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dimanche 13 mai 2018

Damas et Téhéran prêts à libérer les hauteurs du Golan?

« Le dôme de fer israélien est inefficace et incapable de protéger Israël contre les roquettes et les missiles lancés simultanément. La bataille s’est maintenant déplacée en territoire syrien occupé par Israël au grand dam de Tel-Aviv et de la Russie […]… pour contenir Israël, ils [Damas et Téhéran, ndlr] ont entraîné au moins 16 groupes locaux syriens prêts à libérer les hauteurs du Golan ou à bloquer toute avancée israélienne possible en territoire syrien » écrit Elijah J. Magnier dans un billet du 10 mai 2018 «L’Iran brise les règles d’engagement, Israël prend sa revanche et la Syrie et l’Iran imposent l’équation du Golan ».

€CALYPSE NEWS
Note – De même que les frappes du 13/14 avril 2018 contre la Syrie ont révélé l’impuissance de la coalition occidentale, les frappes israéliennes du 10 mai 2018 contre la Syrie révèlent l’impuissance des forces de l’Etat hébreu.

Ce constat est un nouvel aspect de la transition historique en cours. Tandis que les Etats Unis se replient sur eux-mêmes, Israël va devoir à son tour faire la même chose et libérer le Golan, si ce n’est davantage.

Dans les deux cas américain et israélien, il ne reste que la dissuasion nucléaire comme arme de dernier recours. Encore faudrait-il être en état de l’utiliser or, sur les 10 porte-avions stratégiques US, un seul est opérationnel, en Méditerranée.

Ce porte-avions fait pourtant l’objet d’une surveillance « bienfaisante » de la part d’une frégate russe qui stationne à portée de vue. A la moindre alerte, le porte-avions est explosé par les Russes. Mieux, les missiles nucléaires qui auraient pu s’éjecter avant l’explosion pourraient être retournés à l’envoyeur.

Comme je l’ai déjà noté, en l’absence de la protection des Etats-Unis, Israël est vaincu d’avance et va devoir modifier d’urgence sa politique d’occupation illégale du point de vue du droit international des territoires syrien et palestinien.  
"La situation peut-elle déraper ? Bien sûr que si ! Reste à savoir quand" conclu Elijah J. Magnier. La transition historique s'imposera à son heure, pas selon l'agenda des politiques. EG

>> Lire aussi :

S 300 : la Russie ne souhaite pas rendre l’armée arabe syrienne responsable de la défense des sites militaires iraniens présents sur son territoire (12/05/2018)

11 iraniens tués par les frappes israéliennes en Syrie selon la fausse officine britannique de l’OSDH (12/05/2018)

Il n’y aurait pas de base iranienne en Syrie, ce serait seulement un prétexte pour Israël (11/05/2018)

« Débarrassez-vous des Iraniens et nous pourrons, peut-être, changer notre mode d'existence » (11/05/2018)

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Bonnes lectures

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Par Elijah J. Magnier | ايليا ج مغناير, Middle East Politic, le 10 mai 2018

Traduction : Daniel G., Comité Valmy, le 13 mai 2018

L’Iran brise les règles d’engagement, Israël prend sa revanche et la Syrie et l’Iran imposent l’équation du Golan

Israël a de nouveau frappé des objectifs syriens et iraniens ainsi que des entrepôts d’armes (évacués des semaines auparavant), une quatrième fois en un mois. Pas moins de 28 avions israéliens ont participé à leur plus grande attaque depuis 1974. Tel-Aviv a informé les dirigeants russes de ses intentions, ce qui n’a pas empêché les dirigeants syriens de riposter. Ce qui est nouveau, c’est l’endroit où Damas a décidé de frapper : les hauteurs du Golan occupé (20 roquettes ont été lancées contre des positions militaires israéliennes).

La Syrie, en coordination avec ses alliés iraniens (et sans tenir compte du souhait des Russes), a pris la décision très audacieuse de riposter contre des cibles israéliennes dans le Golan. Ce qui signifie que Damas et ses alliés sont prêts à élargir le champ de bataille en réponse aux provocations continuelles d’Israël.

Qu’est-ce qui a fait en sorte que de nouvelles règles d’engagement viennent d’être imposées en Syrie ?

Pendant des décennies, une règle d’engagement non déclarée existait entre le Hezbollah et Israël, les deux parties étant conscientes des conséquences si elles ne les respectaient pas. Habituellement, Israël établit une banque d’objectifs ciblés comptant des bureaux du Hezbollah, des objectifs militaires et des entrepôts, ainsi que des commandants occupant des positions clés au sein de l’organisation. Israël frappe ces cibles (mises à jour) chaque année. Cependant, les Israéliens réagissent immédiatement contre les commandants du Hezbollah chargés de soutenir, de former et de financer des Palestiniens en Palestine et, surtout, les Palestiniens de 1948 vivant en Israël. D’où l’assassinat à de nombreuses reprises au Liban de commandants du Hezbollah liés au dossier palestinien.

Le mois dernier, Israël a découvert que l’Iran envoyait des drones perfectionnés de très faible visibilité qui larguaient du matériel électronique et de l’équipement de guerre spécialisé aux Palestiniens. Les Israéliens n’avaient pas détecté ces drones qui entraient et sortaient à l’aide de leurs radars traditionnels, mais ont fini par en repérer un au moyen de leurs dispositifs de détection thermique et de dissuasion acoustique, qu’ils ont abattu.

