DONS EN CRYPTO

J'accepte les dons en crypto (BitCoin, Ethereum ou BitCoin Cash).
Si vous ne savez pas encore comment procéder, je vous invite à visionner ce tuto-vidéo en français.
Vous pouvez me contacter par email - gaillot.eric@gmail.com - ou via ma page Facebook

lundi 25 juin 2018

OCS : l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires, tombent dans l’escarcelle de Poutine

« Pour l’instant, l’OCS joue son rôle, qui est de miner radicalement la puissance du bloc-BAO, donc le Système. En cela, elle est antiSystème, bienvenue, et elle doit être applaudie. Aller au-delà et en faire une structure déjà prête à former un “Nouvel Ordre Mondial” nous paraît aller trop loin, en ne tenant pas compte des effets de bouleversements mondiaux, globaux, qui vont accompagner l’effondrement du Système » écrit Philippe Grasset dans un billet du 25 juin 2018 «L’OCS se lève à l’Est ».

http://cacaou3.blogspot.com/Note – On lira avec délice (si l’on est antiSystème) les billets de Philippe Grasset du 25 juin 2018 et de Martin Sieff du 23 juin 2018 reproduits ci-dessous ainsi que ceux de Andrew Korybko ou de Pepe Escobar en lien dans le texte de Grasset sur cette entrée sans fanfare mais avec grandeur et courage de deux nouvelles puissances nucléaires asiatiques, l’Inde et le Pakistan, dans l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) qui a eu lieu en même temps que le dernier et épouvantable G7 (3) au Canada.

Je rajouterai à tout ce qu’explique Philippe Grasset qu’il faut rajouter aux quatre puissances nucléaires regroupées au sein de l’OCS la Corée du Nord, elle aussi puissance nucléaire (1), qui sans en être membre doit être considérée comme faisant partie de la famille.

La Turquie (2), en tant que membre important de l’OTAN, membre observateur de l’OCS a pour vocation d’intégrer à part entière cette organisation asiatique surtout avec la victoire d’Erdogan aux dernières élections turques de ce week-end.

Citons enfin l’Iran, une sixième puissance nucléaire potentielle dont le président était l’invité particulier de ce sommet.

Tout ce beau monde très bien armé constitue beaucoup d’atouts pour Poutine, le grand maître de cette organisation qui n’a face à elle qu’un Occident en voie d’effondrement (4) mais d’autant plus dangereux qu’il est mentalement de plus en plus déficient. EG

>> Lire aussi :


(1) Washington suspend indéfiniment ses provocations militaires contre Pyongyang (qui conserve ses armes nucléaires intactes) (23/06/2018)

(2) Avec les Su-57 russes, la flotte aérienne turque serait «beaucoup plus redoutable» qu'avec les F-35 américains (21/06/2018)

(3) Le G7 explose en plein vol (10/06/2018)

(4) Du panaméricanisme au paneurasisme, la métamorphose du Système (09/06/2018)

>> Mon fil info « POUTINE » sur Twitter

Bonnes lectures
___________ooo__________

L’OCS se lève à l’Est

Par Philippe Grasset, le 25 juin 2018

http://www.dedefensa.org/article/locs-se-leve-a-lest

Il est incontestable que le dernier sommet, en Chine, de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), a été d’une très grande importance avec l’admission conjointe comme membres à part entière de deux grands pays asiatiques, voisins résultant de la division de l’Inde sous la situation coloniale britannique et depuis traditionnellement ennemis jusqu’à des conflits sporadiques, jusqu’à un affrontement majeur  au début des années 1970. Ces deux puissances asiatiques sont également des puissances nucléaires, ce qui porte l’effectif de l’OCS à quatre puissances nucléaires sur les huit membres qu’elle comprend désormais avec l’Inde et le Pakistan. Le poids démographique de l’OCS est colossal : plus de trois milliards de personnes.

