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dimanche 10 juin 2018

Le G7 explose en plein vol

« Donald Trump n’aura donc passé que vingt-quatre heures avec les alliés historiques des Etats-Unis […] Une confrontation de courte durée, donc, mais largement suffisante pour acter les désaccords criants entre les Etats-Unis et leurs alliés, au moment même où, de l’autre côté du Pacifique, les chefs d’Etats russe, iranien et chinois se réunissent pour le week-end » rapporte Le Monde avec AFP dans une brève du 9 juin 2018 «Sommet du G7 : Trump retire son soutien au « texte commun » publié »

http://cacaou3.blogspot.com/Note – Le G7 explose en plein vol, c’est le cas de le dire puisque c’est dans l’avion du retour que Kraken Trump a twitté que les Etats-Unis se retiraient du communiqué final actant ainsi "les désaccords criants entre les USA et leurs alliés".

Il se trouve que même Le Monde avec AFP ont remarqué que dans la foulée de ce G7 moribond, avait lieu la réunion annuelle de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui sera aussitôt suivie du sommet de Singapour.
Ce qu'ils n'ont pas remarqué, Le Monde avec AFP, c'est que ce sommet de Singapour mettra un point final à près d’un siècle de domination occidentale et d’hégémonie US. EG

>> Lire aussi :

Du panaméricanisme au paneurasisme, la métamorphose du Système (09/06/2018)

Un G7 métahistorique, comme un « jugement de Dieu » (08/06/2018)

Traité de Singapour: la possibilité d’un bouleversement stratégique planétaire (07/06/2018)

>> Mon fil info « TRUMP » sur Twitter

Bonnes lectures

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Sommet du G7 : Trump retire son soutien au « texte commun » publié

Le président des Etats-Unis a changé d’avis dans l’avion du retour après les déclarations de Justin Trudeau, qui juge « insultants » les droits de douanes américains.

Le Monde.fr avec AFP | 09.06.2018 à 17h02 • Mis à jour le 10.06.2018 à 02h33 

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/06/09/sommet-du-g7-vers-un-communique-final-de-compromis_5312283_3210.html
Le sommet du G7 (Etats-Unis, Canada, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon) au Canada s’est achevé, samedi 9 juin, après d’ultimes tractations pour tenter de sauver les apparences. En vain. Après la publication d’un communiqué commun des pays participants malgré les tensions sur le sujet du commerce avec les Etats-Unis, son président Donald Trump a changé d’avis sur le chemin du retour, alors qu’il se dirigeait vers le sommet prévu mardi avec la Corée du Nord.
 
« En raison des fausses déclarations de Justin [Trudeau, premier ministre canadien] à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs douaniers sur les automobiles qui inondent le marché américain ! », a-t-il tweeté.


Based on Justin’s false statements at his news conference, and the fact that Canada is charging massive Tariffs to… https://t.co/8GTCnRTTEG
— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)

Il s’est ensuite fendu d’un second tweet attaquant encore le premier ministre canadien. « Le PM Trudeau du Canada s’est montré docile et modéré pendant nos réunions au G7, tout cela pour donner une conférence de presse après mon départ dans laquelle il déclare que les droits de douane américains sont presque insultants et qu’il ne se laissera pas bousculer», a réagi Donald Trump sur Twitter. « Très malhonnête et faible », a-t-il ajouté. « Nos tarifs douaniers sont en réponse à ses droits de douane de 270 % sur les produits laitiers! » a-t-il ajouté.


