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lundi 16 avril 2018

JUP-02a



€CALYPSE NEWS
Note – Ce qui s’est passé dans la nuit du 13 au 14 avril 2018 en Syrie devrait nous obliger à cesser de faire comme si la transition historique que nous vivons n’existait pas. Pour rappel, cette transition historique remet en question l’ordre existant depuis la fin de la seconde guerre mondiale imposé au monde par les vainqueurs (ils étaient cinq). Avec la chute de l’URSS, il n’en restait plus que trois : les Etats-Unis, le Royaume Uni et la France, les trois puissances nucléaires occidentales qui viennent de bombarder, sans succès, l’ensemble des aéroports syriens. Cet échec stratégique est un signe opérationnel de l’effondrement de cet ordre post-WW2 et post-guerre froide aujourd’hui périmé qui doit rejoindre les poubelles de l’Histoire.

Sauf que ces trois pays sont au service d’une clique de banquiers américano-anglo-sionistes associés à des politiciens véreux qui forment entre eux un régime fasciste (alliance du politique et de la finance, sic Mussolini) qui joue sa survie et est prête à tout, y compris la destruction quasi-totale du monde pour échapper au prochain tribunal de Nuremberg 2.0 préparé par les futurs vainqueurs du camp révisionniste, la triade eurasiatique constituée par la Russie, la Chine et l’Iran.

Il se trouve que deux billets (à lire ci-dessous) publiés en français confirment cette analyse géopolitique. Le premier est d’Andrew Korybko « Ce que les États-Unis veulent vraiment de la Russie », du 3 avril 2018 (donc avant les frappes syriennes), un auteur déjà souvent cité sur €calypse News. Le second est de Thom Adrin «Opinion : Syrie / Frappes militaires occidentales : Ca va recommencer très bientôt…Jusqu’au clash final !!! … », du 15 avril 2018 (donc après les frappes syriennes).
Nous avons d’un côté le trio nucléaire Washington/Londres/Paris et en face le trio également nucléaire Moscou/Pékin/Iran. Pour l’heure, la confrontation se joue surtout entre Washington et Moscou.

Ce que veut Washington, avec ou sans Trump, c’est briser le triangle révisionniste en cassant la relation entre Moscou et Pékin car du point de vue de Washington, Moscou est le point faible de ce triangle (voir les détails dans les articles cités).

De son côté, ce que veut Moscou, c’est briser le triangle occidental en cassant la relation entre Londres et Washington car du point de vue de Moscou, Washington est le point faible de ce triangle.

Les deux points faibles sont faibles pour les mêmes raisons : la priorité de Poutine et de Trump est intérieure. Pour son quatrième mandat, Poutine s’est en effet engagé à réformer en profondeur son pays pour assurer son héritage. Quant à Trump, il se doit de réussir MAGA s’il veut être réélu.

Sous des slogans spécifiques, il s’agit de projets politiques identiques avec les mêmes contraintes que n’ont pas les autres dirigeants du fait que Poutine et Trump sont dans l’obligation, de part leur responsabilité à l'international, de mener deux guerres de front : l’intérieure et l’extérieure.

Or, cette double contrainte crée des contradictions insolubles du fait qu’il n’est pas possible de mener ces deux types de politique de front : l’une doit toujours se mettre au service de l’autre, soit sous la forme d’un effort de guerre si la politique extérieure est prédominante, soit sous la forme d’un New Deal si la politique intérieure est prioritaire.

C’est cette contradiction insoluble qui va pousser Trump et Poutine à l’option nucléaire pour trancher le débat. Cette option est déjà sur la table, elle ne nécessite pas d’effort de guerre donc n’handicape pas les politiques intérieures auxquelles ils se sont engagés et qu’ils doivent tenir s’ils veulent avoir les coudées franches, c’est-à-dire le soutien de leur opinion publique, de leurs bases électorales respectives, pour avoir la légitimité de l’option nucléaire.

