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lundi 28 mai 2018

Pourquoi Macron salue le courage de Mattarella ?

« Macron vient de saluer le courage et la responsabilité du Président italien Mattarella. Faut-il du courage pour affronter son peuple et nier le suffrage universel, ce n’est pas tout à fait sûr […] Est-ce être véritablement responsable que d’inciter à la guerre civile et de favoriser la désunion de son peuple. Nous aurions plutôt tendance à dire que c’est un comportement totalement irresponsable. Historiquement, on le regrettera peut-être » écrit Bruno Bertez dans un billet du 28 mai 2018 «Editorial. Italie, sur la pente du plus grand risque. Le président choisit l’humiliation de son peuple. »

http://cacaou3.blogspot.fr/Note – Les Italiens font ce qu’ils veulent et c’est leur problème mais que Macron intervienne dans cette affaire pour en sortir encore une sans que les Français ne réagissent plus que ça – à part quelques très rares exceptions comme B Bertez - montre combien l’ordo-libéralisme a la voie libre en Europe.

«… le traitement qui est infligé à l’Italie est une sorte de coup de bande de billard. Il s’agit d’assommer le peuple français qui, de temps à autre, a des velléités électorales non conformes et qui se permet encore de descendre dans les rues » écrit B Bertez expliquant du même coup la réaction partisane et non respectueuse de la démocratie italienne de Macron.

Mais, contrairement à ce que suggère B Bertez et d’autres, il n’y a aucun risque de guerre civile en Italie, pas plus qu’en France ou ailleurs en Europe. Les peuples européens sont déjà trop zombies pour penser à faire la guerre pour autant que leurs cartes de crédit fonctionnent.

Sur ce point, Macron est au parfum et c’est pourquoi il félicite Mattarella d’avoir osé bloquer sèchement l’aventure de plus en plus loufoque de la Ligue et du M5S au risque de provoquer de nouvelles élections législatives ? Oui, et le seul risque est que les Italiens voteront cette fois-ci correctement après s’être fait avoir par ces mouvements populistes qui ne roulent que pour eux-mêmes.

En Europe, le pouvoir absolu est entre les mains des banquiers qui peuvent mettre n’importe quel pays en faillite d’un claquement de doigt. Et même dans ce cas-là, les gens ne se révolteront pas comme l’a déjà montré la Grèce et comme le montrera à son tour l’Italie.

Et comme le montre en ce moment la France où les grèves se poursuivent mais seulement pour le fun et toutes les réformes de Macron passeront et s’appliqueront pour le plus grand bien de la caste des banquiers internationaux qui vont transformer ce qu’il reste de services publiques en France en entreprises privées au services d’actionnaires anonymes. EG

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Bonnes lectures

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Editorial. Italie, sur la pente du plus grand risque. Le président choisit l’humiliation de son peuple.

Par Bruno Bertez, le 28 mai 2018


Italie : sur la pente du plus grand risque

Macron vient de saluer le courage et la responsabilité du Président italien Mattarella

Faut-il du courage pour affronter son peuple et nier le suffrage universel, ce n’est pas tout à fait sûr. En revanche, du courage pour braver les eurocrates pour braver l’Allemagne, là il en faut vraiment. Le courage, ce n’est pas contre les faibles qu’il se manifeste, mais contre les forts. On fait preuve de courage lorsqu’on ose défier ceux qui sont forts, et non pas accabler les plus faibles.

Parlons de la responsabilité. Est-ce être véritablement responsable que d’inciter à la guerre civile et de favoriser la désunion de son peuple. Nous aurions plutôt tendance à dire que c’est un comportement totalement irresponsable. Historiquement, on le regrettera peut-être. Ce qu’a fait Mattarella, c’est jouer avec le feu car nul ne peut prévoir par avance les réactions d’une masse qui ronge son frein depuis de nombreuses années face aux humiliations.

L’Italie ne cesse de régresser, et le pire c’est que c’est de notoriété publique. Cela se lit dans les chiffres, même quand ils sont trafiqués. L’Italie est en régression économique et sociale depuis très longtemps, même avant la crise de 2008. L’austérité imbécile qui lui a été imposée lors de la crise des dettes souveraines était le contraire de la responsabilité. C’était irresponsable au possible. D’ailleurs, les élites du FMI l’ont reconnu et les institutions internationales ont cessé de considérer que l’austérité était un remède aux endettements. Il n’y a que l’Allemagne qui a poursuivi sur cette voie ordo-libérale de l’asphyxie économique de ses partenaires.

