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mercredi 25 avril 2018

Tant que les peuples restent dociles et acceptent les fausses monnaies…

« Les abonnés au catastrophisme, une fois de plus ne comprennent rien, ils crient au loup, ils hurlent à la catastrophe qui se prépare; bref ils jouent, croyant que la situation va échapper au contrôle des autorités. Ils ont tort. Les autorités ne peuvent résoudre aucun problème, mais elles peuvent les reporter quasi à l’infini tant que les peuples restent dociles et acceptent la fausse monnaie et les fausses promesses qu’elles contiennent » écrit Bruno Bertez dans son Edito du 25 avril 2018 «Editorial: les marchés font partie de l’arsenal de la guerre. Ceci n’est pas un article financier »


€CALYPSE NEWS
Note – La première condition d’un JUP, ce que certains zadistes inaugurent peut-être (1), c’est le refus de cette docilité qui permet aux élites de nous imposer, via leurs fausses monnaies, leur ordre social inégalitaire avec notre consentement alors que cet ordre nous extermine à petit feu.

Celui qui contrôle la monnaie contrôle le monde. Si nous voulons, nous, les déplorables et autres sans-dents, reprendre le contrôle du monde dans notre intérêt, nous devons nous battre pour recouvrir notre souveraineté monétaire, la condition sine qua non de la démocratie réelle.

C’est pourquoi je me bat pour la promotion des cryptos et en particulier celles qui sont adossées à la technologie post-BlockChain Tangle (2) non seulement pour échapper aux autorités monétaires conventionnelles mais aussi pour ne pas tomber sous la coupe de groupes privés plus ou moins mafieux que sont beaucoup de plateformes d’échanges qui servent, finalement, d’idiots utiles au système monétaires conventionnel. EG
>> Lire aussi : 
 
(1) Une ZAD est-elle un JUP en devenir ? (22/04/2018)

(2) La première appli Tangle labellisée JUP (24/04/2018)

« Le Ciel nous parlera directement pour éclairer le destin du monde » (21/04/2018)

>> Mon fil info "JUP" sur twitter

Bonnes lectures

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Editorial: les marchés font partie de l’arsenal de la guerre. Ceci n’est pas un article financier

Par Bruno Bertez, le 25 avril 2018

https://brunobertez.com/2018/04/25/editorial-les-marches-font-partie-de-larsenal-de-la-guerre-ceci-nest-pas-un-article-financier/

Une fois de plus je répète: 

il n’y a de vérité que du tout.

L’introduction financière est essentielle pour la compréhension.

Les marchés, lesquels ont une gueule à baisser spontanément, je le répète, saisissent le prétexte du seuil des 3% sur le rendement du 10 ans US pour se dégrader. La baisse est surdéterminée, elle est due et même overdue comme disent les Américains.

L’intérêt acheteur s’effiloche, les résultats sont des prétextes à prises de bénéfices voire à dégagements. En profondeur il y a dissociation, divergences et cassure des corrélations. Certains segments du marché contre-performent lourdement comme les sociétés endettées à taux variables par exemple.

Les Très Gros, le Smart Money profitent  des publications de bénéfices pour réduire leur exposition. Il y a ce que l’on appelle de la distribution. Les forts vendent aux faibles, ils disséminent le risque comme on dit en langue de bois. L’argent des forts  va au parking, c’est dire qu’il prend des vacances dans le 2 ans US.

La gouverneur Brainard a répété ces derniers jours que la valorisation de tous, tous les actifs était stretched, c’est à dire étirée, excessive et donc cela signifie que les autorités veulent que cela se calme, le risque pour la stabilité financière ne doit plus augmenter.

On ne veut pas la baisse, mais on veut que les marchés se calment et atterrissent en douceur.

Le retour de la liaison entre l’activité et l’inflation des prix, le retour de la validité de la courbe de Phillips impliquent et donnent la justification à la politique de modération des autorités. C’est le grand retour du thème de l’inflation. Retour prétexte bien entendu.

En douceur pour éviter les accidents bien sûr.


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Les abonnés au catastrophisme, une fois de plus ne comprennent rien, ils crient au loup, ils hurlent à la catastrophe qui se prépare; bref ils jouent,  croyant que la situation va échapper au contrôle des autorités. Ils ont tort. Les autorités ne peuvent résoudre aucun problème, mais elles peuvent les reporter quasi à l’infini tant que les peuples restent dociles et acceptent la fausse monnaie et les fausses promesses qu’elle contiennent.
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Les abonnés au catastrophisme, une fois de plus ne comprennent rien, ils crient au loup, ils hurlent à la catastrophe qui se prépare; bref ils jouent,  croyant que la situation va échapper au contrôle des autorités. Ils ont tort. Les autorités ne peuvent résoudre aucun problème, mais elles peuvent les reporter quasi à l’infini tant que les peuples restent dociles et acceptent la fausse monnaie et les fausses promesses qu’elle contiennent.

Les Etats Unis sont engagés dans une confrontation géo-stratégique majeure et il est évident qu’ils ne peuvent se permettre de subir une crise financière qui les mettrait en situation de fragilité domestique et internationale. L’enjeu c’est l’ordre de l’après guerre, The World America Made. 

Nous sommes en guerre ne l’oubliez plus jamais car c’est le déterminant de  l’évolution des situations.  Dans cette guerre il faut affaiblir les autres, les Chinois, les Russes, les Iraniens, les pays d’Amérique du Sud récalcitrants  etc,  mais il ne faut surtout pas se trouver avec des problèmes chez soi. Il faut maintenir le calme et le cirque doit continuer de jouer. Les peuples ne doivent pas se réveiller, ils doivent rester dans l’autre monde, le monde  imaginaire, construit pour eux; en un mot il ne pas y avoir ce que l’on appelle: Réconciliation.