Une guerre nucléaire 2.0 ne ressemblera pas aux images que nous avons dans notre inconscient, c’est-à-dire celles des bombardements contre Hiroshima et Nagasaki. Ca, c’est du passé.

Une guerre nucléaire 2.0 se fait avec des armes nucléaires tactiques qui sont employées comme des armes conventionnelles. Ces armes nucléaires tactiques ne font pas partie de la dissuasion nucléaire qui est, elle, stratégique.

Ce que j’exprime ici ne fait que reprendre les déclarations de Trump et de Poutine eux-mêmes à plusieurs occasions. L’usage de ces armes nucléaires tactiques est intégré dans les programmes de Sécurité nationale des Etats-Unis comme de la Russie. Cela signifie que si l’ordre est donné par les présidents respectifs, les militaires s’exécuteront.

Ces armes nucléaires tactiques n’ont pas pour but, comme c’est le cas pour le nucléaire stratégique, de raser un pays ennemi mais de neutraliser ses forces de frappes stratégiques.

C’était l’objectif des frappes en Syrie du 13/14 avril 2018 de la coalition occidentale qui voulait neutraliser les forces aériennes de Damas en détruisant ses aéroports. L’expérience vient de montrer que l’emploi de missiles de croisière conventionnels est inefficace pour réussir ce genre de mission.

L’étape prochaine ne peut donc être que celle de nouvelles frappes avec des armes nucléaires tactiques qui peuvent être utilisées même si la Sécurité nationale des Etats-Unis, du Royaume Uni ou de la France n’est pas directement et/ou militairement menacée ce qui est la condition de l’usage des armes nucléaires stratégiques.

Mais à partir du moment ou des armes nucléaires sont utilisées, il sera bien difficile de déterminer la ligne rouge entre ces deux catégories – stratégique ou tactique - d’armes nucléaires. Une fois cette ligne rouge impossible à déterminer franchie, l’escalade ne pourra plus être évitée jusqu’à la reddition de l’un ou l’autre camp.

Il est évident que le monde qui en sortira ne ressemblera plus à celui que nous connaissons encore aujourd’hui. En particulier, tous les échanges internationaux seront perturbés et nous devrons changer nos modes de vie et la conception même de notre civilisation pour survivre.

C’est pourquoi je propose un projet intégré de « Jardin urbain permaculturel corse » (la Corse me servant de cas de figure spécifique) qui permet à toute communauté de vivre en autonomie monétaire, alimentaire, énergétique et hydraulique, donc de survivre à cette transition historique que je viens d'esquisser. EG

>> Lire aussi : 

TENDANCE BTC >> BitCoin apprécie l'effondrement stratégique occidental en Syrie (15/04/2018)

BOMB BOMB BOMB ! Appel à constituer une Haute Cour pour destituer Macron (14/04/2018)

BOMB BOMB BOMB ! « L’Histoire remettra tout à sa place » (14/04/2018)

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Bonnes lectures

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Ce que les États-Unis veulent vraiment de la Russie

Par Andrew Korybko – Le 3 avril 2018 – Source Oriental Review

Traduit par Hervé, relu par Cat pour le Saker Francophone, le 16 avril 2018

http://lesakerfrancophone.fr/ce-que-les-etats-unis-veulent-vraiment-de-la-russie

La récente offensive asymétrique multidimensionnelle des États-Unis contre tous les intérêts russes n’est pas le symptôme aléatoire d’une russophobie psychotique mais fait partie d’une stratégie globale visant à faire pression sur Moscou pour que la Russie abandonne sa coopération étroite avec la Chine et l’Iran en échange d’une « nouvelle détente ». Un scénario qui ne devrait pas être exclu si Trump reste cohérent lors de la prochaine rencontre avec le président Poutine.