PM Justin Trudeau of Canada acted so meek and mild during our @G7 meetings only to give a news conference after I l… https://t.co/pX1hvH41Ws
— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)

Le cabinet de Justin Trudeau a répondu de façon laconique à ce sabordage. « Nous nous concentrons sur tout ce que nous avons accompli ici au sommet du G7, a indiqué son porte-parole. Le premier ministre n’a rien dit qu’il n’avait pas déjà dit auparavant, autant publiquement qu’en conversations privées avec le président. »

Le commerce était évidemment le principal point litigieux lors de cette première réunion du G7, après l’entrée en vigueur de taxes américaines sur l’acier et l’aluminium importés. Mais Emmanuel Macron avait salué une « avancée » qui « néanmoins ne régl[ait] pas tout », après la lecture du communiqué final tandis que la chancelière allemande Angela Merkel avait immédiatement tenu à signaler que cette position commune sur le commerce « ne [résolvait] pas les problèmes dans le détail ». Le président français pensait que cet accord marquait « une volonté collective de stabiliser les choses ».

Fracture

L’Iran et l’environnement sont les deux autres grandes lignes de fracture entre le président américain, qui a dénoncé l’accord sur le nucléaire iranien et l’accord de Paris sur le climat, et ses alliés. Emmanuel Macron s’est également félicité que le sommet ait permis de prendre un « engagement collectif sur les océans et le climat » pour « aller vers des plastiques à 100 % recyclables à horizon 2030 » – un objectif sur lequel la France s’est déjà engagée. Il n’a toutefois pas précisé si les Etats-Unis souscriraient à cet engagement.


Le président français a ajouté qu’il aimerait que Vladimir Poutine vienne au sommet du G7 organisé en France à l’été 2019 mais qu’il faudrait pour cela que le président russe agisse favorablement en Ukraine. « Oui, j’aimerais qu’il vienne », a-t-il répondu à des journalistes qui l’interrogeaient sur son éventuelle volonté que Vladimir Poutine puisse venir à ce sommet. « Il faudrait qu’il fasse un geste », a-t-il précisé, évoquant le conflit dans la région ukrainienne du Donbass.

Trump impose son rythme

Le président américain, la tête à sa rencontre mardi 12 juin à Singapour avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, avait jusqu’au bout imposé son rythme à des partenaires à bout de patience. Il était ainsi arrivé avec plus d’un quart d’heure de retard samedi pour un petit-déjeuner de travail consacré à l’égalité entre les sexes. Le premier ministre canadien Justin Trudeau, hôte cette année du « Groupe des sept », avait déjà ouvert les débats lorsque le milliardaire républicain a fait son entrée.

Vendredi, le président américain avait déjà été le dernier à rejoindre l’hôtel cossu de La Malbaie, surplombant le majestueux fleuve Saint-Laurent, dans la région du Charlevoix (Québec).

En revanche, il aura été le premier samedi à quitter les débats, séchant les débats consacrés au changement climatique et des réunions avec divers pays invités. Lors d’une conférence de presse finale avant de quitter la Malbaie, il s’était félicité de débats « extrêmement productifs » sur le commerce avec ses homologues.

Proposition d’une zone de libre-échange du G7

Donald Trump avait également expliqué avoir proposé à ses partenaires du G7 une zone de libre-échange total, sans tarifs douaniers, sans barrières d’aucune sorte, et sans subventions à l’exportation. Il avait enfin attribué une note de 10 sur 10 à la qualité de ses relations avec les autres dirigeants, citant particulièrement Emmanuel Macron, Angela Merkel et... Justin Trudeau.


Donald Trump n’aura donc passé que vingt-quatre heures avec les alliés historiques des Etats-Unis, rejoints au Canada par les représentants d’un ordre mondial multilatéral que Washington semble décidé à dynamiter : par exemple le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, ou la patronne du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde.

Une confrontation de courte durée, donc, mais largement suffisante pour acter les désaccords criants entre les Etats-Unis et leurs alliés, au moment même où, de l’autre côté du Pacifique, les chefs d’Etats russe, iranien et chinois se réunissent pour le week-end.

Le calendrier fait en effet coïncider le sommet du G7 avec la réunion annuelle de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à laquelle l’Iran est cette année invité, dans la grande ville côtière chinoise de Qingdao.



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