DONS EN CRYPTO

J'accepte les dons en crypto (BitCoin, Ethereum ou BitCoin Cash).
Si vous ne savez pas encore comment procéder, je vous invite à visionner ce tuto-vidéo en français.
Vous pouvez me contacter par email - gaillot.eric@gmail.com - ou via ma page Facebook

mercredi 16 mai 2018

Au plus se creuse le trou noir du Pentagone, au plus les forces armées US se réduisent, sont inefficaces et complètement dépassées


« Zuesse donne une vertigineuse étude dans TheDuran.com, sur la comptabilité du Pentagone. Il la fixe au niveau des $1 500 milliards/an tout en reconnaissant que personne n’est capable de dire le vrai et que c’est prendre peu de risque que d’imaginer que c’est peut-être un peu plus […] On ne manquera pas de rappeler qu’au plus se creuse le trou noir du Pentagone à coups de centaines de $milliards évaporées dans l’in-comptabilité, au plus les forces armées US se réduisent, sont inefficaces et complètement dépassées. » écrit Philippe Grasset dans un billet du 15 mai 2018 «L’Everest du Pentagone : $1 500 milliards »


€CALYPSE NEWS
Note – Je lis, ici et là, de magnifiques scénarios de guerre hollywoodiens très argumentés pour illustrer les menaces d’Israël, contre l’Iran. Toutes ces élucubrations partent du principe que les Etats-Unis, qui seraient menés (dans la tête des auteurs) par le bout du nez par Israël, sont encore une super puissance hégémonique mondiale.

Toutes ces histoires ne sont pourtant que le produit d’une pathologie psychologique qui a pour nom l’exceptionnalisme et qui n’est rien d’autre, soyons clairs, qu’un racisme intégré dans l’ADN culturel occidental.

Or, comme l’explique P Grasset, « La seule activité où Moby Dick [Le Pentagone, ndlr] n’a aucun concurrent possible est celle de la narrative ». Hollywood est passé par là.

Il y a deux jours, nous avons assisté à l’inauguration d’une nouvelle ambassade US soi-disant à Jérusalem. Pourtant, non seulement cette ambassade n’est pas à Jérusalem mais dans la zone neutre de la ville, quelque part entre Jérusalem Ouest et Jérusalem Est, mais tout ce que nous avons vu de cette ambassade est une plaque commémorative plus ou moins fichée dans un mur en fausses pierres.

Tout est simulacre dans cette histoire, depuis l’hégémonie stratégique Israël/USA jusque dans sa représentation diplomatique. Sur le fronton de la nouvelle ambassade US devrait être affiché, pour être juste, l’inscription « Ceci n’est pas une ambassade ».

Les conséquences de ce simulacre sont que chaque fois que l’Occidental se confronte à la réalité vraie, le sang coule. La seule réalité de cette nouvelle ambassade, c’est des dizaines de morts et des milliers de blessés palestiniens massacrés par des soldats tellement exceptionnalistes qu’ils confondent la gâchette de leur fusil avec la manette de leur jeu vidéo préféré.

La confusion règne dans les esprits. La foule en face d’eux n’est pas constituée d’êtres humains de chair et de sang comme eux mais une image virtuelle, un film vidéo projeté sur les écrans de leurs fusils à l’heure annoncée par les producteurs associés du spectacle, les autorités des deux camps, aussi bien israéliennes que palestiniennes.

Cette foule armée de femmes et d’enfants s’est rendue sur le théâtre des opérations guidée par ses smartphones indiquant les itinéraires, les horaires et les slogans. Tout était parfaitement organisé jusqu’aux services de secours sur place en nombre conséquent et, enfin, aux cérémonies funéraires du lendemain sans oublier, naturellement, les équipes de journalistes et autres photographes pour en assurer la promotion médiatique.

Dans cette région, mourir en martyr est un travail comme un autre (et même plus qu’un autre étant donné qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à faire…) qui permet de subvenir aux besoins de la famille.