Beaucoup de gens luttent pour trouver une quelconque cohérence ou raison derrière les mouvements anti-russes des USA au cours des deux dernières années, en particulier ceux pour qui Trump est supposé être contraint par « l’État profond » avec la croyance erronée que cela soulagerait son administration de la pression des fake news dans le cadre du RussiaGate, mais la réponse à tout cela est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Le fait est que tout ce qui se passe est intentionnel et fait partie d’une stratégie globale pour amener la Russie à abandonner sa coopération étroite avec la Chine et l’Iran en réponse à l’offensive asymétrique multidimensionnelle des États-Unis contre ses intérêts, bien qu’il soit maintenant acquis que ce plan a échoué et nécessite une réforme urgente. Qu’il s’agisse de la chasse aux sorcières de la « propagande anti-russe » de l’Occident ou du scandale de l’attaque sous « faux drapeau » des armes chimiques de l’affaire Skripal, chaque geste anti-russe entrepris ces dernières années vise à faire avancer cet objectif.
Démonter le triangle multipolaire
Iran

Il y a eu des spéculations crédibles juste après la victoire de Trump en 2016 que son gouvernement allait tenter de diviser le triangle multipolaire russo-sino-iranien en Eurasie. C’est exactement ce que le président et son équipe tentent de faire mais d’une manière différente de ce à quoi beaucoup s’attendaient. Trump a calculé à juste titre que l’avancée sans précédent d’Obama vers l’Iran grâce à l’accord nucléaire de 2015 était mise à profit par Téhéran et que la République islamique n’avait jamais eu l’intention d’accepter le quiproquo tacite offert à l’époque pour remplacer l’Arabie saoudite en tant que partenaire régional préféré de l’Amérique. En conséquence, il a décidé de s’éloigner de la politique de son prédécesseur et de n’utiliser que des « moyens musclés » pour forcer l’Iran à se soumettre à la puissance militaire américaine. Le travail est en cours et sera certainement rendu difficile par Téhéran, passé maître dans les réponses asymétriques.
Chine

Quant à la Chine, Trump a également appris de l’erreur de son prédécesseur, qui a offert à la République populaire un partenariat mondial à travers le concept « G-2 » ou « Chimerica ». Celui-ci a été repoussé par Pékin, à la fois trop fière de partager le leadership mondial avec l’Amérique et réticente à accepter d’être trompée pour assumer des responsabilités qu’elle n’a pas acceptées ou anticipées à l’époque. Ce n’est pas une coïncidence si l’échec du G-2 a été suivi par l’annonce par la Chine de sa conception globale de la nouvelle Route de la Soie (OBOR) afin de réformer économiquement la base structurelle du « Consensus de Washington » et, par conséquent, de faciliter l’émergence de l’ordre mondial multipolaire. La réponse de Trump, le Kraken, a été de poursuivre la politique de guerre hybride d’Obama en ciblant les États de transit les plus vulnérables de l’hémisphère sud nécessaires aux méga-projets d’infrastructures transnationales chinoises, en même temps qu’il entamait une guerre commerciale contre la République populaire.
Russie

La résistance idéologique totale de l’Iran à conclure un « accord avec le diable » et l’engagement indéfectible de la Chine à défier la domination unipolaire des États-Unis signifient qu’il n’y a aucune chance réaliste que l’un d’eux revienne sur son précédent refus d’abandonner l’autre en échange d’un allègement de la pression américaine sur leur pays. Cela indique ainsi à Trump la direction de la Russie parce qu’il considère que c’est le « maillon faible » dans cet arrangement multipolaire. Après tout, la Russie a toujours affirmé avec une totale sincérité qu’elle ne veut rien de plus qu’une relation égale avec ce qu’elle continue à appeler ses « partenaires occidentaux », ce qui devrait les amener logiquement à respecter la soi-disant « sphère d’influence » du pays à l’ère soviétique. Les administrations américaines précédentes ont rejeté le rameau d’olivier tendu par la Russie chaque fois qu’il était offert, mais Trump semble être réellement intéressé à conclure un accord avec Moscou avant que « l’État profond » n’intervienne pour l’arrêter.
La folie de l’« État profond »

