DONS EN CRYPTO

J'accepte les dons en crypto (BitCoin, Ethereum ou BitCoin Cash).
Si vous ne savez pas encore comment procéder, je vous invite à visionner ce tuto-vidéo en français.
Vous pouvez me contacter par email - gaillot.eric@gmail.com - ou via ma page Facebook

lundi 21 mai 2018

Pompeo, la deuxième muleta de Kraken Trump


« Washington demande à Téhéran de renoncer à l’influence qu’il s’est construite au fil des dernières décennies en exploitant des calculs stratégiques hasardeux (invasion du Liban par Israël en 1982, puis de l’Irak par les Etats-Unis en 2003). Mike Pompeo a ainsi exigé qu’il coupe les liens avec le Hezbollah libanais, qu’il permette le désarmement et la dissolution les milices chiites qui lui sont affiliées en Irak, ou qu’il retire ses forces militaires de Syrie » écrit Gilles Paris pour Le Monde dans un billet du 21 mai 2018 «Washington veut que Téhéran se soumette à ses exigences ».



http://cacaou3.blogspot.fr/Note – Il y a quelques jours, nous avons vu comment Kraken Trump a grillé son conseiller à la sécurité nationale J Bolton dans le dossier Nord-coréen. Il va agir de la même façon avec son secrétaire d’Etat M Pompeo dans le dossier iranien.

Pompeo joue la pression sur l’Iran et le « vous allez voir ce que vous allez voir » mais lorsqu’on lit ce qui est demandé à Téhéran pour échapper au moins partiellement aux sanctions, c’est tout simplement du délire. 

Comment Pompeo peut imaginer une seule seconde que Téhéran va évacuer ses forces du Liban, de l’Irak et de la Syrie, et cela juste pour éviter des sanctions US dont Téhéran n’a rien fiche ?

Pompeo n’imagine rien, il n’est pas là pour ça. Il joue son rôle de muleta qui permettra à Kraken Trump de le contredire le moment venu car toute la question pour le président des Etats-Unis est de capituler sans perdre la face donc en jouant au grand seigneur qui fait des cadeaux. EG

Bonne lecture

____________ooo_____________

Washington veut que Téhéran se soumette à ses exigences

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a présenté une liste de douze exigences auxquelles le régime iranien devra se soumettre, destinées notamment à réduire son influence régionale.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gilles Paris (Washington, correspondant) 


Près de deux semaines après l’annonce par Donald Trump du retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, son secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, a présenté, lundi 21 mai, dans les murs du think-tank conservateur Heritage Foundation, ce qui fait désormais figure de feuille de route pour l’administration américaine. L’heure est à la « pression maximum » qui doit officiellement inciter le régime iranien à changer de comportement, tout en alimentant le soupçon d’une tentative de Washington de favoriser un changement de régime à Téhéran.

Pendant les mois qui ont précédé le retrait américain, le président des Etats-Unis n’avait cessé de pester contre les lacunes d’un compromis centré sur les activités nucléaires de l’Iran et qui ne visait ni son influence grandissante au Moyen-Orient ni ses activités balistiques. Parvenir à un « meilleur accord » était devenu la priorité, et c’est sur cette base que les alliés européens des Etats-Unis (l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni) avaient négocié avec Washington, sans succès.

Il n’en est plus question désormais pour l’administration américaine. Le secrétaire d’Etat ne s’est pas contenté d’annoncer l’imposition des sanctions « les plus dures de l’histoire » et que les Européens sont expressément invités à observer, le moyen pour Washington d’achever de torpiller l’accord conclu en juillet 2015. Il a surtout dressé une liste de douze exigences des Etats-Unis auxquelles le régime iranien devra répondre pour échapper à sa pression. Washington a remplacé la négociation par le diktat. Qui n’épargne pas ses alliés. « Je sais que nos alliés en Europe essaieront peut-être de maintenir l’ancien accord nucléaire avec Téhéran, c’est leur décision à prendre. Ils savent où nous sommes », a averti le secrétaire d’Etat.

Une partie de ces exigences porte sur le nucléaire, allant bien au-delà du cadre mis en place par l’accord moribond et qui a été pourtant jugé comme le plus strict de l’histoire de la prolifération. Mais les plus frappantes concernent le poids régional de l’Iran, sommé de revenir à l’intérieur de ses frontières.

Doutes sur un éventuel isolement américain

Washington demande à Téhéran de renoncer à l’influence qu’il s’est construite au fil des dernières décennies en exploitant des calculs stratégiques hasardeux (invasion du Liban par Israël en 1982, puis de l’Irak par les Etats-Unis en 2003). Mike Pompeo a ainsi exigé qu’il coupe les liens avec le Hezbollah libanais, qu’il permette le désarmement et la dissolution les milices chiites qui lui sont affiliées en Irak, ou qu’il retire ses forces militaires de Syrie.

Le choix d’une politique de « pression maximum » doit être mis en regard avec celle imposée à la Corée du Nord. Washington considère qu’elle a contraint le régime de Kim Jong-un à changer de ton et à nouer un début de dialogue avec son homologue de Corée du Sud, le président Moon Jae-in. L’administration avait cependant bénéficié en la circonstance d’un très large soutien international dans un cadre multilatéral traduit par des sanctions votées aux Nations unies.

Mike Pompeo a répondu par avance aux doutes sur un éventuel isolement américain face à l’Iran en énumérant les noms de pays qui seraient, selon lui, disposés à soutenir Washington dans sa démarche, mais il n’a mentionné ni la Chine, ni la Russie, ni les pays européens.
En refusant par ailleurs de reconnaître l’existence au sein du régime iranien de modérés, comme le président Hassan Rohani ou le ministre des affaires étrangères, Mohammed Jawad Zarif, le secrétaire d’Etat américain a enfin ravivé le soupçon d’un projet américain de déstabiliser le régime jusqu’à une éventuelle chute. Mike Pompeo ne s’est donné aucune limite dans le temps. « En fin de compte, il reviendra au peuple iranien de faire le choix de son leadership », a-t-il assuré.

Cité par l’agence de presse Ilna, le président Rohani a réagi, lundi soir, aux propos de Mike Pompeo, en assurant que « le monde aujourd’hui n’accept[ait] pas que l’Amérique décide pour le monde car les pays sont indépendants ». « Cette époque est terminée. Nous suivrons notre voie avec le soutien de notre nation », a-t-il ajouté.


L’autodestruction du Corps des Marines US par le « sociétalement correct »

« Mainz est, ou “était” devrait-on plutôt écrire, un lieutenant-colonel du Corps des Marines qui a été sanctionné d’une façon extraordinaire...