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mercredi 7 mars 2018

SURVIE >> Pour se maintenir en vie, il faut créer plus d’ordre localement qu’il y en a globalement…


« Pour se maintenir en vie, il faut en effet consommer de l’ordre (la nourriture, une bûche de bois, sont de l’ordre que l’on consomme). Mais l’équilibre de la Vie implique qu’en parallèle d’une consommation d’ordre, on sache en recréer au moins autant. Et puis pour se maintenir en vie, il faut aussi créer plus d’ordre localement qu’il y en a globalement… Mais les humains ne sont pas sages. Ce sont des gros porcs obèses qui s’en foutent royalement, quitte à en crever. » écrit Sylvain Rochex dans un billet du 6 Mars 2018 «Nous devons arrêter de vivre comme on vit… C’est à dire de manière totalement irresponsable… »


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Note – Sylvain Rochex est un philosophe à découvrir et à suivre (1) pour ceux qui s’interrogent sur notre monde et, surtout, sur la manière de profiter de la transition historique que nous vivons.

Dans ce billet, il décrit la vie de fou que nous menons au quotidien qui montre notre irresponsabilité complète en tant qu’être humain non seulement par rapport à notre environnement naturel, la Terre, mais aussi par rapport à nous-même puisque nous vivons, sans en être conscients, comme des suicidaires.

C’est pour sortir de ce système de zombies que je développe mon projet de jardin urbain permaculturel. Je vous cite la définition de la permaculture par wikipédia :

« La permaculture est une méthode systémique et globale qui vise à concevoir des systèmes (par exemple des habitats humains et des systèmes agricoles, mais cela peut être appliqué à n'importe quel système) en s'inspirant de l'écologie naturelle (biomimétisme ou écomimétisme) et de la tradition1[réf. insuffisante]. Elle n'est pas une méthode figée mais un « mode d'action » qui prend en considération la biodiversité de chaque écosystème. Elle ambitionne une production agricole durable, très économe en énergie (autant en ce qui concerne le carburant que le travail manuel et mécanique) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible2,3.

L'inspirateur de ce modèle d'agriculture naturelle est Masanobu Fukuoka4 (1913-2008). Cette méthode a été théorisée dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison (biologiste) et David Holmgren (essayiste). Le terme permaculture signifiait initialement « agriculture permanente » (permanent agriculture5), mais il a été rapidement étendu pour signifier « culture de la permanence » car les aspects sociaux faisaient partie intégrante d'un système véritablement durable6. Cette dernière signification est encore aujourd'hui sujette à polémique[réf. nécessaire].

Avec ce sens étendu, la permaculture forme des individus à une éthique ainsi qu'à un ensemble de principes (design permaculturel). L'objectif étant de permettre à ces individus de concevoir leur propre environnement, et ainsi de créer des habitats humains plus autonomes, durables et résilients, et donc une société moins dépendante des systèmes industriels de production et de distribution (identifiés par Mollison comme le fondement de la destruction systématique des écosystèmes).

Elle utilise entre autres des notions d'écologie7, de paysagisme, d'agriculture biologique7, de biomimétisme, d'éthique, de philosophie et de pédologie5. La permaculture invite à mettre ces aspects théoriques en relation avec les observations réalisées sur le terrain de façon harmonieuse8. »

Fabriquer et récolter sa spiruline fraiche (2) et intégrer un module aquaponique dans son jardin (3) est une façon de devenir responsable de sa vie et de celle des autres.

EG

>> Lire aussi :

(1) Pour que les villages et les quartiers urbains deviennent des jardins permaculturels communaux géants où il fait bon vivrev’06/03/2018)

(2) SURVIE >> Il sera désormais possible d'installer, dans sa cuisine ou son salon, une jardinière pour cultiver et récolter sa spiruline fraîche (06/03/2018)

(3) SURVIE >> Ebauche d'un MODULE AQUAPONIQUE intégré au jardin urbain
 
Mon fil info « SURVIE» sur twitter

Bonnes lectures

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Nous devons arrêter de vivre comme on vit… C’est à dire de manière totalement irresponsable…

Sylvain Rochex — 6  mars 2018 pour Descolarisation.org

https://lesmoutonsenrages.fr/2018/03/07/nous-devons-arreter-de-vivre-comme-on-vit-cest-a-dire-de-maniere-totalement-irresponsable/

Notre ami Sylvain Rochex, nous livre une de ses réflexion philosophique, dont la logique n’échappera à personne. Du moins il faut le souhaiter. Partagez !