Ironiquement, cette décision pourrait entrer dans l’histoire comme la dernière chance possible pour que les États-Unis ramènent la Russie dans le « consensus de Washington » par des moyens pacifiques. En effet, Moscou a indiqué qu’elle était prête à entrer dans une « nouvelle détente » avec Washington, ce qui aurait évidemment impliqué des « concessions mutuelles et des compromis ». Cette « occasion perdue » pourrait ne jamais être retrouvée, la résolution de la Russie s’étant durcie après sa trahison par Trump et son assujettissement aux châtiments humiliants de son administration pour ne pas s’être soumise à l’Amérique sans conditions préalables. C’était la volonté de l’« État profond », qui a fait une énorme erreur de jugement, convaincu par la « pensée de groupe » que le président Poutine suivrait les traces d’Eltsine et se rendrait si la puissante classe « oligarchique » le pressait de le faire en échange de la levée des sanctions. Ce navire a chaviré et ce qui se passe maintenant est une combinaison de mépris et de stratégie.

Les États-Unis ne pardonneront jamais au président Poutine d’avoir refusé de se plier à l’« État profond » libéral-mondialiste de la période Obama, le même qui a saboté le plan marketing de Trump, ce qui explique pourquoi il se livre à cette chasse aux sorcières contre les médias russes sous des prétextes fallacieux. Pour l’« État profond » c’est devenu une affaire « personnelle », et même si Trump semble comprendre « l’efficacité des coups tordus » comme une forme de guerre psychologique contre les dirigeants russes, il ne s’est jamais publiquement écarté de sa promesse de campagne de s’entendre avec la Russie si c’était possible (c’est-à-dire si l’« État profond » ne lui savonne pas la planche). C’est dans ce contexte que Trump a invité le président Poutine à la Maison Blanche pour une prochaine réunion qui visera probablement à « aplanir leurs divergences » et à avancer un objectif vraisemblablement mutuel d’une soi-disant « nouvelle détente » – mais pas sur les termes inconditionnels et unilatéraux qui obsèdent l’« État profond ».
Décrire la « nouvelle détente »

Trump s’est rendu compte que la Russie approfondissait ses partenariats avec la Chine et l’Iran en réponse à l’agression asymétrique multidimensionnelle de l’« État profond » et que cette politique était contre-productive devant l’intérêt prédominant de la Nouvelle Guerre froide américaine à « contenir » la Chine. De plus, le président semble avoir convaincu les éléments « patriotiques et pragmatiques de l’État profond » que c’est le cas et qu’il est impossible pour l’Amérique de faire des progrès tangibles pour bloquer la Route de la Soie si elle doit « contenir » la Chine, l’Iran et la Russie sur des théâtres très divers et avec des méthodes complètement différentes. Il vaut mieux, a estimé l’homme d’affaires milliardaire, revenir en arrière sur certaines des actions inutilement agressives de son administration en Europe et peut-être ailleurs, comme des « concessions/compromis mutuels » de son pays avec la Russie pour une « nouvelle détente » au lieu de continuer cette politique de pression qui a échoué.

Ce que les États-Unis veulent de la Russie en échange est simple. Ils attendent de Moscou que la Russie réduise ses partenariats stratégiques avec Téhéran et Pékin et qu’elle n’interfère pas avec les campagnes de « confinement » de Washington contre les deux. La Russie autorise déjà passivement les États-Unis et leurs alliés à « contenir » l’Iran en Syrie par une prudence intéressée en empêchant la Troisième Guerre mondiale, mais elle doit encore revenir sur sa relation avec la Chine. On ne sait pas exactement comment les États-Unis envisagent que la Russie pourrait le faire d’une manière « plausible » qui reflète l’approche iranienne et évite de provoquer une réaction hostile de la part de la Chine. Mais l’administration Trump espère que Moscou l’acceptera pour que le président Poutine puisse oublier les drames internationaux et se concentrer entièrement sur l’accomplissement du programme de réforme interne globale qu’il prévoit de mener pendant son quatrième et dernier mandat.

