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lundi 14 mai 2018

La fin de l’hégémonie stratégique israélienne

« Après des années de liberté totale en matière de raids aériens visant ses voisins et des pays éloignés, Israël ne peut plus frapper impunément la Syrie sans une riposte et cela marque la fin de l’hégémonie stratégique israélienne et le début d’une nouvelle période où la capture du Golan par Israël peut faire l’objet à tout moment d’un changement subit » écrit Strategika 51 dans un billet du 13 mai 2018 «La fin de l’hégémonie ».

€CALYPSE NEWS
Note - « Damas et Téhéran… pour contenir Israël, (ils) ont entraîné au moins 16 groupes locaux syriens prêts à libérer les hauteurs du Golan ou à bloquer toute avancée israélienne possible en territoire syrien » écrivait Elijah J. Magnier le 10 mai 2015 (1).

A son tour, le 13 mai 2018, Stragégika 51 écrit que «la capture du Golan par Israël peut faire l’objet à tout moment d’un changement subit », ce qui va exactement dans le même sens que les propos de Magnier.

Ainsi donc, dans la nuit du 9 au 10 mai 2018, « La dissuasion asymétrique, intermittente, progressive et croissante face à une gigantesque puissance de feu adverse prônée par le pouvoir syrien semble avoir fonctionné. Pour la première fois » constate Stratégika 51.

Et aujourd’hui, 14 mai 2018, 70 ième anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, Trump évacue son ambassade de Tel Aviv pour l’implanter quelque part entre Jérusalem Ouest et Jérusalem Est dans « une entité séparée » (2) - selon la formulation de la résolution de l’Onu de 1947 - c’est-à-dire que les USA, selon le droit international en vigueur, ne reconnaissent plus l’Etat d’Israël puisqu’à partir de ce soir, il n’y aura plus de représentation diplomatique US dans l’Etat hébreu légal.

Si l’on recoupe ses deux observations 1) la possibilité opérationnelle de la reconquête du territoire syrien du Golan illégalement occupé par Israël au nom de sa sécurité 2) l’évacuation de l’ambassade US d’Israël qui signifie, outre une possible mesure de sécurité, la non reconnaissance de l’Etat hébreu, Nétanyahou devrait se faire un très grand souci car mêmes ses bombes nucléaires ne peuvent plus le protéger étant donné que s’il les utilise contre l’Iran, la Russie s’est engagée à riposter à mesure ce qui donne raison, en passant, à Kraken Trump qui estime que l’accord de Vienne est une vaste fumisterie de son prédécesseur.

L’Iran, comme la Corée du Nord, n’ont pas besoin de posséder leurs propres bombes nucléaires puisqu’ils les ont de facto en étant des alliés stratégiques des Russes, voir des Chinois. EG

>> Lire aussi :

(1) Damas et Téhéran prêts à libérer les hauteurs du Golan? (13/05/2018)

(2) A partir d’aujourd’hui 14 mai 2018, il n’y aura plus d’ambassade US en Israël (1/05/2018)

A Jérusalem, l’assurance militaire israélienne contre l’ébullition palestinienne (14/05/2018)

>> Mon fil info « TRUMP » sur Twitter

Bonnes lectures
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La fin de l’hégémonie

Par Strategika 51, le 13 mai 2018


Pour la première fois depuis 44 ans, une partie non identifiée soutenant les forces loyales au gouvernement syrien a lancé une salve de missiles sur des objectifs militaires israéliens précis au Golan.

La partie qui a pris une telle initiative l’a fait en ayant au préalable examiné toutes ses répercussions possibles dont une réponse israélienne massive assurée afin de sauvegarder la dissuasion israélienne.

La réponse israélienne a été relativement forte: officiellement, 28 avions des meilleurs avionsde  combat de l’Armée de l’air israélienne- ce qui est en soi un chiffre assez important- menèrent des raids visant des objectifs militaires syriens. Aux 60 missiles Air-Sol tirés s’ajoutent l’usage de dix missiles balistiques tactiques. Une première en Israël.

Selon le gouvernement syrien et le ministère russe de la défense, plus de la moitié des missiles israéliens furent interceptés et abattus par les défenses anti-aériennes syriennes.

Pour la partie ayant ciblé à coup de missiles des cibles militaires israéliennes très sensibles, cela ne compte guère en comparaison avec l’ampleur de la réponse israélienne, jugée bien en deçà des prévisions initiales.

Cela veut dire que la partie ayant lancé des missiles sur Israël s’attendait à une réponse massive, intense, étalée sur le temps et s’est organisée en conséquence.

Il n’y eut pas de conflit à grande échelle. C’était l’objectif.  La dissuasion asymétrique, intermittente,  progressive et croissante face à une gigantesque puissance de feu adverse  prônée par le pouvoir syrien semble avoir fonctionné. Pour la première fois.

Le principal facteur ayant dissuadé les israéliens est l’entrée du Hezbollah dans une guerre active non pas à partir du Sud-Liban mais du Golan.

L’Iran ne dispose pas d’infrastructures militaires en Syrie. Cette option leur aurait coûté beaucoup trop cher et leur semble inutile. Les conseillers militaires iraniens en Syrie utilisent ceux de l’Armée Arabe syrienne tandis que les milices  sous influence iranienne disposent de facilités au sein des Forces populaires de défense, un corps de milices de volontaires et de membres des services des renseignements syriens.  Les israéliens affirment avoir visé des cibles militaires iraniennes. Cependant, les missiles israéliens ont détruit une station Radar, un site de missiles SAM et un Sa-22 Greyhound ou Pantsir S1 à court de munitions appartenant à l’Armée syrienne.

La partie ayant lancé des missiles sur des cibles militaires israéliennes au Golan dispose d’une base de données sur les cibles militaires les plus importantes en Israël et semble avoir des plans pour une infiltration en profondeur et, selon certains analystes, la désactivation de certains sites israéliens de lancement de vecteurs d’armes de destruction massive. Cette dernière perspective hante l’état-major israélien.

Après des années de liberté totale en matière de raids aériens visant ses voisins et des pays éloignés, Israël ne peut plus frapper impunément la Syrie sans une riposte et cela marque la fin de l’hégémonie stratégique israélienne et le début d’une nouvelle période où la capture du Golan par Israël peut faire l’objet à tout moment d’un changement subit.


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