Nous n’avons guère parlé de ce sommet pourtant si important de l’OCS parce qu’en même temps se déroulaient le G7 avec les incidents qu’on y a connus, et qu’alors incontestablement le centre et le moteur de la dynamique tourbillonnaire constante (tourbillon crisique) de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES) se trouvaient sans aucun doute à cette réunion(le G7) et dans la problématique fondamentale qu’elle révélait d’une très grave crise de fracture qu’elle mettait à jour. Au contraire, le sommet de l’OCS montrait une unité remarquable et tout se passe comme s'il semblait fournir l'archétype de la formule de la résolution de tous nos désordres d'affrontement en opérant l’introduction dans une dynamique de coopération des trois puissances jusqu’ici hostiles, inconfortables, antagonistes, que sont la Chine, l’Inde et le Pakistan.

Martin Sieff, l’auteur du texte que nous reprenons ci-dessous, est un ancien d’Associated Press qui avait acquis la place de commentateur central de cette agence de presse et qui, depuis une dizaine d’années, s’en est éloigné pour se rapprocher de la presse antiSystème. Il a ainsi amené avec lui ses talents professionnels d’analyste doté d’une vision très large et sachant distinguer les éléments qui comptent des autres. Son texte est remarquable dans ceci qu’il explique d’une façon très fine le rôle que tiennent les uns et les autres dans cet ensemble, et notamment le rôle d’accommodateur et de réconciliateur que joue la Russie dont l’alliance à la fois avec la Chine et l’Inde (et avec le Pakistan, réaffirmée plus récemment) en fait une véritable coordinatrice, voire une inspiratrice de l’OCS.

(On notera ainsi une des grandes différences entre l’OTAN et l’OCS, souvent surnommée “l’OTAN de l’Est” : le statut assez égalitaire, avec leurs indépendances et leurs spécificités souveraines respectées, de ses membres, et certainement des principaux d’entre eux. En comparaison, l’OTAN est un rassemblement de basse-cour sans valeur ajoutée ni unité, avec les jalousies et les concurrences communes aux serviteurs empressés de montrer leurs bassesses, conduits par la baguette d’un maître totalement dépourvu du moindre sens diplomatique et de la moindre finesse psychologique, dont le mode d’expression favorite est la brute force, comme ils disent si justement.)

Par conséquent, en douceur, stealthily, la réunion de l’OCS a provoqué des changements fondamentaux dans l’autre partie du monde, la partie hors-BAO... On observera que nous n’irions pas jusqu’à dire anti-BAO, par respect pour le discours mesuré et accommodant des membres de l’OCS, mais l’évidence aveuglante des choses nous dit, sans discussion possible, que  la pesanteur des forces qui font s’affronter Système et antiSystème parle bien plus haut que tous les discours humains et qu’elles disent que c’est bien de l’anti-BAO, c’est-à-dire de l’antiSystème même si l’OCS ne conteste pas vraiment le Système puisque ses membres ont un [assez-gros] pied en-dedans, un pied en-dehors. Ainsi vont les réalités écrasantes de la GCES, qui écartent toutes les arguties et règlent absolument le jugement qu’on doit avoir sur les événements du monde.

Ces changements se trouvent, comme on l’a deviné, dans l’entrée de ces deux nouveaux membres dans l’Organisation, essentiellement encore plus en accomplissant une évolution d’une réelle importance pour le cas de l’Inde. Quelques mots là-dessus...