Il est impossible de spéculer sur la question de savoir si la Russie est déjà intéressée par un tel scénario pour l’instant, compte tenu de tout ce qui s’est passé entre elle et l’Occident l’année dernière, mais en jouant un moment le rôle d’« avocat du diable », il y a un autre attrait en plus des aspects intérieurs qui pourrait décider Moscou à « jouer ce jeu ». La polarisation croissante du système économique mondial vers une mondialisation chinoise et une Amérique protectionniste ramène les relations internationales à la bipolarité de l’ère de la guerre froide avant sa transition vers la multipolarité. La Russie pourrait jouer un rôle central en dirigeant un nouveau Mouvement des non-alignés (néo-MNA) pour aider les autres pays à « équilibrer » leurs relations avec les deux superpuissances. Les États-Unis pourraient être contraints, à contrecœur, dans les circonstances actuelles et les limites objectives de leur pouvoir, d’accepter la réduction relative de leur influence sur certains pays par la Russie, tant que Moscou joue un rôle similaire vis-à-vis de la Chine.
La grande inconnue

C’est un pari risqué car un néo-MNA dirigé par la Russie pourrait tout aussi bien faire pencher la balance stratégique de l’influence mondiale vers la Chine plutôt que vers l’Amérique. Mais Washington parie que Moscou pourrait conclure que son intérêt personnel serait servi au mieux en maintenant l’« harmonie » entre les deux superpuissances en Eurasie, permettant ainsi aux États-Unis de se concentrer davantage sur la déstabilisation de la Route de la Soie par des guerres hybrides en Afrique et dans les parties du supercontinent non couvertes par ce « bloc d’équilibre ». Les investissements « équilibrants » à faible coût mais à fort impact de la Russie pourraient générer d’énormes dividendes pour son influence, tandis que toute désescalade potentielle en Europe due à la « nouvelle détente » libérerait les ressources du pays pour se concentrer davantage sur l’ambitieux projet du président Poutine. Il s’agit du programme de réforme interne et la réalisation de ses promesses campagne qu’il a faites à ses compatriotes afin de garantir durablement son héritage.
Réflexions finales

Pour insister sur ce qui vient d’être écrit, il n’y a aucun moyen de savoir avec certitude si ce dernier pari américain, essayant de promouvoir une « nouvelle détente » avec la Russie, réussira ou non. Il faut cependant reconnaître que les agressions asymétriques multidimensionnelles menées contre les intérêts russes finiront par provoquer des ravages financiers et le président Poutine pourrait avoir de plus en plus de mal à exécuter son vaste programme de réformes sur le front intérieur, à moins qu’il ne conclue une sorte d’accord. Cela n’implique pas que la Russie coure le risque de se « vendre » aux États-Unis mais simplement que le président Poutine doit d’abord rendre des comptes à son peuple et ensuite uniquement aux partenaires internationaux de son pays.

Si le Kremlin conclut que les intérêts de la Russie seraient mieux garantis en s’engageant dans une série de « concessions/compromis mutuels » avec les États-Unis dans le cadre d’une « nouvelle détente » il n’hésitera pas à le faire. De même, si le dirigeant russe avisé reconnaît qu’il est « baladé » par Trump et que son « homologue » lui offre un accord déséquilibré qui le condamne à faire de son pays un « partenaire junior » en Eurasie, il ne s’y prendra pas à deux fois avant de partir sans « accord ». En fin de compte, tout dépend de ce que Trump met sur la table et s’il peut convaincre le président Poutine que sa nouvelle trêve avec les néoconservateurs se traduit par l’assurance que l’« État profond » se conformera aux termes d’un accord éventuel.