Les soldats assurent qu’ils « en ont pour tout le monde » et n’ont pourtant tué qu’une cinquantaine de manifestants recevant pour cela les félicitations de la Maison Blanche pour « leur retenue ».
1 500 milliards par an pour que le Pentagone simule des F 35 qui ne volent pas et des porte-avions tout juste bons à faire des ronds dans l'eau pour, finalement, en arriver à compter les cartouches de chaque soldat israélien dont il ne faudrait tout de même pas qu'une consommation excessive grève le budget de l'assistance militaire US à la puissance hégémonique locale, de plus en plus locale, israélienne.
EG

 ___________ooo___________


L’Everest du Pentagone : $1 500 milliards

Par Philippe Grasset, le 15 mai 2018


Un de nos plus exaltantes courses à l’évaluation a toujours été, tout au long du demi-siècle de la carrière de notre capitaine PhG, le budget du Pentagone, Moby Dick pour les amis. (Parmi ceux-ci, les amis, le meilleur d’entre eux étant le JSF comme on s’en doute.) En 2 007, nous envisagions $1 000 milliards ; ces derniers temps, nous nous étions fixés autour de $1 200-$1 300 milliards/l’an alors que le budget officiel musarde autour des $700 milliards. Eric Zuesse nous offre une nouvelle perspective.

Historien respecté dans les bons milieux des antiSystème sérieux, homme de gauche bien plus déterminé qu’un antiSystème se disant de droite, Zuesse donne une vertigineuse étude dans TheDuran.com, sur la comptabilité du Pentagone. Il la fixe au niveau des $1 500 milliards/an tout en reconnaissant que personne n’est capable de dire le vrai et que c’est prendre peu de risque que d’imaginer que c’est peut-être un peu plusMoby Dick est totalement allergique à tout exercice de comptabilité et trône comme un monument à la faillite absolue, au trou noir de la postmodernité, de la bureaucratie et du Progrès.

Ci-dessous, voici le début du texte de Zuesse dont on lit ensuite le minutieux labyrinthe de documentation et de logique raisonnable où il nous pilote. On ne manquera pas de rappeler qu’au plus se creuse le trou noir du Pentagone à coups de centaines de $milliards évaporées dans l’in-comptabilité, au plus les forces armées US se réduisent, sont inefficaces et complètement dépassées. La seule activité oùMoby Dick n’a aucun concurrent possible est celle de la narrative.

« Le “National Priorities Projects” a comme titre ‘U.S. Military Spending vs. the World’et comme précision générale : “Les dépenses militaires mondiales ont totalisé plus de 1,6 billion de dollars en 2015. Les États-Unis ont représenté 37% du total.”

» Cette dernière précision est totalement faussaire. Si mêmeles autres nations ne sous-évaluent pas leurs dépenses militaires, les États-Unis le font sans aucun doute, – et leur sous-évaluation est de l’ordre de 50%. Cela étant effectivement environ le double du chiffre officiel, on peut aisément en conclure que les dépenses militaires annuelles actuelles des États-Unis s’élèvent à environ 1,5 billion de dollars, soit presque autant que l'estimation pour lesdépenses militaires du monde entier de “plus de 1,6 billion de dollars en 2015”.

» Le budget et les dépenses militaires annuelles de l'Amérique sont inconnus, car il n’y a jamais eu de vérification comptabledu fonctionnement du département “Défense”, bien qu'un audit ait été systématiquement promis mais jamais réalisé. Devant cette situation, ni les Congrès ni les présidents successifs n’ont, par exemple, simplement menacé de réduire le budget du Pentagone de 10% jusqu'à ce que cela soit fait. On ne charge le département de la défense d’aucune responsabilité. La corruption est la bienvenue au département de la défense... »

Mis en ligne le 15 mai 2018 à 16H26

L’autodestruction du Corps des Marines US par le « sociétalement correct »

« Mainz est, ou “était” devrait-on plutôt écrire, un lieutenant-colonel du Corps des Marines qui a été sanctionné d’une façon extraordinaire...