« Aujourd’hui, au sein de notre civilisation mondialisée, plus personne n’est en mesure de connaître, ne serait-ce qu’approximativement, les coûts écologiques et sociaux de sa propre vie. Nous ne voyons ni ne percevons plus, de nos propres yeux, les conséquences de notre propre vie. Nous ne sommes plus en mesure de constater les effets de notre existence, de notre mode de vie, ni sur le monde non-humain, ni sur les sociétés humaines. Ou plutôt, nous n’en voyons plus qu’une infime partie, le reste ayant été délocalisé et délégué, quelque part, loin de nous, à l’abri de notre regard. » N.C.  http://partage-le.com/2018/02/depossession-gigantisme-et-irresponsabilites-renouvelables-par-nicolas-casaux/

Prenez une famille actuelle de 4 personnes, un couple et deux enfants qui vivent dans une maison (— lieu qui correspond donc à un système de milliers et milliers d’objets renouvelables plus ou moins en bordel —).

Cette famille invite a venir passer le week-end une autre famille sur le même modèle qu’elle : un couple avec deux enfants  (— qui ne peux donc pas s’empêcher de remplir son véhicule de bordel dans la perspective de ce week-end : nourriture, alcool, jouets pour les enfants, objets pour le bain (quel dommage de ne pas pouvoir emporter la maison entière !), des soi-disant « cadeaux », et autres colifichets et bidules en pagaille —) .

Les enfants quand ils arrivent n’ont pas dans la main une pomme mais un machin industriel (bio) qu’ils sucent : « POM’POTES ». C’est bien meilleur qu’une pomme parce que ça réduit vachement l’espace transitionnel, car le petit tuyau en plastique qu’ils sucent, c’est comme le sein de Maman — la pomme qu’il faut attraper dans l’arbre les ferait grandir, mais non, il faut plutôt aller dans le sens du régressif —.
Le gars, lui, en sortant de la voiture, il se roule direct’ un joint (— lui aussi a encore besoin de sucer le sein de sa mère —), pendant que la fille, les bras chargés de peluches, exhibe le fait que ses chaussures font de la lumière. La dame, elle, prend dans le coffre trois énormes sac de vêtements qu’elle a prévus de donner à ses amis (elle est généreuse…). Pendant ce temps, le couple qui reçoit s’affaire dans la maison pour qu’il y ait de partout des choses à manger ou à boire (les emballages retirés s’entassent dans un coin de la buanderie en un énorme tas).


Mais ça, ce n’est que le début ; tout le week-end, à l’image de la vie en général, sera une danse frénétique des objets, des bidules en plastiques, des objets technologiques et des drogues en tout genre. Il y aura bien quelques belles conversations périphériques et accessoires mais le centre de cette soi-disant amitié, c’est de se droguer ensemble, de prendre un bain d’objets bordélique, un peu comme on va au Spa entre amis mais à la place de l’eau thermale, il s’agit d’objets. Le centre et le but du week-end, c’est de communier à la gloire de la civilisation, de l’argent, de la technique et de la productivité.

Le dimanche soir, un observateur extérieur, pourquoi pas un philosophe, pourquoi pas un sage, vient poser lentement son regard sur chaque objet qui traîne dans la maison…

Et là, ne vient-il pas le plus important et le plus énorme des POURQUOI de l’humanité ?

Le sage découvre donc un amoncellement hétéroclite infini d’objets transitionnels compensatoires (— que ça soit pour les enfants ou pour les soi-disant adultes —). L’expression désespérée qui vient en premier c’est « mais y’en a vraiment de partout… de partout… » … Le sage constate aussi l’absence radicale de soin : choses cassées, choses oubliées, biscuits à moitié mangés et abandonnés n’importe-où, fruits dont on a pris une seule bouchée, gamelles pleine de restes, cadavres de bouteilles, oh ! mais que fait donc cette moitié de citron pressé derrière le canapé ? … Il y a également des vêtements, des sacs, des tissus, des morceaux de papier, des livres, des disques qui traînent de partout et surtout : des bidules, des machins, des trucs, partout. Les amis sont sur le point de partir : on découvrira plus tard qu’ils auront oublié au moins 10 choses. Le sage se demande donc : quelle valeur attribuaient-ils à ces choses pour les avoir oubliées aussi facilement (— car, en plus, aucun coup de téléphone embêté ne surviendra pour dire : “mince alors, on a oublié la couverture de Lili, la montre de Pascal, et le ballon de foot de Bastien” —) ? Non, car ce n’est pas grave puisqu’ils rachèteront tout ça au besoin ! Si quelque-chose leur manque, ils n’auront qu’à pencher leurs lèvres vers le sein de la civilisation industrielle et technicienne pour se gorger à nouveau…