Donc retenez que nous sommes en guerre, que le biais va rester inflationniste car c’est le seul moyen d’éviter les craquements.  L’inflation des signes monétaires c’est l’équivalent de l’huile dans les rouages d’une machine. Mais pensez aussi  que cet inflationnisme doit être contrôlé , modéré pour ne pas courir le risque de dérapage.

Tout est lié: la guerre, le dollar, les taux,  les marchés, le pétrole, les changes, le contrôle des opinions publiques, l’ordre du monde…Et il y a un lien que j’ai tracé et re-tracé maintes fois entre d’un coté l’ordre du monde voulu par les élites et les oppositions domestiques.   L’ordre du monde voulu par les élites produit sa propre opposition à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. 

A l’intérieur, les opposants ce sont les populistes et à l’extérieur ce sont les états rogues , l’Axe du mal. Intérieur et extérieur sont les deux faces d’une même médaille; l’ordre du monde et la volonté de le maintenir malgré la crise de reproduction qui a surgi en 2008.

En passant peut être que vous comprenez mieux la montée du thème des fake news qui est le moyen de contrôler les opinions publiques par les narratives, par les romans et les informations/interprétations bidons.
Le camp du bien a besoin de créer un monde faux, un monde névrotique pour faire cette guerre et la gagner;  le camp du mal et les opposants domestiques ont au contraire besoin  de créer un monde concurrent, une névrose concurrente et le combat auquel nous assistons est celui là;  celui pour imposer sa vision du monde.

Pour cela il faut comme du temps de Goebbels contrôler le message dominant c’est à dire les médias MSM et progressivement restreindre les libertés des médias alternatifs, des médias internet, des réseaux sociaux etc.  Il faut contrôler ce qui vient du haut, ce qui est facile, mais en plus contrôler, brider ce qui vient du bas ce qui est beaucoup plus difficile depuis la révolution digitale. Il faudrait, on y pense en hauts lieux, réintroduire le droit de timbre pour publier , c’est à dire refaire ce que l’on a fait il y a  200 ans et qui a permis aux ploutocrates d’alors d’avoir le monopole de la presse et de l’information et donc de la politique.

Nous sommes  un affrontement multi-facettes dont le contrôle du narrative est l’enjeu. Un enjeu terrible et vital car le camp du bien utilise le « soft », les armes qui ne disent pas leur nom comme le démocratisme, le droit de l’hommisme, le pseudo libéralisme pour imposer son autorité. La violence à notre époque est soft. Elle  implique que ceux qui en sont victimes ne s’en rendent pas compte et donc qu’ils ne puissent nommer leurs ennemis. Le contrôle des médias , de tous les médias, est indispensable sinon la seule solution en attendant de tout controler est de  décrédibiliser le contenu des médias alternatifs.

Rien ne doit dissoner. Cela implique aussi le cynisme absolu, radical, la notion de vérité, de vérité de fait et de vérité de situation  doit être escamotée.  Et jamais  on ne doit reconnaître ou que l’on ment ou que l’on se trompe; on l’a   vu avec les bombardements récents en Syrie et l’affaire Skripal. Il faut marteler, instiller le doute et puis jouer de l’arme suprême, l’absence de mémoire des foules.

L’opinion  doit remplacer la vérité , et c’ est indispensable car l’opinion cela se fabrique et se contrôle tandis que la vérité elle, elle  est ce qu’elle est, en elle même. On met du quantitatif sur du qualitatif, comme dans les sondages qui font partie de la panoplie dans cette guerre.

Le quantitatif qui supplante le qualitatif est un des ressorts  profonds de la servitude dans le monde moderne. Pensez y et vous comprendrez pourquoi l’enjeu des marchés, de la Bourse est aussi important:  les marchés sont les lieux de fabrication des opinions, des fausses valeurs,  et donc les lieux de naissance des fausses réalités, les marchés sont la mer des Sargasses de la nouvelle servitude.

Triste à reconnaître pour quelqu’un comme moi qui croit que le seul objectif d’une vie ne peu être que la liberté et que cette liberté a besoin des marchés, des vrais marchés pour se construire,  s’exprimer et se confronter à celle des autres.

Les marchés font partie du dispositif de guerre car ce sont eux qui autorisent que l’on finance en même temps le beurre, les canons et le cirque.

Avant on disait que lors des guerres, la première victime était la vérité, il faut maintenant dire que dans les situations de guerre la première victime ce sont les marchés; il n’y a plus de marchés, ce sont des outils des instruments, des armes dans l’arsenal de l’affrontement.

Donc les marchés, pour revenir à nos moutons ,  doivent se calmer, se normaliser doucement mais tester disponibles pour financer et maintenir le cirque.

La baisse avons nous dit est overdue, elle est due et même plus . Pourquoi ? Parce que la cause de la hausse boursière a été la politique monétaire non conventionnelle avec les taux zéro ou négatifs, les monétisations de dettes, les assurances, les promesses et les interventions discrètes coordonnées.

A la faveur d’une reprise cyclique, conjoncturelle temporaire il est opportun de retirer  au moins symboliquement le bol de punch, c’est dire de réduire un peu les dopages. Et  c’est ce que les élites font habilement il faut le reconnaître. Si vous ne le reconnaissez pas, si vous n’admettez pas  l’habileté des élites, vous devenez catastrophiste, Cassandre et vous êtes pris à contrepied.

Le créneau pour faire semblant de normaliser est étroit , peut être un à deux ans. Nous sommes dans ce créneau. Après il faudra réalimenter, il faudra réinjecter, ce n’est pas une hypothèse, c’est une certitude: nous sommes dans la nécessité, pas dans le choix.

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