Un pays surendetté, comme c’est le cas de l’Italie, doit produire plus pour rembourser plus ; il ne doit pas produire moins pour rembourser plus. La solution économique, humaine, politique, sociale et même géopolitique, c’est de donner aux Italiens la possibilité d’honorer leurs dettes en leur autorisant une croissance supérieure à la moyenne de l’Europe. La politique européenne et singulièrement la politique allemande n’ont qu’un objectif et qu’un résultat, faire stagner l’Italie, l’empêcher de retrouver une croissance normale.

Les exigences de Bruxelles et des Allemands empêchent tout redressement. Les salaires distribués sont bien trop faibles pour soutenir la croissance. Le crédit complémentaire ne peut être produit car les banques sont en situation bilancielle authentiquement catastrophique. Mais l’Europe veut que l’on étende au maximum un système zombie, un système extend and pretend. L’Italie est maintenue même pas sous respiration artificielle, mais sous atmosphère débilitante pour l’exemple.
Car le fond du problème est là, de la même manière qu’on a sacrifié la Grèce pour l’exemple, on veut sacrifier l’Italie pour un exemple bien plus fort : il s’agit de mettre au pas ces Français braillards, ces Français qui n’ont aucune parole et qui sont incapables de la moindre discipline. Car, ne vous y trompez pas, le traitement qui est infligé à l’Italie est une sorte de coup de bande de billard. Il s’agit d’assommer le peuple français qui, de temps à autre, a des velléités électorales non conformes et qui se permet encore de descendre dans les rues. Macron ne s’y est pas trompé et ce n’est guère à son honneur ; lui qui a choisi d’être le porte-parole des Allemands dans l’espoir d’un petite récompense : il s’est solidarisé de Mattarella, il a dénoncé avec mépris la majorité italienne sortie des urnes.

Macron aurait été grandi s’il avait adopté une position de compromis et tenté de développer une position nuancée, une position de compromis avec une certaine empathie à l’égard du peuple italien.

Le résultat de toute cette gabegie honteuse, c’est la mobilisation populaire avec les risques de dérapage. Dès aujourd’hui le leader du mouvement 5 étoiles, Luigi di Maio s’est adressé à la nation italienne, lui demandant de se mobiliser contre l’institution que représente le Président Mattarella.

Certes, Mattarella a le pouvoir de faire ce qu’il a fait, mais ce que l’on dit très rarement, c’est que ce pouvoir n’a jamais été exercé dans ces circonstances. Ce pouvoir était essentiellement théorique et destiné à pouvoir faire face à une crise très grave qui mettait en danger l’unité du pays. Ici, c’est le Président lui-même qui casse le pays, qui brise son unité et qui monte les Italiens les uns contre les autres. Mattarella utilise les droits qui lui ont été donnés pour sauver le peuple en les retournant contre le peuple. Rien d’étonnant si, d’ores et déjà, beaucoup dans la rue réclament sa destitution. Qui sème le vent récolte la tempête.

Donc Luigi di Maio a appelé les citoyens à se mobiliser contre l’institution. C’est extrêmement grave car outre la crise politique et sociale, ce qui devient possible, c’est la crise constitutionnelle. La nomination au gouvernement transitoire d’un apparatchik du FMI ne peut être considérée que comme une provocation. C’est plus qu’une maladresse compte tenu de l’image du FMI, compte tenu de la haine qu’il suscite et de son palmarès enregistré auprès de pays en développement. Cette nomination est symboliquement une humiliation.
« Nous ne pouvons rester là sans rien faire, nous devons réagir immédiatement et fermement. Aujourd’hui nous ferons flotter le drapeau italien sur les fenêtres et nous vous demandons de faire de même. Nous revendiquons la fierté d’être italiens »… « Il y a des tonnes de mensonges qui sont déversés, je l’ai dit tout au long de la campagne électorale, nous ne voulons pas faire sécession de l’euro. Savona ne veut pas nous faire sortir de l’euro,  ce qu’il veut, c’est que les intérêts de l’Italie soient pris en compte au Quartier Général de l’Europe ».
Di Maio appelle les Italiens à une grande démonstration à Rome à la date du 2 juin. Dramatisant, il a ajouté « hier était le jour le plus sombre de la démocratie en Italie ».

« Nous allons aller aux urnes le plus tôt possible. Nous sommes convaincus qu’il faut entamer la procédure de destitution. Mattarella a décidé de livrer le pays à un technicien ; c’est un acte ignoble qui n’aurait jamais dû être autorisé. Les conseillers de Mattarella doivent être produits devant les Tribunaux. Ces gens ne sont pas les garants impartiaux de nos institutions démocratiques, ils ne peuvent plus nous représenter ».

Eux, ils crèveront sans suite, car ils n'auront même pas le temps de se repentir

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