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mardi 26 juin 2018

La réalité économique n’est pas épuisée par ce que l’on voit

« La réalité économique n’est pas épuisée par ce que l’on voit: vous voyez les usines, les productions, les actifs en général mais vous ne voyez pas les passifs c’est à dire la plomberie, le système, la salle des machines. Une économie c’est un tout, un tout qui combine actif + passif. Une économie, c’est comme un bilan : il y a une partie « emplois », c’est à dire « actif » et une partie origine des fonds, « passif ». Vous avez une maison, c’est ce que l’on voit, votre actif, mais vous l’avez achetée à crédit et même avec un crédit que vous ne pouvez rembourser, c’est ce que l’on ne voit pas, c’est votre passif. Une économie peut très souvent donner l’illusion de la bonne santé, comme en 2007 mais être minée par le souterrain, minée par les taupes de la dette par exemple » explique Bruno Bertez dans un billet du 25 juin 2018 «Billet. Solide économie US, solide économie mondiale ? ».

http://cacaou3.blogspot.com/Note – Pour ceux qui lisent régulièrement les analyses financières et économiques de Bruno Bertez, il n’y a rien de nouveau dans ce billet du 25 juin 2018 sinon des images qui, d’une certaine façon, démocratisent l’approche et la compréhension de ce domaine dans une véritable démarche pédagogique pour les masses, ou les nuls si vous préférez, et cela mérite d’être noté dans une époque dominée par les « narratives », des histoires à dormir debout pour mieux nous baiser.

Ce que je comprends en tant que nul c’est que la situation économique et financière du Système est tellement pourrie que la guerre commerciale de Trump contre ROW n’est qu’une étape intermédiaire qui ne mène nulle part ailleurs qu’à un règlement nucléaire de la question.

D’où l’intérêt de faire régulièrement le bilan des forces nucléaires en présence et pour l’instant, nous sommes à 6 contre 4.

6, c’est le score eurasiatique avec la Russie, la Chine, l’Inde, le Pakistan regroupés depuis quelques jours dans l’OCS (1) auxquels il faut joindre la Corée du Nord déjà nucléaire et l’Iran qui peut le devenir du jour au lendemain tandis que 4 est le score de l’Occident avec les USA, la France, le Royaume Uni auxquels il faut adjoindre Israël.

Si vous observez une carte, vous constaterez immédiatement qu’en cas de conflit nucléaire pour régler la question de la dette – un des deux camps doit payer pour l’autre -, le camp occidental présente un point faible qui est la petite taille géographique de trois de ces quatre coalisés, c’est-à-dire la France, le Royaume Uni et Israël. Ces trois pays peuvent être neutralisés avec une poignée de bombes nucléaires tactiques bien ciblées sur les capitales et une ou deux grandes métropoles et on n’en parle plus. Les USA se retrouvent donc seuls contre 4 ennemis (2) car mêmes s’ils dégainent en premier, ils ne pourront pas neutraliser à 100% le camp d’en face du fait de la taille géographique de ses membres sans que celui-ci riposte d’une façon radicale et sans appel.

Donc, privée de l’arme suprême, l’Occident est condamné à payer la dette (et l'on revient au billet de Bruno Bertez) ce qui se traduit déjà par une occupation sauvage de million de migrants qui forment l’avant-garde des puissances eurasiatiques qui se partagent déjà les terres des ex-colonies occidentales avant de s’attaquer à l’Occident lui-même sous de multiples formes. C’est le passage du panaméricanisme au paneurasisme (3).
EG

>> Lire aussi : 
 
(1) OCS : l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires, tombent dans l’escarcelle de Poutine (25/06/2018)

(2) Traité de Singapour : la reddition US affole les alliés (13/06/2018)

(3) Du panaméricanisme au paneurasisme, la métamorphose du Système (09/06/2018)

>> Mon fil info « TRUMP » sur Twitter

Bonnes lectures
__________ooo___________

 


Billet. Solide économie US, solide économie mondiale ?