L’Inde est l’objet, depuis deux ou trois ans, d’une offensive “de charme” des USA pour faire de cette puissance un “partenaire stratégique” contre la Chine, – c'est-à-dire un “outil stratégique” manipulé par les USA. Le Pentagone, qui ne doute de rien et surtout pas de ses gros sabots, a transformé le nom de son commandement du Pacifique (US PACOM) en commandement Indo-Pacifique (US INDOPACOM) selon l’argument angélique et stratégique, selon le ministre Mattis, que, voyez-vous, l’Océan Indien est de plus en plus connectée stratégiquement avec l’Océan Pacifique. Bien entendu, cette brillante manœuvre stratégique n’ajoute pas un navire de plus à l’U.S. Navy, ni à sa Vème Flotte (Océan Indien), ni à sa VIIème Flotte (Pacifique) ; par contre, cela est censé donner aux Indiens l’ivresse d’une sorte de partenariat quasiment à égalité avec “le plus grand de tous les grands”. On s’est donc agité ces derniers temps, à Delhi, en découvrant qu’un acronyme, fut-il du Pentagone, ne fait pas le printemps. C’est ainsi qu’Andrew Korybko souligne la chose dans Oriental Review.

« New Delhi a peut-être pensé qu'il pourrait récupérer les usines américaines qui quittaient la Chine voisine du fait de la détérioration des relations commerciales entre Pékin et Washington, mais à sa grande surprise, Trump est resté fidèle à sa promesse de campagne qui veut que les entreprises américaines retournent dans leur pays au lieu de s’installer dans une autre location “offshore”.

» En conséquence, l'Inde ne se considère plus comme indispensable aux plans américains du XXIe siècle visant à “contenir” la Chine comme elle le pensait auparavant, puisque la dimension économique de ce grand partenariat est délibérément négligée en faveur de la Chine au profit des seuls aspects militaro-stratégiques. Les plans de l’Inde pour devenir une puissance mondiale sont insoutenables sans la forte croissance qu'apporterait un partenariat économique semblable à la Chine des années 1990 avec les États-Unis, et ses dirigeants commencent maintenant à craindre les conséquences de rester indéfiniment le “partenaire junior” des États-Unis. pour le reste du siècle.

» C’est avec ces inquiétudes à l'esprit – et la menace toujours présente des sanctions du CAATSA si l’achat de S-400 devait être conclu avec la Russie - que le Premier ministre Modi a rendu des visites informelles à ses homologues chinois et russes pour fournir à l'Inde l'option d'un “rééquilibrage” eurasien dans le cas où son pivot pro-atlantique des dernières années n'aboutirait pas aux dividendes globaux attendus.. »


Il semble donc bien que l’Inde en revienne de plus, après son “vertige américaniste” de ses 2-3 dernières années. La seule chose qui laisse pantois est que des dirigeants comme ceux d’un pays de l’expérience de l’Inde puissent encore se laisser prendre aux promesses US de cette sorte, impliquant notamment une parité stratégique dans une sorte d’égalité. Croire cela des USA, dans la période que nous connaissons, c’est pure folie, ou candeur qui confine à la démence. Il faut que le tissu de l’influence et de la corruption US soit extrêmement puissant à Delhi, ce qui est d’ailleurs le cas, pour avoir fait considérer cette hypothèse comme sérieuse par les dirigeants indiens. Par rapport aux époques de Nehru et d’Indira Gandhi, on ne peut que constater la décadence des capacités des directions indiennes. Les bons rapports avec la Russie, qui sont la seule référence solide et durable de la politique indienne, devraient sans doute éviter à l’Inde de s’engager plus avant dans la folie de l’alliance US, et l’opération d’entrée dans l’OSC en porte certainement la marque.

Il est désormais assuré que l’OSC représente une structure imposante, un point de référence et de stabilité qui témoigne de l’émergence, de la puissance et de la stabilité d’un centre de puissance considérable.
Une appréciation générale, d’ordre économique, politique et géostratégique, est d’affirmer qu’il s’agit là du pôle alternatif au bloc-BAO en cours d’effondrement, et le centre d’un Nouvel Ordre Mondial. La thèse ne manque pas d’argument, et elle est notamment défendue avec brio par Pépé Escobar (voir le 11 juin 2018). Pour autant, nous ne la suivons décidément pas, toujours selon la même logique que ce qui est en jeu aujourd’hui est le Système, qu’il s’agit d’un phénomène global qui affecte les affaires humaines mais également les affaires planétaires de l’équilibre d’un ensemble global, que les membres de l’OSC en font partie tout de même et suivent ses règles, et donc qu’ils ne constituent pas une alternative à ce phénomène (le Système) qui n’en souffre aucune. Le Système est promis à l’autodestruction et tous seront touchés, certes dans des mesures différentes mais bien assez pour que les organisations qu’ils ont formées doivent être complètement bouleversées, revues, éventuellement servir de base à autre chose ou disparaître.

