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jeudi 8 mars 2018

SURVIE >> Les obstacles économique et monétaire d'une réelle autonomie de la Corse


ECALYPSE NEWS
Note - Avant d'aborder le point dur du système crypto permaculturel corse, je propose une analyse rapide de la situation agricole de l'île. 


Ci-dessous, j'ai superposé le nouveau découpage inter-communal en date du 1er Janvier 2017 à une carte du recensement agricole de 2010.



Du point de vue agricole, cette carte montre que la Corse est très dépendante de ses importations pour certains produits alimentaires de base comme les cultures en grande surface (céréales, oléagineux) et le maraichage (légumes, champignons, etc.)

Par contre, elle excelle en matière de viande et de ses dérivés, de vin, de fromage et de certains fruits comme "la clémentine corse".

Ce rapide panorama signifie que du point de vue alimentaire, la Corse n'est pas autonome. Il est d'ailleurs à noter que pour une île, il est très curieux qu'il n'y ait quasiment pas d'exploitation des ressources marines, comme le poisson, les algues, les moules et autres coquillages (à part les fameuses huîtres de l'étang de Diane).

Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas, ici et là, quelques exploitations produisant localement ce qui manque globalement à la Corse. Je pense en particulier à la spiruline, à une activité de pêche très localisée comme les oursins, aux châtaignes, mais cela reste très limité. 

L'île possède une réserve de surface agricole exploitable importante, des ressources en eau excédentaire et un climat propice à toutes les cultures dans certaines conditions. 

Ce qui bloque le développement agricole de l'île en vue d'une autonomie alimentaire permaculturelle, c'est que les conditions actuelles d'exploitation et de distribution des produits agricoles ne permettent pas aux producteurs d'en vivre correctement sans subvention européenne à l'exception de quelques produits spécifiques bien placés à l'exportation. 

Le résultat est qu'en Corse, alors que l'île pourrait largement nourrir la population et les touristes avec des produits locaux, sains et respectueux de l'environnement, permettant la création de milliers d'emplois et des ressources financières conséquentes pour la communauté corse, nous consommons des produits malsains, coûteux, importés du monde entier, qui enrichissent surtout des grosses sociétés de distribution et contribuent donc au déficit structurel de l'île et à l'appauvrissement généralisé d'une population de plus en plus dépendante des aides sociales nationales.

L'évolution politique vers une plus grande autonomie et, à terme, vers l'indépendance ne peut sérieusement être envisagée sans une remise en question des principes de gestion et d'administration territoriale de la Corse.

Non seulement la Corse peut produire ce dont elle a besoin, mais elle peut se doter d'un système monétaire indépendant lui permettant d'alimenter un budget territorial pour le bien-être de la population corse en se libérant d'une économie de la dette qui l'asphyxie.

C'est l'objectif de mon projet de "jardins urbains permaculturels" que je développe en ligne sur €calypse News.

EG
>> Lire aussi:

SURVIE >> Proposition pour la création d'un système de 12 cryptos permaculturelles corses (07/03/2018)

SURVIE >> Pour se maintenir en vie, il faut créer plus d’ordre localement qu’il y en a globalement… (07/03/2018)

Pour que les villages et les quartiers urbains deviennent des jardins permaculturels communaux géants où il fait bon vivre (06/03/2018)

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Bonnes lectures

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