président des Etats-Unis Donald Trump de son intention de supprimer les exercices militaires organisés par l’armée américaine avec les troupes sud-coréennes a pris de court toute la région, à commencer par les premiers intéressés. Le siège des Forces armées américaines en Corée (USFK) a dit à l’agence Yonhap « ne pas avoir reçu de nouvelles lignes directrices sur l’exécution ou la cessation des exercices d’entraînement », dont le prochain exercice Ulchi Gardien de la Liberté, prévu cet automne.

Si cet engagement se concrétise, M. Trump aura cédé sur l’une des principales demandes de Pyongyang, sans obtenir de contrepartie concrète. La République populaire démocratique de Corée (RPDC) considère ces manœuvres comme la répétition d’une possible invasion des Etats-Unis pour faire tomber le régime.

Le locataire de la Maison Blanche n’a semble-t-il pas non plus jugé nécessaire de prévenir le gouvernement sud-coréen des concessions qu’il s’apprêtait à faire. « Au point actuel, il faut discerner le sens exact et l’intention des commentaires du président Trump », a réagi dans la précipitation le ministère de la défense sud-coréen et ce alors que M. Trump avait échangé la veille par téléphone avec le président sud-coréen, Moon Jae-in.

L’argument financier

Donald Trump n’a pas caché son sentiment sur ces exercices, en rupture avec les éléments de langage habituels américains qui les présentent comme de nature défensive, routiniers, et nécessaires pour maintenir un niveau de préparation suffisant entre les deux alliés dans une zone de tensions. Le milliardaire a balayé tout cela pour les qualifier de « très provocateurs ». « C’est vraiment quelque chose qu’ils [les Nord-Coréens] ont beaucoup apprécié » s’est-il justifié. « Dans les circonstances qui sont que nous négocions un accord très complet je pense qu’il est inapproprié d’avoir des jeux de guerre » a-t-il lancé en conférence de presse à l’issue de sa rencontre historique avec le dictateur.

Le président américain a surtout utilisé l’argument financier. « Nous économiserons une somme d’argent considérable » a-t-il ajouté, liant ainsi cette concession à un sujet qui lui est cher : réduire la voilure du coût des alliances des Etats-Unis. « Ces jeux de guerre sont très chers, nous avons payé pour une majeure partie, nous envoyons des bombardiers de Guam », a constaté l’ex homme d’affaires, qui a dit avoir découvert récemment que les avions américains font six heures de vol pour se rendre sur ces entraînements.

Les moyens déployés illustrent la capacité de projection inégalée des Etats-Unis : leurs B-52 qui peuvent être chargés d’armes nucléaires, leurs avions furtifs ou encore leurs porte-avions. En août 2017, les exercices avaient duré onze jours et impliqué 17 500 soldats américains et 50 000 Sud-Coréens.

Solution « gel pour gel »

La Corée du Sud et les Etats-Unis avaient accepté en début d’année de décaler d’un mois une autre série d’exercices, prévus entre les Jeux olympiques et paralympiques de Pyeongchang, pour ne pas risquer une escalade durant les festivités. Il avait fallu pour cela que la « Maison bleue », la présidence sud-coréenne insiste auprès de Washington, qui était encore à l’heure de la « pression maximale » sur Pyongyang.
Le 4 juin, en marge du dialogue de Shangri-La, forum des hauts responsables de la défense de la région Asie-Pacifique, le ministre de la défense sud-coréen Song Young-moo et son homologue américain, James Mattis, se seraient entendus pour limiter la communication autour des exercices futurs en cette phase de détente. Il s’agissait alors de faire « profil bas » pour ne pas donner à la Corée du Nord de raison de monter au créneau. Mais Séoul insistait sur le fait qu’ils étaient maintenus, même si certains conseillers du président progressiste Moon Jae-in, partisan de l’apaisement, considéraient de longue date qu’il serait préférable de réduire leur échelle.

Washington cède aussi à l’une des principales demandes de la Chine, qui propose de longue date une solution « gel pour gel » des essais balistiques et nucléaires nord-coréens et des exercices américano-sud-coréens, que refusaient jusqu’à présent les Etats-Unis, considérant légitimes leurs opérations avec le Sud. Pékin voyait en ces manœuvres une source de tension et une marque de l’omniprésence de la première puissance mondiale à sa périphérie et ne s’attendait certainement pas à ce que le président des Etats-Unis y renonce à sa première rencontre avec Kim Jong-un.

Eux, ils crèveront sans suite, car ils n'auront même pas le temps de se repentir

« La Russie aura recours à l'arme nucléaire uniquement en cas de frappe nucléaire lancée contre son propre territoire, a déclaré Vladimi...