Si la Russie est influencée par la combinaison de l’engagement sincère de l’administration Trump à une « nouvelle détente » en échange d’un allégement des pressions multiples et parfois humiliantes contre elle, les implications géopolitiques seraient profondes puisque Moscou serait dans une position idéale pour « équilibrer » les affaires eurasiennes. Il faudrait non seulement l’appui tacite de la Chine à cette initiative, mais aussi celui de l’Amérique, car chaque superpuissance apprécierait que Moscou devienne une force d’« équilibre » vis-à-vis de l’autre et les libère pour leur permettre de se concentrer sur leur rivale sur d’autres théâtres, surtout en Afrique. En tant que telle, la Russie pourrait espérer être courtisée par les deux et finalement atteindre son grand objectif stratégique, être le facteur d’« équilibre » en Eurasie, à condition toutefois que cet accord putatif soit d’abord respecté par les États-Unis.

Andrew Korybko est le commentateur politique américain qui travaille actuellement pour l’agence Sputnik. Il est en troisième cycle de l’Université MGIMO et auteur de la monographie Guerres hybrides : l’approche adaptative indirecte pour un changement de régime (2015). Ce texte sera inclus dans son prochain livre sur la théorie de la guerre hybride. Le livre est disponible en PDF gratuitement et à télécharger ici.


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Opinion : Syrie / Frappes militaires occidentales : Ca va recommencer très bientôt…Jusqu’au clash final !!! …

Publié le 15 avril 2018 par thomaldrin

https://thomaldrin.wordpress.com/2018/04/15/syrie-frappes-militaires-occidentales-ca-va-recommencer-tres-bientotjusquau-clash-final/

En effet, les frappes militaires occidentales de la nuit du 13 au 14 avril dernier, ne sont que les premières frappes militaires et elles vont inévitablement nous entrainer dans une escalade frontale avec la Russie…donc vers une troisième guerre mondiale !!

Ces frappes militaires occidentales n’ont jamais visé les capacités chimiques de la Syrie qui n’a plus aucun vecteur de cette sorte depuis le milieu de l’année 2014, suite a la destruction de tout son arsenal sous supervision de l’OIAC et effectuée par des moyens techniques navals américano-européens en mer méditerranée.

Quelques heures seulement après cette première vague de frappes, les présidents américains et français ont affirmé se réserver le droit d’effectuer de nouvelles frappes contre la Syrie en cas ou cette dernière « se rendrait – prétendument – coupable de nouvelles attaques chimiques contre les civils syriens »…

Pourtant, dans cette bien triste affaire, Il existe des preuves qui démontrent que les deux raisons principales utilisées par les trois pays occidentaux pour frapper la Syrie – humanitaires ainsi que pour détruire les bâtiments du prétendu programme chimique syrien clandestin – sont une imposture totale !!

Ces pays occidentaux prétendent avoir agit pour protéger les civils syriens de la soi-disant férocité du « régime syrien »…Mais des preuves existent qui démontrent que ce ne sont que de cyniques prétextes pour justifier une opération qui cache un tout autre agenda, inavouable, prédateur, criminel…

En effet, ces puissances occidentales qui se targuent d’agir au nom d’une cause humanitaire en Syrie, ont pourtant lâchement abandonné les civils syriens à Alep-Est, à la fin 2016 après la libération de la ville par les forces syro-russes. Ils ont cessé d’apporter de l’aide humanitaire au moment ou la vraie population civile de la ville était libérée du joug des terroristes qui les retenaient en otages pour en faire des boucliers humains. Tout ceci au moment ou cette population civile syrienne en avait le plus besoin !.
De même, elles n’ont rien fait pour protéger les civils de Raqqa soumis aux atroces bombardements de leur allié américain utilisant sans vergogne une arme chimique, le phosphore blanc… Tout en laissant jusqu’à aujourd’hui encore, des milliers de cadavres de civils syriens ensevelis sous les décombres et atrocement mutilés par cette arme chimique interdite d’utilisation dans les zones d’habitation par les traites internationaux !!!