Pour l’instant, l’OCS joue son rôle, qui est de miner radicalement la puissance du bloc-BAO, donc le Système. En cela, elle est antiSystème, bienvenue, et elle doit être applaudie. Aller au-delà et en faire une structure déjà prête à former un “Nouvel Ordre Mondial” nous paraît aller trop loin, en ne tenant pas compte des effets de bouleversements mondiaux, globaux, qui vont accompagner l’effondrement du Système.

En attendant, mi-figue mi-raisin, cet événement colossal, on lira avec intérêt le récit parfaitement informé et révélateur que Martin Sieff fait de la transformation de l’OCS avec l’entrée dans l’Organisation de l’Inde et du Pakistan, sur Strategic-Cullture.org le 22 juin 2018.

dedefensa.org


____________________________

Le monde a changé et personne en Occident ne l’a remarqué


Par Martin Sieff, le 22 juin 2018

Paru sur
Strategic Culture Foundation sous le titre The World Transformed and No One in America Noticed

Traduction Entelekheia, le 25 juin 2018

http://www.entelekheia.fr/2018/06/24/le-monde-a-change-et-personne-en-occident-ne-la-remarque/

Le monde s’est transformé et personne ne l’a remarqué en Occident. L’Inde et le Pakistan ont rejoint l’Organisation de Coopération de Shanghai. L’organisme, depuis sa fondation le 15 juin 2001, s’est discrètement établi comme principale alliance et regroupement de nations à travers l’Eurasie.
Aujourd’hui, elle se développe de six nations à huit, et les deux nouveaux membres sont les puissances régionales géantes dotées de l’arme nucléaire de l’Asie du Sud : l’Inde, avec une population de 1, 324 milliards d’habitants et le Pakistan, avec 193,2 millions d’habitants (chiffres pour 2016).

En d’autres termes, la population totale des puissances de l’OCS, qui s’élevait déjà à plus de 1, 5 milliards d’habitants, a été virtuellement doublée d’un trait de plume.

Les conséquences à long terme de ce développement sont énormes. C’était probablement le principal facteur de la paix et de la fin de toute menace de guerre atomique en Asie du Sud, donc auparavant pour 20% de la population mondiale. Aujourd’hui, les huit pays de l’OCS rassemblent 40% de la population mondiale, y compris l’une des deux premières puissances thermonucléaires mondiales (la Russie) et trois autres puissances nucléaires (la Chine, l’Inde et le Pakistan).

Ce développement est un triomphe diplomatique, spécialement pour Moscou. La Russie cherche depuis des décennies à faire entrer son alliée stratégique, l’Inde, sous le parapluie de l’OCS. Cette vision avait été clairement articulée par l’un des plus brillants cerveaux stratégiques de la Russie du XXème siècle, l’ancien premier ministre et ministre des affaires étrangères Ievgueni Primakov, qui est mort en 2105.
Dans le passé, la Chine bloquait discrètement mais fermement l’accession de l’Inde, mais avec l’arrivée parallèle du Pakistan allié de la Chine dans l’organisation, l’influence de Pékin et de Moscou est équilibrée.