 Par Bruno Bertez, le 25 juin 2018

https://brunobertez.com/2018/06/25/billet-solide-economie-us-solide-economie-mondiale/

Il y a quelques jours Powell, le patron de la Fed a déclaré que l’économie américaine était solide et quelle pouvait supporter des nouvelles hausses des taux d’intérêt. Le Wall Street Journal a surenchéri  sur la solidité supposée de l’économie des Etats Unis.

Ce sont des affirmations d’évidences qui n’ont guère été analysées ou critiquées. Ce que l’on voit, des USA ou même des économies des autres grands pays va dans ce sens: les affaires vont mieux pour certains et elles vont même bien pour d’autres. En tout cas elles vont mieux qu’en janvier 2016 ou les institutions internationales s’affolaient et réfléchissaient à des mesures encore plus exceptionnelles.

Les évidences, c’est ce que l’on voit, sans effort, rien qu’en regardant. Ce n’est pas forcément le bon sens, non c’est l’immédiat, voire l’illusion.

La réalité économique n’est pas épuisée par ce que l’on voit: vous voyez les usines, les productions, les actifs en général mais vous ne voyez pas les passifs c’est à dire la plomberie, le système, la salle des machines. Une économie c’est un tout, un tout qui combine actif + passif. Une économie, c’est  comme un bilan : il y a une partie « emplois », c’est à dire « actif » et une partie origine des fonds, « passif ». Vous avez une maison, c’est ce que l’on voit, votre actif, mais vous l’avez achetée à crédit et même avec un crédit que vous ne pouvez rembourser, c’est ce que l’on ne voit pas, c’est votre passif. Une économie peut très souvent donner l’illusion de la bonne santé, comme en 2007 mais être minée par le souterrain, minée par les taupes  de la dette par exemple.

Powell, comme Draghi ou comme tous les autres dans la même position, a besoin de crédibilité, il a besoin que l’on croit que ce qu’il fait est justifié, intelligent, sensé. Donc il fabrique, il produit ce que l’on appelle des « narratives », des histoires, des romans sur la réalité et ces romans sont indispensables pour justifier ses actions. Si il ne produisait pas de romans, alors les marchés cesseraient d’être pilotés, guidés, réactifs et ils seraient livrés aux animal spirits.

Les romans constituent ce qui guide les opérateurs des bourses, mais également les électeurs. Ainsi le roman sur la « modernité » manié par Macron au début et le roman sur les « valeurs » qui lui a succédé. . Ainsi le roman sur l’inflation manié par les banquiers centraux.

Vous m’avez compris. Le roman sur l’inflation est d’ailleurs le roman en cours de gestation, on écrit le synopsis en ce moment; mais c’est une autre histoire.

Nous vivons dans deux grands romans , celui de la Trade War et celui de l’inflation.

Je n’ai de cesse de démystifier, pour votre usage et votre santé mentale, ces romans et de montrer que ce sont non des reflets de la réalité mais des constructions, des résultantes de la réalité d’une part et de l’activité de l’imaginaire intéressé des élites. Ce que vous lisez ou entendez ce sont des résultantes, elles prennent le réel et elles le tordent dans le sens qui convient le mieux à leur pouvoir, à leurs ambitions, à leur volonté de puissance. Vous vivez, puisque vous vivez dans un monde de discours des dominants et mis en forme par ces discours dominants, vous vivez dans une névrose sociale, construite pour vous ; mais vos élites aussi  en sont prisonnières: bien peu dépassent le niveau de la masse, elles sont aussi aliénées que la masse; les psys sont aussi fous que les fous de l’asile.

La crise dure depuis 10 ans. Les banques centrales ont crée des trillions et des trillions de monnaie tombée du ciel, elles ont transféré des sommes inimaginables de la poche des masses et des épargnants vers le système financier, vers la Bourse , vers les entreprises et vers les gouvernements par la suppression des taux d’intérêt; on a fait régresser les niveaux de vie, on a  organisé la précarité et tout mis sous contrôle ou surveillance. Bref on a construit un autre monde dont vous n’avez même pas conscience  à cause du gradualisme, à cause des narratives. La boiling frog, vous connaissez?