Pendant ce week-end, ils étaient donc 8 individus dans un espace : chacun, à sa façon, s’est mis en relation avec des centaines d’objets pour les déplacer, les modifier, les triturer, les manger, les consommer, les agiter, les tordre, les casser, les bricoler, les transformer, les associer, les oublier. Et chacun semble ne pas savoir pourquoi il a autant manipulé. Chacun aussi semble ne pas en être responsable… D’ailleurs, on voit bien que si par hasard l’occasion est donnée de demander aux uns ou aux autres pourquoi ils touchent tout ce qu’ils touchent : ils ne savent pas quoi répondre ! Ce sont bien des irresponsables ! (Responsable, étymologiquement, c’est être en capacité de répondre).

Pourtant, c’est une vie qui détruit la Vie… Tout ce bordel incessant est ce qui détruit la vie sur terre. Tout ces objets (organisés en système), par le mouvement qu’ils opèrent, de leur fabrication à leur destruction ont un impact négatif sur la biosphère (du plus petit bidule en plastoque jusqu’au bidule géant).

Mais le week-end prochain, ce sera à la famille Duduche de visiter la famille Micmac pour un week-end en station de ski. « Le ski », un tout petit de mot de trois lettres seulement mais qui sera à la base d’un système de bordel particulier que l’on affectionne particulièrement. A partir du « Ski » : déboule des milliers d’autres concepts, des milliers d’objets, une méga-industrie et la possibilité pour les individus de se déresponsabiliser un week-end de plus, à s’en foutre de la planète encore un week-end de plus. On va en week-end au ski chez la famille Micmac, on va pouvoir vivre dans le bordel un week-end de plus ! Le bordel du ski ! Y’a le bordel du ski, mais y’a aussi le bordel de la plage, le bordel de Noël, le bordel du garage, le bordel des jouets des gosses, le bordel du nouveau projet de madame, le bordel du nouveau projet de monsieur, le bordel de l’informatique, le bordel des papiers administratifs, le bordel de la bouffe et de la cuisine, le bordel des vacances, le bordel de la maison secondaire, le bordel des fournitures scolaires, le bordel de Mardi-gras, le bordel d’Halloween, le bordel des vêtements, le bordel des produits ménager, le bordel des chaussures et tellement, tellement, d’autres sortes de bordel qu’il faut une grande maison avec un gros crédit et un gros travail et des grosses sommes d’argent pour acheter, acheter, acheter, à l’infini.

Effectivement : POURQUOI ? Un jardin, une table, 8 chaises, un poêle à bois, des lits et la Vie de l’Esprit, le Verbe et l’Amitié, ne suffisent pas (ils devraient suffire). POURQUOI ?! Aller, avec quelques remèdes techniques supplémentaires, non plus, ça ne suffit pas.

Il faut se gorger, se remplir… SE GAVER !!!


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Pour se maintenir en vie, il faut en effet consommer de l’ordre (la nourriture, une bûche de bois, sont de l’ordre que l’on consomme). Mais l’équilibre de la Vie implique qu’en parallèle d’une consommation d’ordre, on sache en recréer au moins autant.


Et puis pour se maintenir en vie, il faut aussi créer plus d’ordre localement qu’il y en a globalement…


Mais les humains ne sont pas sages. Ce sont des gros porcs obèses qui s’en foutent royalement, quitte à en crever.
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Pour se maintenir en vie, il faut en effet consommer de l’ordre (la nourriture, une bûche de bois, sont de l’ordre que l’on consomme). Mais l’équilibre de la Vie implique qu’en parallèle d’une consommation d’ordre, on sache en recréer au moins autant.

Et puis pour se maintenir en vie, il faut aussi créer plus d’ordre localement qu’il y en a globalement…

Mais les humains ne sont pas sages. Ce sont des gros porcs obèses qui s’en foutent royalement, quitte à en crever.

Pourquoi ?!

Pourquoi les humains ne sont pas philosophes ?

Sylvain Rochex — 6  mars 2018 pour Descolarisation.org

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