En réponse, Israël a pris pour cible l’aéroport militaire syrien T-4 utilisé par l’Iran comme base pour ces drones. Sauf qu’Israël, qui voulait se venger davantage, s’est mis à frapper plusieurs cibles iraniennes et syriennes dans les semaines qui ont suivi.

Tel-Aviv croit pouvoir s’en tirer à bon compte en frappant à répétition des objectifs iraniens sans déclencher de riposte militaire. Peut-être qu’Israël croyait vraiment que l’Iran craignait de s’engager dans une guerre contre lui, vu la disposition des USA à se lancer dans une guerre contre la République islamique à partir des ses bases militaires disséminées autour de la Syrie, dans le voisinage immédiat des forces iraniennes déployées en Syrie. De toute évidence, l’Iran voit les choses autrement que les Israéliens, les Américains et même les Russes, qui veulent à tout prix éviter tout affrontement.

Peu importe le nombre d’avions israéliens ayant pris part à la dernière attaque contre des objectifs iraniens et syriens et le nombre de missiles lancés ou interceptés, une sérieuse évolution de la situation s’est produite : le haut commandement syrien a enfreint toutes les règles et n’a vu aucun obstacle à bombarder Israël sur les hauteurs du Golan occupé.

De nouveau, le type de missiles ou de roquettes lancés par la Syrie contre des objectifs militaires israéliens n’a pas d’importance, pas plus que le fait d’avoir atteint ou non leurs cibles. Ce qui est important, c’est le fait qu’une nouvelle règle d’engagement est dorénavant en place en Syrie, semblable à celle établie par le Hezbollah contre Kiryat Shmona près de la frontière libanaise, quand des militants se sont mis à effectuer des tirs de canons antiaériens chaque fois qu’Israël violait l’espace aérien libanais dans les années 2000.

Fondamentalement, Israël voulait frapper des objectifs en Syrie tout en prétendant ne pas chercher la confrontation. Israël voudrait bien continuer à provoquer la Syrie et l’Iran au Levant, mais soutient ne pas vouloir se lancer dans une guerre ou livrer bataille. Israël souhaiterait continuer de frapper toutes les cibles de son choix en Syrie sans subir de représailles. Lors de la dernière attaque, des « conséquences imprévues » ou la provocation d’Israël ont forcé le gouvernement syrien à utiliser les hauteurs du Golan occupé comme nouveau champ de bataille. Si Israël poursuit sur sa lancée et frappe au-delà de la zone frontalière, la Syrie songera à lancer ses missiles ou ses roquettes de l’autre côté des hauteurs du Golan, de façon à atteindre le territoire israélien.

Il y a quelques années, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a dit ceci : « Laissez le Liban en dehors du conflit. Venez en Syrie, où nous pourrons résoudre nos conflits. » La Syrie est devenue logiquement un champ de bataille où tous les pays et toutes les parties résolvent leurs conflits, l’arène où la guerre silencieuse entre Israël et l’Iran et ses alliés trouve sa voix.

À Damas, des sources proches du pouvoir croient qu’Israël va continuer à s’en prendre à des cibles. Cependant, Israël sait maintenant comment la Syrie va réagir. C’est ce qu’Israël a déclenché, mais n’avait pas prévu. C’est dorénavant devenu une règle.

Le dôme de fer israélien est inefficace et incapable de protéger Israël contre les roquettes et les missiles lancés simultanément. La bataille s’est maintenant déplacée en territoire syrien occupé par Israël au grand dam de Tel-Aviv et de la Russie. L’Iran et la Syrie n’ont pas pris en compte les préoccupations de la Russie pour maintenir le niveau de tension peu élevé si Israël ne se contrôlait pas. La Syrie reconnaît l’importance de la Russie, son rôle efficace pour mettre fin à la guerre et tout le soutien militaire et politique offert par Moscou. Cependant, Damas et Téhéran voient les choses autrement et pour contenir Israël, ils ont entraîné au moins 16 groupes locaux syriens prêts à libérer les hauteurs du Golan ou à bloquer toute avancée israélienne possible en territoire syrien.

Israël a déclenché ce qu’il a toujours craint et a réussi à obtenir un nouveau champ de bataille : les hauteurs du Golan. Il est vrai qu’Israël s’est limité à bombarder des entrepôts d’armes qu’il n’avait jamais frappés auparavant. Il a bombardé des bases où des conseillers iraniens se trouvent en compagnie d’officiers syriens (la Russie a évacué la plupart de ses positions pour éviter l’embarras d’être frappé par Israël). Il est vrai aussi qu’Israël n’a pas systématiquement bombardé les avions militaires et de transport iraniens transportant des armes en Syrie, ni le principal centre de contrôle et de commande iranien à l’aéroport de Damas. Ce qui laisse entendre qu’aucune des parties ne recherche l’escalade pour l’instant. La situation peut-elle déraper ?

Bien sûr que si ! Reste à savoir quand.

Elijah J. Magnier (à Damas) : @ejmalrai
Traduction : Daniel G.

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