La démarche ne peut que stimuler le rôle déjà prépondérant de la Russie dans la diplomatie et la sécurité nationale du continent asiatique. Pour Pékin et Delhi, la route vers de bonnes relations et la résolution de questions comme celles du partage de l’eau de l’Himalaya et les investissements dans le développement économique de l’Afrique passe désormais par Moscou. Le président Vladimir Poutine se trouve dans une position idéale d’interlocuteur des deux nations géantes de l’Asie.
La démarche doit également être vue comme une réaction significative de l’Inde à l’accroissement rapide de la volatilité et de l’imprévisibilité des États-Unis sur l’arène mondiale. A Washington et en Europe de l’Ouest, il est de rigueur et, de fait, inévitable que par réflexe idéologique, tout cela soit entièrement attribué à Donald Trump.

Mais en réalité, cette tendance alarmante remonte au moins au bombardement de la Yougoslavie par les USA et leurs alliés de l’OTAN en 1999, à la suite du manque de sanctions qu’auraient dû amener cette action, à laquelle s’opposaient des pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU.

Depuis, sous quatre présidents successifs, l’appétence des USA pour des interventions militaires imprévisibles à travers la planète – généralement ratées, sans stratégie précise ou fin prévue – a infligé des souffrances et déstabilisé un large éventail de pays, principalement au Moyen-Orient (Irak, Syrie, Libye, Yémen) mais aussi en Eurasie (Ukraine) et en Asie du Sud (Afghanistan).

L’accession de l’Inde et du Pakistan à l’OCS est donc également une répudiation nette et claire des USA.

Les relations entre les USA et le Pakistan se sont dégradées quand les États-Unis ont mené leur charge contre l’Afghanistan en novembre 2001, mais à travers toute cette période, les politiciens américains ont tenu pour acquis qu’Islamabad, en fin de compte, « resterait dans la réserve » et continuerait à danser au son de leur musique.

Les États-Unis courtisent l’Inde depuis 17 ans, une date marquée par la visite de Bill Clinton en 2000. Le premier ministre actuel, Narendra Modi a été invité à parler au cours d’une session du Congrès en 2017 ; de la part de l’appareil politique américain, c’est l’accolade approbatrice ultime à un leader étranger.

Les politiciens et experts américains pontifiaient interminablement sur l’Inde, une démocratie anglophone qui allait devenir la partenaire privilégiée de l’Amérique du Nord dans l’endiguement de l’inévitable montée de la Chine sur la scène mondiale. Cela s’est avéré une fantasmagorie. *

Pendant l’ère de la Guerre froide, la « perte » d’une nation de la taille et de la stature de l’Inde ou du Pakistan aux mains d’un rival ou d’un camp idéologique indépendant regroupé aurait provoqué des ondes de choc, de rage, et même de l’effroi ouvertement exposé dans les médias des USA.

Mais ce à quoi nous assistons à la suite de ce dernier développement historique est beaucoup plus étrange. Les décisions de New Delhi et d’Islamabad n’ont été ni applaudies, ni condamnées, ni même remarquées par les médias grand public ou prises en compte dans les débats politiques et stratégiques américains. Elles ont été totalement ignorées. ** Voir les leaders et ceux qui façonnent l’opinion publique d’une super-puissance qui s’imagine encore dominer le monde conduire leurs affaires de cette façon est inquiétant, voire alarmant.

La réalité est que nous vivons désormais dans un monde multipolaire – et c’est le cas depuis au moins 2001. Toutefois, l’évidente vérité continuera à faire l’objet d’un déni de Washington, Londres et Paris, au mépris de l’abondance et de la clarté des faits.

Notes de la traduction :

* Pour marginaliser la Chine et flatter l’Inde, les USA avaient même rebaptisé la région Asie-Pacifique « Indo-Pacifique ». Cela n’aura donc servi à rien.

** Tout comme avaient été superbement ignorées les nouvelles super-armes russes présentées par Vladimir Poutine en mars dernier. Les USA sont-ils en train de réinventer la politique de l’autruche ?

Kinjal, comment les Russes interpréteraient une liquidation brutale de Trump ?

« L’entente Trump-Poutine d’Helsinki est attaquée sur des arguments fondamentaux tels que la trahison, qui implique que la référence, déjà l...