Et ils nous disent, les élites nous disent que le monde qu’elles ont construit est solide!

Vous savez qu’en termes logiques, les mensonges révèlent la vérité, celle que le menteur veut cacher, vous savez que la plaque que l’on met sur le trou béant révèle ce trou et sa béance, vous savez que si vous prenez vos médicaments ce matin un observateur compétent sait, comprend de quoi vous êtes malade. Les remèdes expriment, révèlent, donnent à voir le mal. Eh bien ici c’est la même chose, 10 ans après la crise on vient seulement de monter les taux directeurs à 1,75%-2%.  En Europe on n’ose pas le faire et au Japon encore moins! Les taux sont des taux de crise, ils sont au niveau par exemple de la crise de 2000.

Huit ans après la mise a zéro des taux , après les QE et les assurances fournies par les banques centrales, on ne peut normaliser. Et il y a encore dans le monde global des dizaines et des dizaines de trillions de dettes gouvernementales qui ont des taux négatifs: les investisseurs doivent accepter de payer les emprunteurs pour éviter d’avoir de l’argent sur leur compte bancaire  car ils savent que les banques ont peu sûres et que les nouvelles lois autorisent les gouvernements à bloquer les comptes de dépôts bancaires en cas de faillite de ces établissements. Les gens se méfient et ils préfèrent payer pour avoir la sécurité de la signature des états plutôt que celle des banques!

Nous avons maintes et maintes fois commenté les chiffres de l’endettement global , ce sont des promesses qu’il faut honorer. Mais c’est la même chose avec les cours de bourse et les capitalisations boursières, ce sont de promesses de bénéfices futurs qu’il faudra produire car si on ne le fait pas alors les cours s’effondreront et ce sera le retour de la crise financière. La masse des promesses, la somme des promesses contenues dans le stock de créances du marché obligataire, la masse de droits sur les bénéfices futurs, la masse des promesses qui sont contenues dans les systèmes de retraite etc constituent le coût , l’addition, « the bill » qu’il faudra un jour régler . Régler ou renier.
Le mensonge suprême: la hausse des marchés financiers est un signe de bonne santé, le wealth effect rend les gens riches. Non c’est une illusion. Le wealth effect est un transfert un transfert de Mistigri: les plus intelligents vendent aux gogos qui un jour n’auront que leurs yeux pour pleurer. Car cette masse est une masse de papier, une masse de promesses de futurs bénéfices et de future croissance. Une capitalisation boursière, c’est la somme de tous les bénéfices que les investisseurs espèrent , somme capitalisée à l’infini; c’est en très grande partie du vent. Du vent qui se révélera comme tel quand les taux d’intérêt et l’inflation auront monté. 

Tout est solide:

-Aux USA il y a 95, 919 000 américains qui ne sont plus comptés dans ce que l’on appelle la force de travail. Voila qui relativise singulièrement les statistiques officielles de l’emploi.

-jamais il n’ y a eu autant de personnes qui ont dépassé l’age de la retraite qui travaillent encore car leur retraite est insuffisante

-plus de 40% des ménages entre 55 et 70 ans, soit 15 millions de personnes doivent  accepter des régressions pour subsister

-les étudiants sont surendettés tout comme les acheteurs de voitures

-Il y a 42 millions d’Américains à la soupe populaire, les SNAP programms

-les consommateurs pour essayer de maintenir leur niveau de vie ont accumulé 13, 2 trillions de dettes!

-le déficit du budget de l’état est aussi élevé qu’en tant de crise

-les deux tiers des américains ont moins de 1000 dollars d’avance, d’économie.

-jamais la part consacrée au logement et à la nourriture n’a été aussi élevée dans l’histoire

Et, symptôme suprême qui illustre la gravité du mal, la fragilité du système : les consensus politiques s’effondrent, les pays deviennent ingérables. Nos sociétés se disloquent.

L'article complet ICI


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