Chacun se rappelle évidement de ce que l’Irak et la Libye ont subi de la part de ces redresseurs de tort impérialistes diaboliques !!!

Ensuite, est-il nécessaire de rappeler les crimes de guerre de l’Arabie saoudite soutenue militairement et politiquement par ces mêmes trois pays occidentaux contre les civils du Yémen ?!
Un Yemen qui subit toujours un blocus criminel de la part de la monarchie saoudienne et ses alliés de la coalition arabe en mettant en danger de mort l’intégralité de la population civile du pays par la famine, la soif et la pénurie de médicaments en plus des bombardements aveugles ??!!

Enfin, pour clore la liste non exhaustive de preuves qui permettent de comprendre que cette intervention militaire est une tromperie totale, le bâtiment d’une école de formation visé par les bombardements de la nuit du 13 au 14 avril, désigné par les occidentaux comme étant un bâtiment de recherche et de production clandestine pour les armes chimiques de la Syrie, se trouvait au sein même de la capitale syrienne…Autrement dit, les pays occidentaux qui viennent de frapper la Syrie pour punir la prétendue utilisation de l’arme chimique à Douma par le « régime syrien » et qui aurait fait 80 morts et de nombreux blessés (sans apporter la moindre preuve incontestable de ces accusations), n’ont pourtant pas hésité eux-mêmes a frapper ce qui aurait alors pu laisser échapper des gaz toxiques en exposant ainsi des milliers de civils syriens vivant a proximité, a une mort atroce !!!!
…Ou alors ils savaient pertinemment que ces bâtiments étaient vides et n’avaient rien a voir avec un quelconque programme chimique clandestin, tout en exposant les civils syriens a ramasser des missiles occidentaux sur la tête a cause de dégâts collatéraux et du dysfonctionnement des missiles !!!

En guise de première conclusion, on peut alors dire qu’il est clair que les raisons invoquées pour justifier cette intervention ne sont pas les bonnes. Elles ne sont pas les vraies !!
Si elles ne sont pas les bonnes c’est qu’elles servent à cacher les vraies, celles qui semblent ne pas être avouables du tout…
Alors pourquoi cette opération militaire sans autorisation du conseil de sécurité, sans déclaration de guerre, sans aucune légalité ni légitimité ?…

C’est un coup d’essais, un test psychologique progressif à l’encontre des forces russes et leur détermination…C’est aussi un test technique pour évaluer le système de défense anti aérien. Mais ça n’est pas le but final…

Le but final des trois partenaires occidentaux est qu’ils veulent d’abord chasser les forces russes de Syrie en vue de tenter, ensuite, de neutraliser le couple Sino-russe qui commence à menacer sérieusement la suprématie militaire et financière anglo-américano-sioniste !!!
La Russie étant jugée le maillon le plus faible des deux, elle est prioritairement attaquée…

Pourquoi une telle volonté outrancièrement belliqueuse ? :
La position de ces puissances occidentales en Syrie vire désormais – et d’une manière totalement inattendue par elles – à la défaite stratégique, a l’humiliation et a la mise en danger de l’image de terreur qu’elles inspirent encore aux petits pays du monde pour les forcer à obéir ainsi que pour les piller sans qu’ils osent protester !!
C’est aussi pour permettre à Israël d’absorber la Syrie pour constituer son futur grand Israël afin de crédibiliser une autre imposture : un faux messie juif, un faux temple…une tromperie diabolique totale dont les juifs sincères et authentiques risquent d’en être les premières victimes…mais pas les seuls !!

En effet, ce qui se joue ici n’a strictement rien à voir avec l’humanitaire ni avec la confection, la possession ou l’utilisation de l’arme chimique que les USA possèdent eux-mêmes toujours contrairement a la Russie ou à la Syrie et qui l’ont copieusement utilisé au Vietnam durant la guerre du même nom…
Ce qui se joue ici c’est la survie de la position hégémonique des USA, bras militaire du monstre financier anglo-americano-sioniste, c’est-à-dire le maintient de la suprématie du système bancaire anglo-américain sur le reste du monde. Une position lourdement contestée et remise en question via la victoire russo-syrienne contre les mercenaires terroristes en Syrie comme à travers les décisions politiques et économiques russo-chinoises ces dernières années…En particulier avec le nouveau marché de l’or et celui du petro-yuan dernièrement…

Le false flag a l’arme chimique qui a été utilisé pour justifier une frappe de missiles contre la Syrie dans la nuit de vendredi 13 a samedi 14 avril, n’a rigoureusement et heureusement rien changé à la situation militaire en Syrie, c’est-à-dire à la situation désespérée des petits protégés terroristes des occidentaux en Syrie !!!

Tant que la Russie dispose de forces suffisantes pour aider la Syrie à mettre en échec le projet occidentalo-sioniste de renversement du gouvernement syrien, les forces occidentales qui s’exposent d’ailleurs à de sévères représailles syriennes sur le sol syrien, sont en situation d’échec total !!!

Puisque ces frappes militaires occidentales contre la Syrie n’ont rien changé a la situation stratégique des forces militaro-financières occidentales, il faut donc s’attendre a de nombreux autres false flag a l’arme chimique a Deraa, Yarmouk en banlieue sud de Damas, Idlib ou ailleurs, avec parmi cette série, un méga false flag qui permettra finalement de justifier de lancer une attaque d’envergure contre les forces russes en Syrie.

Le camp occidental avait de toutes façons prévu depuis fort longtemps une guerre mondiale pour ramener ses principaux concurrents russo-chinois à l’âge de pierre.
Il ne renoncera donc pas a déclencher les feux de l’enfer quand les dirigeants occidentaux auront – contrairement aux pauvres esclaves de citoyens que nous sommes – des abris anti atomiques déjà fins prêts pour se mettre a l’abri des conséquences prévisibles d’une frappe nucléaire russo-chinoise…

Les élites de ce système militaro-financier occidental sont moralement pourries jusqu’à l’os et mêlés à des affaires de pédo-criminalité extrême, de tortures d’enfants lors de messe noires sataniques, d’escroqueries en tous genres. Autrement dit, ils ont largement de quoi passer de très longues années de prison ou finir pendu en cas de défaite définitive de leur camp…Une perspective à laquelle ils refusent catégoriquement d’être confrontés.
Ils préfèrent mourir avec une chance de survis et même une chance de victoire définitive, même si pour ca ils doivent déclencher un violent conflit mondial !!

Pour autant, l’empire s’effondre de l’intérieur par la suprématie des couards et des imbéciles qui en démolissent la structure…L’empire ayant besoin de gens qui lui obéissent aveuglement, il ne les trouvent que chez les imbéciles qui manquent de matière grise pour se poser les bonnes questions…A contrario, ca explique pourquoi la Russie vient de dépasser les USA sur le plan technologique et militaire, malgré un budget ridicule face a celui de Washington….

Une anecdote révélatrice de cet état : les USA ne sont plus capables de concevoir et fabriquer des moteurs de fusées qui permettent de continuer d’envoyer leurs astronautes vers la station spatiale internationale. Ils continuent donc d’acheter ces moteurs à la Russie tout en la fustigeant de toutes les manières possibles…Cette situation ubuesque a fait dire au ministre russe des affaires étrangères, Sergei Lavrov, que bientôt les américains vont devoir envoyer leurs astronautes avec un trampoline si ils continuent de voter des sanctions contre la Russie qui finira par toucher la fourniture des dits moteurs de fusées RD 180…

Auteur Thom Adrin


Eux, ils crèveront sans suite, car ils n'auront même pas le temps de se repentir

« La Russie aura recours à l'arme nucléaire uniquement en cas de frappe nucléaire lancée contre son propre territoire, a déclaré Vladimi...